‹ Recherches sur l'anatomie générale comparée et la signification morphologique des glandes de la muqueuse intestinale et gastrique des animaux vertébrésChapitre 18 sur 71 · SUR L'ENTODERME · texte numérisé non relu

SUR L'ENTODERME

nier une série de monticules microscopiques séparés par des vallonnements. Dans ces vallonnements l'ectoderme envoie des bourgeons qui les comblent et forment les systèmes épidermiques interpapillaires. C'est aussi à l'aide de bourgeons qui s'enferment dans l'épaisseur du derme, que se produisent les origines des glandes et des phanères. Tous ces bourgeons sont pleins d'abord et se creusent ensuite pour devenir des glandes.

Dans le tube intestinal, les modifications qui se passent pour produire les glandes sont un peu différentes ; la tendance de l'entoderme à produire des bourgeons s'enfonçant à pic dans les parties subjacentes, est infiniment moins marquée que dans le cas précédent. On acquiert la preuve de ce fait en poursuivant le mode de multiplication de la surface intestinale, non plus chez l'embryon qui se développe, mais chez une série de types choisis méthodiquement dans la série animale .

Nous venons de prononcer le mot de choix méthodique, nous devons l'expliquer tout d'abord. Lorsque l'on- veut étudier la complication d'un système donné, il est nécessaire de choisir ses objets d'étude de la manière suivante. Il ne suffit pas de dire que les animaux pris en commençant par les plus inférieurs, deviennent de plus en plus perfectionnés à mesure que l'on remonte vers les mammifères et vers l'Homme. Si l'on considérait, cette dernière classe d'animaux comme les plus élevés, dans l'acception stricte que comporte ce mot, on serait amené à dire, par exemple, que les muscles striés de l'Homme, qui occupe le sommet de l'échelle, sont les plus perfectionnés de tous les muscles à contraction brusque. Il n'en est rien cependant ; le type le plus parfait et le plus compli-

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