‹ Recherches sur l'anatomie de l'hippopotameChapitre 47 sur 50 · ORGANES GÉNITO-URINAIRES · texte numérisé non relu

ORGANES GÉNITO-URINAIRES

a. — Chez le mâle.

Les reins sont visiblement lobules. On compte sur chaque face environ vingt de ces lobules. Les uretères s'ouvrent dans la vessie au sommet de deux petits mamelons situés aux angles d'un trigone nettement limité par deux plis légèrement saillants qui partent de ces mamelons pour gagner obliquement la ligne médiane où ils se rejoignent sous un angle trèsaigu. De leur réunion résulte un pli médian qui franchit le col de la vessie et se continue avec le verumontanum dont le sommet forme une petite pointe surbaissée. Au delà du verumontanum, le pli se bifurque de nouveau pour se perdre ensuite dans les plis longitudinaux de l'urèthre.

Sur notre jeune sujet, la vessie complètement vide apparaît comme un cylindre allongé fortement plissé longitudinalement. La surface du trigone est finement plissée transversalement ; les plis longitudinaux se continuent au contraire sur les côtés du trigone. La muqueuse de Turèthre est plissée en long et pourvue de nombreuses petites glandes de Morgagni. Nous achèverons tout à l'heure la description de ce canal.

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Les testicules, situés hors de la cavité abdominale, sont appliqués de chaque côté de la symphyse pubienne. Ils sont contenus dans une tunique séreuse qui communique librement avec la cavité péritonéale. Cette tunique est enveloppée par un muscle crémaster qui émane, suivant la coutume, du transverse et du petit oblique. Sur notre sujet Agé de trois jours, le testicule est long, étroit, et peu épais. Le corps d'Highmore, placé le long de son bord interne, aboutit k un épididyme relativement assez volumineux. Le canal déférent, qui n'offre à son origine aucun diverticulum ni vas aberrans, pénètre dans la cavité abdominale, et, décrivant une ligne courbe, atteint, après avoir croisé l'uretère, la face supérieure de la vessie. Dans son trajet sous le péritoine, un liséré formé par un pli de cette membrane l'accompagne et marque sa direction. Le canal déférent cesse bientôt d'être couvert par le péritoine, et, se plaçant sur la ligne médiane à côté de celui du côté opposé, il atteint la paroi uréthrale, chemine suivant la règle dans l'épaisseur de cette paroi, et s'ouvre enfin près du sommet du verumontanum, qui n'offre sur notre sujet aucune trace de l'utricule qui a été. chez d'autres animaux, décrit par Weber et considéré comme un utérus.

La vésicule séminale débouche dans le canal déférent au moment où il plonge dans l'épaisseur de la paroi uréthrale. Elle se compose d'un tube central sur lequel s'insèrent plusieurs tubes secondaires très-entortillés ; le tout forme une petite masse allongée maintenue par un tissu cellulaire assez dense.

Notre sujet n'offrait aucune trace d'une véritable prostate. Néanmoins la muqueuse uréthrale présentait de chaque côté du verumontanum un groupe de petits orifice* occupant un espace elliptique. L'ensemble des follicules qui eorospondent à ces orifices formerait-il, en se développant, une prostate? Il faudrait le vérifier chez l'adulte.

Rien n'est plus difficile que d'apprécier d'une manière exacte les dimensions de la verge et du canal de l'urèthre. Aussi ne donnerons-nous pas les mesures suivantes comme rigoureuses, mais nous nous en servirons pour rendre la description plus facile. Les parties étaient peu distendues.

La longueur de la région membraneuse de l'urèthre, du col de la vessie au bulbe (et par conséquent & la racine du corps caverneux), est de 9 centimètres et demi. Du col vésical au sommet du verumontanum il y a 2 centimètres et demi.

La longueur du corps caverneux est de là centimètres. Celle du gland est de 5 centimètres. Gela fait pour la longueur totale de la verge 18 centimètres. La région bulbeuse de l'urèthre a k centimètres de long.

La coupe du bulbe et de la région spongieuse de l'urèthre donne l'aspect aréolaire accoutumé. La paroi du bulbe estasses épaisse. Dans le tiers postérieur du bulbe, à 12 millimètres de la ligne qui le sépare de la région membraneuse, on voit sur sa paroi deux petits orifices. Ce sont les orifices des conduits excréteurs des glandes de Cowper ou de Méry. Chacun de ces conduits a 2 centimètres et demi de long. Constitué par une membrane assez mince, il se dilate en approchant de la glande,

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dans l'intérieur de laquelle il se divise en un certain nombre de lubes largement ouverts, dette glande, de forme ovoïde, a près de 2 centimètres de haut sur t centimètre et demi de large. Elle est remplie d'une humeur visqueuse. Elle est enveloppée par un muscle qui , en se ^contractant, doit contribuer à expulser son contenu. On peut se demander si, par leur développement, les glandes de Oroper Me suppléeraient pas la prostate.

Les corps caverneux, considérés ex té mûrement, sont séparés Tun de l'autre par un sillon dorsal bien visible ; mais, si Ton fait une coupe transversale, on distingue difficilement ta cloison qui les sépare. L'aspect de la coupe ne notas a rten paru offrir de particulier. Ce sont des faits qu'il faudrait étudier de nouveau, surtout chez un animal adulte.

Le gland, auquel on ne peut conserver ce nom que pour conserver celui qui est adopté en anatomie humaine, est un long cime d'un petit diamètre, terminé par «ne pointe aiguë. L'ouverture de l'urèthrc 9e trouve à h millimètres de la pointe. U n'existe pas d'os de la verge, même à l'état cartiiagineun.

Dans l'état de repos, la partie de la verge située en arrière du gland est courbée en S. Elle est maintenue dans cette position par deux muscles qui viennent s'insérer sur la base du gland, et qui, par conséquent, opèrent la rétraction de celui-ci sans le courber. Ces muscles émanent de la face postérieure du rectum où ils se fixent assez haut en entremêlant leurs fibres avec celles de cet intestin. Ils contournent le rectum, et, en atteignant le bulbe de l'urèthre, ils cessent d'être charnus. Ils se

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terminent alors par deux tendons qui cheminent côte à côte le long du canal de l'urèthre pour se fixer, comme nous lavons dit, à la base du gland. Dans l'érection, la courbure des corps caverneux doit nécessairement s'effacer par suite de leur rigidité ; lorsque l'érection cesse, le rôle des muscles rétracteurs de la verge devient prédominant.

Les muscles ischio-caverneux sont très-forts. Us s'insèrent comme d'habitude.

Il en est de même des bulbo-caverneuœ, qui se fixent d'une part sur le corps caverneux dans les mêmes points que les muscles précédents, et qui, d'autre part, enveloppent le bulbe et se terminent sur un raphé médian.

Deux faisceaux charnus, qui semblent détachés du bord postérieur des muscles bulbo-caverneux, vont de chaque côté se terminer sur l'anus. Ce sont les représentants des muscles de Wilson.

Enfin, pour terminer la description des muscles de l'urèthre, il nous reste à parler de la couche charnue qui enveloppe la portion membraneuse, et dont le développement peut faire imposer à cette région le nom de portion musculeuse. C'est une couche de fibres circulaires qui règne dans toute la région» Sur la face pubienne de l'urèthre, les fibres charnues se continuent d'un côté à l'autre sans entrecroisement; du, côté de la face anale, elles se terminent sur un raphé médian.

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