‹ Recherches sur l'anatomie générale comparée et la signification morphologique des glandes de la muqueuse intestinale et gastrique des animaux vertébrésChapitre 48 sur 71 · GLANDES GASTRIQUES DE L'ANE · texte numérisé non relu

GLANDES GASTRIQUES DE L'ANE

sont, à ce niveau, très clair-semées dans le protoplasma. Elles ne sont pas plus nombreuses que celles des cellules muqueuses de la sous-maxillaire de l'Ane, à la suite d'un jeûne prolongé. L'expression de Frey nous paraît donc dans ce cas assez juste ; il s'agit ici d'un type de cellules, intermédiaire entre l'épithélium à mucus et l'épithélium granuleux ou à ferment proprement dit. Dans la partie tout à fait inférieure des culs-de-sac, le véritable épithélium granuleux existe seul. Il remplit les culs -de-sac qui se poursuivent jusqu'à leur terminaison, soit en demeurant simples, soit en devenant bifides ou trifides, c'est-àdire en se compliquant.

Nous voyons se former ainsi les tubes les plus complets et les plus spécialisés des glandes gastriques. Ici, au lieu d'être réunis dans un même élément sécréteur, présentant un canal collecteur commun, les deux éléments de la sécrétion, le mucus et le ferment peptique, restent distincts et isolés dans des tubes spéciaux, qui s'ouvrent par des orifices particuliers à la surface de la muqueuse. Le lobule gastrique n'en conserve pas moins son individualité. Il ne cesse pas d'être formé par la réunion des deux éléments de la sécrétion, disposés dans un même lobule, circonscrit lui-même par des cloisons connectives doublées d'un réseau contractile qui l'entoure en l'isolant de ses congénères adjacents.

La disposition que nous venons de décrire peut subir, chez les mammifères d'espèces différentes, des modifications plus ou moins profondes. La répartition des éléments de la glande et le mode de groupement peuvent varier dans chacun de ces cas particuliers, mais au point de vue morphologique, la constitution du lobule gastrique

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