‹ Recherches sur l'art de parvenirChapitre 115 sur 119 · DEUX AUTRES OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

DEUX AUTRES OBSERVATIONS

Les femmes ne devinent pas les hommes, elles les éprouvent (un mot qui fera parler). Elles perçoivent à distance les désirs qu'elles inspirent. Le mouvement du sang, les pulsations du cœur leur sont révélés par l'impression du regard, ou même sans regarder, par la pure influence du courant magnétique. Le trouble interne qu'elles constatent annule, en général, à leurs yeux celui qui l'éprouve. Il est conquis, il n'y a pas à s'en occuper. Leur coquetterie s'arme et joue immédiatement contre celui-là. Mais s'il ne leur apparaît chez un autre d'aucun trouble, d'aucun désordre extérieur, si l'admiration ou le désir n'ébranlent chez lui aucune fibre du visage, elles désarmeront doucement jusqu'à ce que par un air de tête, par un regard, par on ne sait quoi de sans nom, elles aient fait apparaître les signes secrets qui attestent un désordre intime.

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