‹ Recherches sur l'anatomie générale comparée et la signification morphologique des glandes de la muqueuse intestinale et gastrique des animaux vertébrésChapitre 20 sur 71 · AMPHIOXUS ET LAMPROIE · texte numérisé non relu

AMPHIOXUS ET LAMPROIE

férieurs est disposé en couches'planiformes, d'une manière analogue à celle que l'on observe au début de la vie embryonnaire. Chez l'Amphioxus, que l'on peut à peine considérer comme un vertébré, le tube intestinal est revêtu de longues cellules épithéliales cylindriques toutes semblables entre elles., adjacentes les unes aux autres, réunies par un ciment et portant de longs cils vibratiles. Ici nulle différenciation. Les complications de la surface sont nulles. La multiplication de cette dernière consiste seulement dans la disposition en festons des groupes^de cellules épithéliales. La lamelle fibro-cutanée ne prend point part à ces festons et ne se réduplique pas pour former des éminences papillaires. Chez les Cyclostomes, et notamment chez la Grande Lamproie de rivière, Petromyzon fluviatilis, la différenciation commence à s'accuser par la formation de plis tous longitudinaux, c'est à-dire parallèles à l'axe de l'intestin, tous aussi revêtus par un cpithélium cylindrique à cils vibratiles. Cependant, un pas de plus dans la spécialisation est effectué par l'apparition de ce que l'on appelle la valvule droite. Sur un des côtés de l'intestin, l'on voit le derme muqueux s'infléchir en dedans, faire saillie à l'intérieur et constituer comme une sorte de mésentère interne. La surface d'absorption intestinale se trouve donc multipliée par ce procédé, puisque la valvule droite se poursuit tout au long, à la façon d'un cylindre contenu dans un autre cylindre plus large. La valvule que nous venons de décrire, au lieu de rester droite, sur les poissons d'ordre supérieur, décrit comme un pas de vis en se poursuivant le long de l'intestin ; on l'appelle pour cette raison la valvule spirale. Ainsi, la surface entodermique se complique tout d'abord par la

Page 1