Les considérations que nous venons de déve
(V. Cosmos, par A. de Humboldt; traduction de MM. Faye el Galuski, /ir-^édit., t. I, p, 221.)
(1) MM. Quelelet et Palinieri oui admis, comme on le sait, que les nuages cjui semblent négatifs ne le sont que par intluencc, à [\\ne âo leurs extréniilés seulement.
lopper s'accordent, du reste, jusqu'à un certain point, avec l'hypothèse d'Ampère, admettant l'existence d'un courant électrique de direction déterminée, enveloppant le globe et produisant son action magnétique.
On pourrait ajouter seulement, pour expliquer l'émission de l'électricité dans l'atmosphère et, par suite, dans l'espace, que ce doit être un courant d'une tension très grande, non point maintenu dans un conducteur matériel limité, à l'instar du fil d'un solénoïde, mais rayonnant autour de toute la masse du globe, en raison de sa haute tension (').
252. — En résumé, nous conclurons de cette étude que les aurores polaires résultent, selon nous, de la diffusion dans les couches supérieures de l'atmosphère, autour des pôles magnétiques, de l'électricité positive émanant des régions polaires elles-mêmes, soit en rayons obscurs quand il n'y a pas de nuages interposés, soit convertie en chaleur et en lumière par la rencontre d'amas aqueux, à l'état liquide ou solide, qu'elle vaporise avec bruit et précipite, sous forme de pluie ou de neige, à la surface du globe (^).
(1) Ce paragraphe et ceux qui précèdent depuis (244), relatifs à l'origine de l'électricité atmosphérique, sont extraits d'un Mémoire présenté à l'Académie des sciences le 13 mars 1876 et dont un extrait seulement a été inséré dans les Comptes rendus.
(2) Cojnptes rendus, i. LXXXII, p. 629. 13 mars 187G.