‹ Recherches sur l'anatomie générale comparée et la signification morphologique des glandes de la muqueuse intestinale et gastrique des animaux vertébrésChapitre 61 sur 71 · OU CALOTTE DE GIANUZZI · texte numérisé non relu

OU CALOTTE DE GIANUZZI

la majorité des auteurs, sans l'adopter pour son propre compte. Mais il est facile de voir qu'une glande sousmaxillaire qui a fonctionné normalement ne présente aucune destruction de ses cellules muqueuses, ni aucun indice de prolifération des cellules granuleuses de ses croissants. Dans la glande sous-maxillaire de l'Ane, où les éléments des croissants sont, avons- nous dit, de volume tout à fait considérable, on ne voit point de formes intermédiaires entre les cellules granuleuses et les cellules à mucus.

D'un autre côté, la parfaite identité de ces éléments avec les cellules granuleuses des glandes gastriques de la Salamandre, de la Vipère et de la Grenouille, permet d'affirmer que nous avons affaire ici à des éléments anatomiques tout à fait homologues. Or, comme, dans les glandes gastriques, nous avons montré que les cellules granuleuses apparaissaient dès que s'établit la sécrétion peptique, et que, dans Hestomac de certains animaux, notamment chez le Poulet, ces glandes versaient leur contenu à la surface dè l'estomac digestif, revêtu d'un épithélium cylindrique à plateau strié, nous devons conclure qu'elles seules suffisent pour opérer la sécrétion du ferment et que le mucus du suc gastrique vient au contraire des cellules claires, caliciformes ou non.

Ces données une fois acquises, nous pouvons appliquer nos connaissances histologiques à la physiologie de la cellule granuleuse. M. Ranvier a émis cette assertion judicieuse que, lorsque la fonction générale d'un élément anatomique est connue, et que la forme de cet élément est bien déterminée, les anatomistes ont le droit, lorsqu'ils trouvent des formes identiques dans

Page 1