‹ Recherches sur l'anatomie générale comparée et la signification morphologique des glandes de la muqueuse intestinale et gastrique des animaux vertébrésChapitre 51 sur 71 · DE SUPPLICIÉ · texte numérisé non relu

DE SUPPLICIÉ

décrite déjà dans l'estomac de la Salamandre et sur laquelle nous n'insisterons pas davantage. Mais un fait important, c'est qu'on ne rencontre pas, intercalées entre les cellules granuleuses, des cellules claires que l'on puisse rapporter à l'épithélium décrit par Rollett sous le nom de cellules adélomorphes et par Heidenhain sous le nom de cellules principales. C'est un fait dont nous nous r ommes positivement assuré par l'examen de coupes longitudinales et transversales. L'emploi de la primerosehématoxylique qui met en évidence avec la plus grande facilité les cellules à mucus intercalées aux éléments granuleux, nous a permis d'affirmer que, dans le cas particulier qui nous occupe, ces cellules faisaient absolument défaut. L'estomac de l'Homme doit donc être considéré, sur ces données, comme étant, dans sa portion digestive par excellence, c'est-à-dire dans sa portion cardiaque, absolument dépourvu de cellules claires ou à mucus intercalées aux éléments sécréteurs de forme granuleuse. Les glandes de la muqueuse sont toutes remplies d'épithélium granuleux ou à ferment, elles s'ouvrent, à la surface, par un court canal 'collecteur tapissé d'épithélium à mucus, mais cet épithélium n'est pas différencié; il es identique à celui qui revêt la muqueuse à la surface dans les fossettes interglanduleuses. (Pl. V. Fig. 23.)

Les glandes stomacales de l'Homme sont donc loin d'être compliquées à un si haut degré que celles des solipèdes en général, et de l'Ane en particulier; elles ont la même disposition fondamentale que celles de l'estomac à caillette du Mouton et des poissons carnivores, tels que la Perche ou le Brochet, pour prendre des termes très éloignés dans la série.

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