CONSIDÉRATIONS GENERALES
intestinal, reconnaissent la même origine. Ces premières notions permettent de soupçonner déjà, entre toutes ces glandes, des analogies morphologiques corrélatives à leur origine commune. Sans insister davantage sur les géné ralités, nous allons entrer dès maintenant au cœur de la question.
L'organisme le plus simple peut être considéré comme formé par les trois feuillets embryonnaires accolés. Le mésoderme ou feuillet moyen occupe l'intervalle des deux feuillets épithéliaux qui constituent, l'externe Yectoderme, l'interne Ventoderme. Nous appliquerons, dans le cours de la description qui va suivre, ces deux dénominations, d'une part à tout le système épithélial stratifié qui forme les couches épithéliales de la peau, d'autre part au système épithélial supporté par la lamelle fibro-intestinale et servant de revêtement à l'intestin. Ce dernier revêtement commence au cardia, sur un point situé plus ou moins avant dans la cavité stomacale, et au niveau duquel le mode d'union entre les couches ectodermiques et entodermiques peut être facilement observé.
Chez l'embryon, lorsque d'une part la peau s'est formée, et que de l'autre le tube intestinal s'est fermé, les deux revêtements épithéliaux primitifs, l'eotoderme et l'entoderme, forment au début des surfaces planiformes. Au fur et à mesure du développement, ces surfaces se compliquent chacune suivant un mode différent. La multiplication des surfaces s'effectue, dans l'ectoderme, par la production des éminences papillaircs, qui forment une série de festons saillants en dehors, et dont l'origine se trouve dans l'accroissement de bouquets vasculaires qui soulèvent l'ectoderme et produisent au-dessus de ce der-