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TO LOT D EN MENERET LES LE CR EE

(4) On réalise facilement au tour des disques de 3"M d’épaisseur

et 10°" de rayon suffisamment résistants.

relative bien plus grande, et ne m'ont pas paru permettre pratiquement des mesures quantitatives, même par une lecture immédiate.

Les choses sont d’ailleurs ici plus compliquées que dans le cas des contacts métalliques : la distribution de charges en C tend en effet vers celle d’un petit plateau métallique qui serait placé en ce point et relié à À, mais avec une vitesse limitée, fonction de l’ionisation entre A et C; vitesse qui diminue encore quand le champ tombe, entre ces deux points, au-dessous de la valeur de saturation.

La vitesse d'enregistrement influe donc sur la loi qui relie les charges recueillies aux potentiels V qu'elles mesurent; c’est seulement pour des vitesses assez faibles, avec une ionisation assez intense, qu’on aura approximativement la proportionnalité. Dans le cas de l’ionisation par aigrette, qui est elle-même fonction de V, les relations deviennent encore plus complexes.

D. Remarquons, pour n'avoir plus à y revenir, que les récepteurs intermédiaires peuvent servir à multiplier la sensibilité des mesures électrométriques, à condition qu'on y dépense l’énergie mécanique nécessaire. Nous en avons signalé en passant un exemple, pour la mesure de différences de potentiel faibles : on charge un condensateur puis, en éloignant l’une de l’autre ses deux armatures, on peut élever son potentiel dans un rapport connu, et le rendre mesurable.

Pour mesurer une charge très faible, on pourra employer l’artifice des machines électriques à addition, par influence. Là encore, le résultat obtenu exige une dépense de travail contre les forces électriques. Cette méthode introduit de nombreuses causes de perturbation accidentelles (frottements, variations des conditions d'influence, etc.) et ne paraît guère susceptible de conduire à un progrès notable vers la sensibilité dans la mesure des petites charges,

Elle a été utilisée d’abord par Blondlot (1)sous sa forme la plus immédiate : transports répétés dans un cylindre de Faraday de charges induites, sur un plan d’épreuve, par la charge étudiée, dans des conditions géométriques définies. Une des grosses difficultés est justement l’invariabilité nécessaire des conditions d'influence: les résultats rapportés semblent indiquer, dans la mesure de petites charges, des incertitudes de 5 C. G. S. électrostatiques. C’est la précision qu'on atteint dans la mesure directe des charges avec un électromètre (sensibilité 5 volt, capacité 80°”, d’où sensibilité aux charges = C.G.S.), et encore mieux avec des électroscopes à feuille d’or à montage hétérostatique symétrique, grâce à leur faible capacité.

L’addition pure et simple des charges n’est obtenue que dans un cylindre de Faraday entourant complètement le plan d’épreuve au moment du contact. Si cette condition n’est pas réalisée, le plan d’épreuve gardera chaque fois une fraction £: déterminée (2?) de la charge totale croissante Q ; à partir du moment où eQ devient égal à g, charge élémentaire apportée par le plan d’épreuve, celui-ci ne cède plus rien au cylindre dont la charge et le potentiel demeurent alors invariables, malgré le jeu ultérieur du plan d’épreuve.

Un nouveau procédé de multiplication et de mesure consiste alors, non plus à faire la manœuvre du plan d’épreuve un nombre de fois bien déterminé dans un cylindre de Faraday parfait, mais, au contraire, à la

faire indéfiniment dans un cylindre incomplet, et à étudier l’état d'équilibre réalisé. |

Le principe de cette méthode ja été préconisé par Einstein (*). Un conducteur entraîné par un axe de rotation

(1) BLonpcor, Journal de Physique, 1902, p. 1.

(2) Si le contact a lieu dans des conditions géométriques toujours identiques.

(3) Erxsreix, Phys. Zeitsch., 1908, p. 216.

vient régulièrement se charger par influence devant le conducteur étudié (potentiel inconnu V), et se décharger dans le cylindre de Faraday jusqu’à le maintenir au potentiel k V, n multiplicateurs semblables en série donneront une multiplication totale K*.

L'appareil a été réalisé par C. et P. Habicht (!), avec une multiplication totale de 360 000 pour les voltages. Mais le jeu de l'appareil introduit des perturbations correspondant à des incertitudes de l’ordre de +5 de volt sur le potentiel du conducteur primaire (capacité, 10°"). Ce résultat paraît même inespéré, étant donnée l'intervention de nombreux contacts métalliques à frottement intermittent sur le conducteur mobile. Il doit être une limite extrême due à un heureux hasard et ne constitue encore pas cependant un progrès pour la sensibilité aux petites charges.

6. Qu'on étudie la distribution proposée ou une autre obtenue à partir de celle-là et liée à elle par une loi connue (enregistrement, ou multiplication), l'opération électrométrique finale est toujours la même : la différence de potentiel est mesurée par les forces ou les couples électrostatiques qu’on observe.

Une difficulté apparaît immédiatement : de telles atiractions se manifestent spontanément entre des conducteurs reliés métalliquement. C’est le phénomène de Volta, qui semble vicier le principe même de ces mesures. I} intervient, en tous cas, constamment, comme nous le verrons; sous des formes diverses, dans les mesures électrométriques, et mérite, à ce titre, de faire l’objet d’un Chapitre important de cette étude.

(1) C. et P. amricnr, Phys. Zeitschr., 1910, p. 532.

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