‹ Recherches sur l'électricitéChapitre 28 sur 44 · T3 PS · texte numérisé non relu

T3 PS

étincelles de la machine rhéostatique. — Ces étincelles produites à la surface de la résine pure fournissent par Imsufflation de la poudre soufre et minium, de belles figures à la Lichtenberg, d'un autre genre que les arborisations cidessus et qui, fixées sur un papier humecté d'un vernis, constituent de précieux éléments pour l'étude de la décharge électrique (fig. 81 et 82).

La différence entre l'effet produit par les aigrettes et celui des étincelles est ici particulièrement marquée.

Quand la distance entre les pointes de l'excitateur est trop grande pour que l'étincelle puisse éclater et qu'une aigrette seulement apparaît, le mouvement électrique de matière pondérable partant du pôle négatif, manifesté par la poudre de minium qui adhère à la résine, ne s'étend pas jusqu'au pôle positif. Ce dernier pôle né présente pas trace de poussière rouge au milieu de la couronne de soufre à rayons divergents qui l'entoure (iig. 81).

Mais si l'étincelle a éclaté, cette couronne est ouverte et l'intérieur se trouve rempli de poussière rouge de minium, montrant que le mouvement électrique partant du pôle négatif s'est étendu jusqu'au point même d'oii part l'électricité positive (fig. 82).

Dans le cas de l'étincelle, la distribution de l'électricité négative présente une curieuse apparence crabi forme (fig. 82)(*); dans le cas de l'aigrette, le mouvement électrique autour de ce même pôle négatif offre l'aspect non

(1) Cette forme n'esl pas exceptionnelle ; elle s'est présentée dans un grand nombre d'étincelles obtenues de la même manière.

moins bizarre d'un poulpe dont les tentacules se dirigent vers le pôle positif sans pouvoir l'atteindre (fig. 81).

288. — D'autre part, quand l'étincelle éclate, on reconnaît quelquefois par la présence de traces de soufre autour du pôle négatif que l'émission d'électricité positive s'est étendue jusqu'au point d'atteindre ce pôle. Il y a donc mélange des deux électricités à chaque pôle (fig. 83).

Fig-. 83.

289. — Celte ' observation explique comment, dansée circuit des courants de très haute tension qui se rapprochent beaucoup d'une série continue de décharges d'électricité statique, on peut avoir une décomposition complète de l'eau à chaque pôle, et, par suite, un mélange d'oxygène et d'hydrogène (132).

290. — On remarque aussi que le mouvement partant du pôle positif enveloppe extérieurement, comme d'une gerbe de fusées à trajectoire courbe (fig. 81, 82 et 83), le mouvement électrique négatif.

Souvent on aperçoit, en même temps, un flux intérieur d'éleclricité positive autour de la ligne de Fétincelle, outre le courant positif enveloppant extérieur, et, entre les deux, le courant d'électricité négative qui semble comme aspirée

l'iL'. 84,

par le pôle positif (lig. 84). L'électricité négative ou la matière pondérable qu'elle entraîne (') se meut donc dans un espace annulaire formé par la matière électrisée partant du pôle positif {'^).

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