‹ Recherches sur l'anatomie générale comparée et la signification morphologique des glandes de la muqueuse intestinale et gastrique des animaux vertébrésChapitre 14 sur 71 · FIBRE MUSCULAIRE LISSE · texte numérisé non relu

FIBRE MUSCULAIRE LISSE

toplasma, étiré en un long- fuseau et occupant l'axe de l'élément, se groupent des bâtonnets cylindriques, adjacents entre eux comme les fils d'un écheveau non pelotonné et enveloppant le corps cellulaire central d'une écorce formée de filaments parallèles. Il est clair que, dans ce cas particulier , les bâtonnets contractiles forment autant d'individualités et répondent à ce que l'on appelle, dans les muscles striés des animaux supérieurs, les cylindres primitifs de Leydig. Partant de cette donnée, nous pourrons facilement comprendre la constitution de la fibre musculaire lisse des animaux supérieurs ; nous aurons l'explication de la rangée de grains qui se montrent à la périphérie de la coupe optique de ces fibres sectionnées en travers; nous rapporterons ces grains à la section de cylindres primitifs minuscules, analogues â ceux que l'on voit chez le Poulpe avec tant d'évidence, etc. ; a fortiori, si l'on cherche dans la série des termes intermédiaires, l'étude devient encore plus facile. Dans les muscles lisses des réservoirs contractiles, on reconnaît que les cylindres primitifs du muscle lisse se séparent sur certains points nodaux de l'élément cellulaire et prennent sur un certain trajet une individualité évidente, en s'isolant les uns des autres1. Voilà un premier exemple.

Nous pourrons en donner un second : une question controversée en histologie est la signification morphologique du plateau strié des cellules épithéliales du revêtement de l'intestin. Etudions ces cellules chez les

1 Cours d'anatomie générale de la Faculté de médecine de Lyon, par M. J. Renaut. — Leçon du 9 mars 1878.

Page 1