‹ Recherches sur l'anatomie de l'hippopotameChapitre 35 sur 50 · Extenseurs latéraux · texte numérisé non relu

Extenseurs latéraux

1° Extenseur latéral du premier doigt, grand extenseur du pouce. — Ce muscle est grêle et seulement représenté par sa digitation car pie nne. Il a du reste ses rapports habituels.

2° Extenseur latéral du deuxième et du troisième doigt. — Il est représenté par un faisceau unique qui s'attache à la partie supérieure de l'espace interosseux, et se dégage à la partie moyenne de l'avant-bras entre le muscle radial et l'extenseur direct du deuxième et du troisième doigt. Son tendon unique s'engage dans l'anse du ligament annulaire dorsal du carpe avec les tendons des extenseurs directs. Arrivé à la partie supérieure de la région métacarpienne, il se subdivise. Une de ses divisions se porte au côté interne de la base du deuxième doigt, où il se confond avec le tendon propre de l'extenseur direct. Le second est destiné au troisième doigt et s'attache au côté interne de sa base.

;V Les muscles extenseurs latèr&icr du quatrième etdueinfmèmi doigt se fixent supérieurement à répitrochlée. Us marchent l'un à côté de l'antre entre le faisceau externe de l'extenseur direct et le muscle cubital. Les tendons, situés l'un à côté de l'autre, s'engagent dans un canal particulier qui leur est fourni par Je ligament annulaire dorsal du carpe, immédiatement en dedans de l'épiphyse cubitale inférieure. L'un de ces tendons est extenseur latéral du quatrième doigt, Vautre lest du cinquième ; mais, tandis que les extenseurs latéraux du second et du troisième doigt s'insèrent à leur côté interne, c'est au- côté externe du quatrième et du cinquième doigt que s'insèrent les tendons de leurs extenseurs latéraux, en sorte que le jeu simultané des extenseurs fatéraux écarte les doigts en deux groupes divergents, en portant simultanément en dedans les deux doigts internes, et en dehors les deux doigts externes, H y a donc ki encore une symétrie parfaite.

Il n'en est pas de même dans FHonwne, dans les Singes, dans les Carnassiers, (tans les Pachydermes iraparidigités. L'extenseur latéral du ponce se fixe, il est Vrai, au côté interne (1) de ce doigt, mais tous les autres extenseurs latéraux, sans exception, se fixent au côté externe des doigts correspondants, et un parallélisme parfait remplace la symétrie que nous signalions il n'y a qu'un instant dans l'Hippopotame.

Ces faits, si faciles à interpréter, nous conduisent aux conséquences suivantes.

Il y a dans les Monodelphes non cétacés deux types habituels

(4) Par rapport à l'axe de la main.

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de mains. Dans le premier type, celui des imparidigkés, les doigte forment deux groupes. Le premier groupe ne comprend que le pouce, le second groupe comjprend les autres doigts. Entre ces deux groupes il y a un axe de divergence qui passe daas le premier espace interosseox. Dans le second groupe, celui des paridigités, Taxe de divergence est déplacé. 11 passe daas le troisième espace interosseux et les groupes qu'il sépare sont ainsi composés : le premier groupe comprend le pouce ou ses rudiments, le deuxième et le troisième doigt; le second groupe comprend le quatrième et le cinquième. Tous les foi* myologiques confirment cet aperçu.

Cette règle étant posée, quel que soit le nombre des doigte, le type sera facile à caractériser. L'animal appartiendra au type pair si Taxe de divergence des muscles extenseurs latéraux passe dans l'intervalle du troisième et du quatrième doigt U appartiendra au type impair si les extenseurs -du deuxième, du troisième, du quatrième et du cinquième doigt s'insèrent p4lnallèlement au côté externe de leur base (1).

(1) les Makis appartiennent au type imparidigité, mais ite représentent, dans ce type général, un sous-type distinct. En effet, dans l'Homme, dans (es Singes, dans les Carnassiers, le troisième doigt est en réalité le doigt dominateur de la main. Or, H n'en est plus de môme dans les Makis, le doigt dominateur étant manifestement le quatrième. Il remporte en effet par sa longueur, et, chose plus caractéristique encore, les interosseux qui, dans les Singes et dans les Carnassiers, divergent on convergent par rapport au troisième doigt, divergent ou convergent dans les Makis eu égard au quatrième. Nous ne saurions taire ce fait qui se retrouve également dans les Marsupiaux où le quatrième doigt domine. La loi d'anéantissement successif des doigts en est profondément modifiée. Si uous rappelons encore. la tendance à une proclivité singulière des incisives inférieures dans les Makis et dans les Marsupiaux, on ne saurait s'empêcher de croire quelque peu à la possibilité de quelque affinité singulière entre ces deux groupes. .

Muscles interosseux. — Le doigt interne, celui qui est au côté radial de la main, et qui correspond au deuxième métacarpien, reçoit au côté cubital de sa base l'insertion de trois faisceaux charnus. Les deux premiers, presque parallèles à la direction du métacarpien, naissent de la gatne du grand palmaire. Le troisième, beaucoup plus oblique, s'attache au milieu même de la gouttière carpienne sur les ligaments carpo-métacarpiens.

Pour le doigt suivant, qui correspond au médius, il y a d'abord un muscle destiné au côté radial de la phalange; ce muscle est formé de deux faisceaux, l'un qui vient du métacarpien précédent, l'autre qui vient du métacarpien même du médius. Il y a un second muscle qui n'est formé que d'un seul faisceau attaché sur le métacarpien ; ce muscle occupe le côté cubital du doigt.

Pour le quatrième doigt, qui correspond à l'annulaire, et qui est ici le troisième, il y a deux muscles, un de chaque côté, composés chacun d'un seijil faisceau attaché à l'os métacarpien.

Enfin, le cinquième doigt, qui est ici le quatrième, reçoit des muscles qui constituent une sorte d'éminence hypothénar.

1* Du pisiforme émane un faisceau vigoureux qui va se fixer au côté cubital de la base de la première phalange. Ce muscle est recouvert par une lame aponévrotique très-forte qui relie le pisiforme au métacarpien.

2° De l'unci forme part un autre faisceau qui s'insère auprès du précédent.

3° Deux autres faisceaux vont s'attacher au côté radial de la

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phalange. L'un de ces faisceaux émane de Cunéiforme, l'autre s'insère au milieu du carpe sur les ligaments carpo-métacarpiens.

Considérations générales sur les mouvements du membre antérieur . dam ^Hippopotame. — Rien dans l'organisation myologique de l'Hippopotame n'est absolument propre à cet animal ; mais tout y est modifié dans le sens le plus favorable, non à la progression quadrupède sur un terrain solide, mais à la locomotion aquatique. La brièveté relative du cubitus, que l'extrémité du radius dépasse de toute la longueur de sa partie épiphysaire, prive la mortaise articulaire, qui reçoit la saillie du carpe, de son contre-fort externe. Cette disposition a un résultat trèsdéfavorable à la marche. L'axe de la main, quand l'animal repose sur elle, s'écarte de celui de l'avant-bras, et, si je puis m'exprimer ainsi, c'est une main cagneuse et faible. Cette disposition est donc très-défavorable à la progression et à la station terrestres; mais, dans l'eau, il n'en est plus de même. Elle permet, en effet, à la main étendue de se fléchir sur le cubitus de manière à opposer au flot le tranchant du bord radial. Tout, quand l'animal projette un bras en avant, favorise ce mouvement, la puissance du sous-épineux et celle des supinateurs auxquels vient en aide le vaste interne en rapprochant l'olécrftne de l'épitrochlée.

Réciproquement, tous les muscles qui portent énergiquement l'avant-bras en arrière agissent sur l'avant-bras de manière à opposer directement au point d'appui liquide la palette de la rame palmaire. La longue portion du triceps et le vaste interne,

en effet, en même temps qu'ils sont des extenseurs puissante, rapprochent énergiquement, de concert avec l'anconé, l'aieerâne de l'épicondyle, en déterminant un mouvement marqué de rotation du cubitus selon son axe, et ce mouvement, aidé par l'action du grand palmaire et des fléchisseurs, détermine la pronation la plus prompte et en même temps la plus puissante.

Ainsi , cette laxité de l'articulation huméro-antibrachiale dont les inconvénients à terre sont incontestables, présente m contraire chez un animal nageur des avantages d'autant plus inappréciables, et, si je puis ainsi dire, d'autant plus immédiats qu'ils résultent nécessairement de l'organisation mène des leviers locomoteurs et de ses conséquences automatiques, sous l'influence d'une volonté générale qui commande à Y ensemble des mouvements sans avoir besoin d'intervenir dans tes détails de leur économie intérieure.

Tout pour l'accomplissement de cette faculté spéciale «te la locomotion aquatique se dispose donc soi-même de la façon la plus naturelle et la plus spontanée. Il n'y a pas seulement in* stinct pour ce milieu, il y a une accommodation naturelle de tous les organes, une conspiration homogène et régulière de tons leurs mouvements pour cette fin imposée par la nature* Rien à notre sens ne prouve mieux que les imperfections que nom croyons voir dans certaines productions de la nature ne sont qu'apparentes et tiennent à ce que nous n'apercevons pas toujours nettement à quelles harmonies naturelles spéciales elles se rattachent ; car leur beauté, leur perfection réelles

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raissent assez dans le milieu que leur a assigné la puissance créatrice.

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