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CONCLUSIONS

Dans ce travail, j'ai cherché à présenter, non une étude méthodique complète, mais des précisions sur diverses questions relatives à la théorie des électromètres et à leurs usages.

Les considérations sur le phénomène de Volta restent théoriques et malheureusement bien peu susceptibles de contrôles expérimentaux. Cette question est d’ailleurs une des plus obscures qui se présentent dans l’étude de l’électricité. Il ne me paraît pas rationnel de réduire l'effet Volta à de simples phénomènes électrolytiques; et j'ai voulu simplement signaler un certain nombre d’arguments dans ce sens. J’ai cru bon cependant de développer ce point de vue des forces électromotrices électroniques, parce que, après s’être présenté comme avantageux dans l'interprétation du phénomène de Volta, il conduit à des résultats particulièrement intéressants par les modifications mêmes qu’il réclame dans la théorie de Nernst.

L'étude des diverses causes qui limitent la sensibilité et la précision des électromètres est utile pour comprendre leur fonctionnement et leurs perfectionnements possibles. Elle nous a fourni l’occasion de mesures d’une sensibilité relative extrême, sur les batteries d’accumulateurs : mesures seules capables de mettre en évidence les petites perturbations à longue durée que nous avons signalées dans les différences de potentiel de ces batteries, après qu'elles ont débité, même des courants infimes.

L'influence du phénomène de Volta irrégulier nous a montré l'insuffisance pratique de la théorie ordinaire des couples directeurs électriques. Nous avons vu, à côté des couples géométriques, figurer des couples nouveaux, proportionnels seulement à la première puissance du poten-

tentiel de charge, et qui peuvent être du même ordre que les précédents.

Dans l'étude des modes d'emploi très variés des électromètres, nous avons signalé le cas important des oscillations à courte période. Mais j'ai surtout insisté sur l'intérêt primordial de l'électromètre envisagé comme appareil de mesure des petits déplacements : il réalise en effet un dispositif de mesure notablement plus sensible que les mesures interférentielles, et d’un maniement extrêmement souple et commode. J'ai cherché à montrer d’ailleurs l'extrême variété des dispositifs de multiplication et de transmission électrostatiques, et les résultats auxquels ils conduisent. [1 y a là, je crois, le principe d’une méthode très générale et très féconde pour toutes les mesures de grande sensibilité; et les résultats qu’elle a effectivement fournis me paraissent assez encourageants pour en poursuivre les applications.

Vu et approuvé :

Paris, le 1°‘ avril 1912.

LE DOYEN DE LA FACULTÉ DES SciENCES, Paurz APPELT.

Vu et permis d'imprimer .

Paris, le 1° avril 1912.

Le Vice-REGTEUR DE L'ACADÉMIE DE Paris, L. LIARD.

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