GLANDES STOMACALES
muqueuses de l'œsophage, figurées par nouschezle Pigeon. Mais ici le lobule glandulaire est infiniment moins distinct que dans l'estomac des solipèdes. Il n'est pas entouré par des paniers musculaires, analogues à ceux que nous avons décrits chez ce f animal, il est simplement ébauché, de telle façon qu'un certain nombre de tubes soient circonscrits dans leur partie profonde, par des cloisons incomplètes qui sont fournies par le tissu fibreux sous-muqueux. Les tubes glandulaires s'élèvent perpendiculairement à la surface de la muqueuse ; dans leur partie inférieure, ils présentent fréquemment des extrémités borgnes, disposées en culs-de-sac, ou divisées en deux ou trois tubes secondaires, de façon à prendre une apparence multifide. L'épithélium caliciforme de la surface se pour suit, pendant un certain trajet, dans l'intérieur des tubes que nous venons de décrire, de telle façon que tous ont un orifice garni par des cellules à mucus. Mais les cellules muqueuses n'existent que dans la portion de la glande qui en constitue le goulot et qui s'étend à peine sur un cinquième ou un sixième de sa hauteur. Sur tout le reste de cette dernière, il n'existe rien qu'un revêtement de cellules granuleuses. Les cellules remplissent presque totalement la cavité du tube, ne laissant à son centre qu'une lumière extrêmement petite. Au fond de la glande, c'est-à-dire au voisinage de son cul-de-sac terminal, les cellules granuleuses sont disposées comme les rayons d'une roue, et, sur les coupes transversales, on voit leur lumière se montrer comme la section d'un mi nime canal ; dans les régions un peu plus élevées, les cellules paraissent appliquées les unes contre les autres à la façon des tuiles d'un toit, disposition que nous avons