‹ Recherches sur l'Anatomie Pathologique de l'Emphysème PulmonaireChapitre 8 sur 25 · C. Kræsi (de Genève). Loc. cit · texte numérisé non relu

C. Kræsi (de Genève). Loc. cit

pose sans la résoudre la question de savoir si ce réseau a subi une destruction au niveau des déhiscences ; au reste il n'a jamais pu constater la disparition de fibres élastiques au voisinage des. orifices; en ces points elles étaient toujours normales. Il n'a jamais vu de travées déchirées ; il est probable que dans les cas où elles ont paru telles, il s'agissait de déchirures artificielles.

Les recherches de Kzæsi sont passibles de deux grosses critiques : la première est qu'il a employé une méthode de valeur médiocre, la méthode à la potasse. Nous devons ajouter qu'il en a retiré tout le parti possible; la seconde est bien plus importante et nous l'avons déjà mentionnée : Kzæst a fait la majorité de ses recherches sur des lapins chez lesquels il produisait l’'emphysème en créant un pneumothorax artificiel de l’autre côté. Cet emphysème aigu ne ressemble nullement à l'emphysème essentiel chronique dont il a examiné peu de cas, ce qui diminue la valeur de ses résultats.

En dehors d’une très courte note de Virenow, à la société de médecine interne de Berlin, en 1888, et du travail cité de GRrAwiTz, où il est surtout question des relations entre l’anthracose et l'emphysème, il n’est plus question de l’histologie de cette affection jusqu'en 1899. A cette époque von Hansr- MANN (1) reprend la question et inspire à son élève Sunsuxt (2) le premier travail fait sur le sujet avec Les techniques modernes. Supsurt s'occupe surtout des fibres élastiques ; il s'occupe d'abord de voir ce qui est normal en la matière et se fait une moyenne en comparant plusieurs pièces de poumons normaux les unes aux autres. Cela fait il étudie au même point de vue (nombre et forme des fibres élastiques) 45 pièces de poumons emphysémateux. [L voit que les fibres les plus grosses sont en général de force normale ou un peu plus faibles. Elles et les fibres moyennes sontun peu moins nombreuses le plus souvent, mais souvent aussi de même abondance que dans le poumon

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