‹ Recherches sur l'assimilation chlorophyllienneChapitre 29 sur 49 · DAME · texte numérisé non relu

DAME

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ACTION DES RADIATIONS SUR L’ASSIMILATION 65 rouge, vert et violet. Après 7 heures d'exposition à la lumière, le tube exposé à la lumière violette présentait une coloration légèrement plus faible que les deux autres : cette expérience vérifiait le fait connu que la respiration est moins ralentie par les radiations les plus réfrangibles. Elle montrait en même temps que l’on n'aurait pas à tenir compte de cet effet, les durées d'exposition en lumière violette et rouge n'ayant jamais excédé 4 heures.

42. Mésure de l'énergie incidente. — Pour mesurer l'énergie incidente traversant chaque écran, la méthode la plus simple eût consisté, comme il avait été fait dans les expériences déerites au chapitre IT, à employer une pile thermoélectrique. Mais pour ces nouvelles recherches, effectuées au laboratoire de Roscoff, je n’ai pu disposer de l'installation nécessaire. J'ai eu recours à un procédé indirect, mais non moins précis : J'ai utilisé comme actinomètre la réaction produite par la lumière sur les solutions de chlorophylle, réaction dont la cinétique avait été déjà étudiée. Pour les trois régions spectrales découpées par les écrans, on sait quelle sera la vitesse de destruction d’une solution acétonique de chlorophylle de concentration donnée, en fonction de l'énergie ineidente. En effet nous avons vu ($ 32 et 33) que pour les énergies incidentes :

Rouge Vert Violet 300 : 17 32

les vitesses de destruction d’une solution à 0 gr. 02 0/09 étaient respectivement :

45 1,95 30 soit PS p; PE 6,57 13,6 1,06

P, étant la puissance incidente de chaque faisceau coloré.

. En même temps que la mesure de vitesse de l’assimilation, on faisait une détermination de vitesse de destruction de la solu- ‘tion acéfonique de chlorophylle. Cette solution était placée

A b 7e A x & dns des cuves à faces parallèles de 1 cm. d'épaisseur, à

‘l'intérieur d’une boite percée de fenêtres munies d'écrans identiques à ceux interposés devant les algues. | La solution était préparée à l’aide d’une solution plus concentrée conservée à l'obscurité. Au moment de l'expérience on l’amenait, par dilution avec de l'acétone, à avoir pour À = 670"x une constante d'absorption égale à K — 0,460.

43. Détermination du spectre d'absorption de la chlorophylle dans les leucites. — Cette détermination présente de grosses difficultés. Faute de les avoir vaincues, là suggestion de Jamin, reprise par Brcourrez et par Lomuez, que les radiations qui agissent le plus activement dans l'assimilation sont celles qui sont le plus absorbées par la chlorophylle, n a pu être jusqu'ici soumise à une vérification expérimentale satisfai-

sante.

IL faut en effet obtenir avec exactitude le spectre d’absorption de la chlorophylle dans les leucites. D'abord parce que ce spectre peut différer — et nous verrons qu'il diffère — de celui des solutions de chlorophylle ; de plus, comme la loi d’absorption est exponentielle, le rapport de l'énergie absorbée dans deux régions spectrales. À et B ne dépend pas seulement du rapport des constantes d'absorption mais aussi de leurs valeurs absolues dans ces deux régions. Si dans la région A l'absorption est si forte que, pour une concentration donnée, la presque totalité du rayonnement est absorbée, pour une concentration plus élevée l’énergie absorbée dans cette région n’augmentera plus

tandis que dans la région B elle continuera à s’accroître. Ainsi le rapport des énergies absorbées variera. Il importait done de connaître l'absorption K de la chlorophylle in vivo pour les diverses radiations. On ne pouvait pour cela utiliser, comme le fit Timiriazerr, Les données obtenues par la spectrophotométrie des solutions de chlorophylle. Les expériences suivantes prouvent à quel point ces données sont inutilisables.

Nous avons comparé l'absorption de la chlorophylle dans une feuille à celle d’une solution de cette chlorophylle ayant par centimètre carré même teneur en pigment qu'un centimètre carré de feuille. Pour éviter la cause d'erreur due au déplacement des bandes, les mesures étaient effectuées au maximum même, à 670" pour la solution, à 680"z pour la

feuille. Les déterminations furent faites avec un spectrophotomètre de Hurner à très faible dispersion, mais à:très grande

* luminosité. Nous procédions de la façon suivante :

Une feuille (Spinacia oleracea) est placée entre deux plaques de verre devant la fente supérieure du spectrophotomètre. Devant la fente inférieure, on interpose des lames de gélatine serrées également entre deux plaques de verre et en nombre suffisant pour compenser dans la région verte (X — 5492) l'absorption non sélective de la feuille due aux pertes par réflexion sur les membranes et les granules rencontrés par la lumière. La chlorophylle n’absorbant, que très faiblement au voisinage de 540"y, la perte de lumière mesurée au spectrophotomètre pour cette longueur d'onde représentait les pertes par réflexion. Nous admettions que cette perte était égale pour 540 et 680"z. Des mesures faites sur des thalles décolorés d'Ulve montrent qu'il en est bien ainsi ; dans cet Imtervalle relativement étroit de longueurs d'onde, l'inégalité de diffusion des diverses radiations est négligeable relativement aux absorptions (1) mesurées. C’est ainsi que nous avons trouvé :

Me Gi 567. 899 ATI A60- AT K=2 1,10. 0,95 : 0,99 1,01 0,99 1,01

‘ Le tableau suivant donne d'une part les absorptions de la

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