SIGNIFICATION DU CROISSANT
et pas une cellule à mucus, c'est-à-dire reproduisant la structure de la lacrymale et de la parotide.
Ainsi la signification du croissant ou calotte de Gia nuzzi ressort clairement de l'étude d'anatomie générale comparée que nous venons de faire. Cette signification avait été fort contestée par les histologistes ; cependant la majorité d'entre eux était arrivée à concevoir le rôle des cellules qui composent ces croissants, comme très différent de celui que nous leur assignons ici. A la suite des recherches de Heidenhain, on avait répété partout que ces cellules sont des éléments jeunes, destinés à remplacer l'épithèlium à mucus, détruit par le fonctionnement. Ce seraient des cellules de remplacement analogues aux dents et aux poils de remplacement. Dans son travail, Lavdowski admet pleinement cette hypothèse1. Dans son Traité technique d'histologie, M. Ranvier indique une opinion analogue, comme étant celle de
i Lavdowski, de Saint-Pétersbourg (Zur feinercn Anat. und Physiol der Spcicheldrûsen, insbesondere der Orbitaldriise (Arch. fur mikr. Anat., Bd XIII, 187G), a fait des expériences sur les glandes salivaires auxquelles il joint la glande orbitaire de quelques animaux. Dans les glan des muqueuses il admet la distinction des cellules muqueuses et leur remplacement par les cellules du croissaut. Quant aux glandes séreuses, elles ne contiennent quf des cellules protoplasmiques qui, pour lui, ne correspondraient pas complètement aux cellules du croissant des glandes muqueuses. La sous-maxillaire de Thomme, à cause de sa structure mixte, serait une glande séro-muqueuse.
Voici comment il divise les glandes :