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Cette seconde observation explique les effets

(1) Quand nous disons matière pondérable, nous ne voulons point parler, bien entendu, de la poudre soufre et minium, mais de la matière invisible à froid, arrachée aux électrodes par la décharge disruptive, et dont le passage sur la résine est révélé par l'insufflation postérieure du mélange de soufre et de minium.

(2) Tous ces effets peuvent être observés sans doute à l'aide de décharges de batteries de Leyde ; mais nous les décrivons ici comme étant obtenus avec la machine rhéostatique, non seulement pour en montrer l'identité avec ceux de l'électricité statique, mais aussi parce que cet appareil permet de les reproduire sur une grande échelle et avec plus de netteté que par tout autre moyen.

d'aspiration ou crascension de l'eau que nous avons obtenus avec des courants électriques de haute tension (148).

N'y retrouve-t-on pas aussi, comme nous l'avons déjà fait remarquer, l'explication do l'ascension de l'eau dans le corps nuageux des trombes (228)?

292. — Condensation des étincelles. — Les étincelles de la machine rhéostatiquo sont bruyantes par elles-mêmes, car elles résultent de la décharge d'un très grand nombre de condensateurs. Mais on peut en augmenter encore l'intensité en chargeant des bouteilles ou des batteries de Leyde. Il importe seulement de laisser un intervalle de 1 à 2 centimètres entre l'un des pôles de la machine et l'une des armatures, et de charger en laissant éclater chaque étincelle de charge, de même qu'on le fait avec les bobines d'induction, afin d'éviter que la bouteille ou la batterie ne puisse se décharger partielJement lors de l'association des condensateurs en surface pendant la rotation de l'appareil.

Dans ces conditions, les bouteilles ou batteries se chargent exactement comme avec une forte machine électrique et conservent très bien leur charge.

Cinq à six étincelles suffisent pour charger fortement une grande jarre. Une batterie de quatre bocaux se charge en quelques instants ; car on obtient, même par une rotation très rapide de la machine, une série continue de puissantes étincelles.

293. — En employant l'électromètre de Lane, de manière que la jarre se décharge spontanément au fur et à mesure pendant la rotation de la machine, de fréquentes étincelles, de 5 centimètres de longueur, éclatent entre les

branches de l'excitateur et produisent un bruit très intense.

294. — Étincelles colorées. — On observe quelquefois, en se plaçant dans certaines conditions, des étincelles d'un jaune beaucoup plus vif que les étincelles ordinaires, et analogues à celles qui ont été obtenues par M. Teploff avec une machine électrique (').

Voici les circonstances dans lesquelles nous les avons remarquées. On ferme le circuit de tension de la machine rhéostatique par une bouteille de Leyde de très petite surface, formée par un long tube de verre épais qu'une seule étincelle de la machine est plus que suffisante pour charger à saturation, et dont la distance des armatures, égale à 0'^20 est telle que la décharge ne peut se produire (^). En outre, l'armature extérieure est formée de deux anneaux métalliques séparés par une distance de 1 centimètre environ.

Des aigrettes apparaissent alors entre le premier anneau de l'armature extérieure et la tige libre au dehors qui communique avec l'armature intérieure. Mais, en même temps, on voit se produire, dans l'espace compris entre l'armature intérieure et le second anneau de l'armature extérieure, les étincelles jaunes dont il s'agit. Ces étincelles sont peu bruyantes; elles semblent éclater plutôt entre l'intérieur et l'extérieur du verre.

(1) Journal de Physique, t. VIII, p. 131. 1879.

(2) Si celle distance n'est que de 0™14 à O'^lo, l'étincelle éclate entre les armatures.

295. Ce genre d'étincelles nous paraît dû à une décharge partielle ou imparfaite au travers du verre et à l'action électro-chimique qui en résulte.

La décharge n'est pas assez forte pour percer la substance isolante ('), et, d'autre part, la tension est telle, les armatures étant chargées à saturation, qu'il faut que la recomposition électrique s'effectue plus ou moins complètement d'une manière quelconque. Il en résulte, dans ces conditions, un effet électrique de quantité condensé sur un point, effet plutôt ici calorifique que mécanique ; par suite^ une décomposition chimique d'une portion extrêmement petite de la substancg interposée ; et, comme cette substance est du verre, une incandescence du sodium qui donne à l'étincelle sa couleur jaune caractéristique.

296. — La couleur rouge observée par M. Teploff avec des conducteurs humides, tels que des cordes mouillées, pourrait s'expliquer, selon nous, de la même manière, par l'incandescence d'une très faible quantité d'hydrogène mis en liberté.

En un mot, le verre ouïes autres substances n'agiraient pas ainsi seulement comme corps diélectriques, mais en même temps aussi comme électrolytes à la surface.

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