DES OISEAUX
que la glande devient à la fois très compliquée au point de vue de sa disposition morphologique, et également complexe au point de vue des éléments anatomiques qui la composent. Dans ce cas particulier, la différence entre les cellules muqueuses de la cavité collectrice et celles de la surface stomacale proprement dite est particulièrement frappante, car sur tous les points non glandulaires de la surface du ventricule succenturié il existe une couche de mucus stratifié. Chez la Cresserelle la disposition est plus simple : le revêtement de la cavité collectrice est formé de cellules cupuliformes qui se poursuivent ■-ans changer de caractère à travers le collet de la glande i t se continuent, sans changement de forme ni ligne de démarcation, avec l'épithélium caliciforme de la surface. Il existe du reste chez les divers oiseaux et dans des espèces différentes, des dispositions particulières sur lesquelles nous ne devons pas insister longuement1, puisque nous avons seulement en vue d'étudier la série des modifications morphologiques présentées par les glandes dans leur disposition individuelle chez tel ou tel animal pris en par ticulier. Nous signalerons seulement que chez les espèces carnivores, telles que les Faucons, le revêtement muqueux
1 Hergmann (Einiges ûber den Driisenmar/en âer Voyel. — Reichert and Du Bois Reymond's Archiv, 1862, p. 5S1) a divisé les glandes stomacales des oiseaux en trois types différents :
1° Glandes en sac (saccular glands) à orifice central muni d'un épithélium cylindrique récepteur de tous les tuties tapissés de cellules pepsiques ;
2° Un deuxième type .(Moineau, Élourneau, Corbeau, etc.) dans lequel plusieurs tubes s'ouvrent par des canaux secondaires dans le conduit spécial.
3° Dans le troisième type enfin, les tubes ne s'ouvrent pas par un canal < onraun dans l'estomac, mais un certain nombre de conduits excréteurs s'ouvrent très près les uns des autres et la sécrétion est versée dans celte sorte rie petite cavité (fj/pselw npus).