‹ Recherches sur l'élimination de "Brucella Abortus" par le laitChapitre 18 sur 27 · HAS · texte numérisé non relu

HAS

Les prélèvements de lait ont été faits dans une étable où sévissait l’avortement épizootique depuis trois ans environ, et où le propriétaire employait le vaccin vivant depuis un an.

L’échantillon était trait directement à la mamelle,

en prenant une quantité égale de lait à chaque pis. Il était reçu dans un tube de verre stérilisé de 100 cc garni

d’un bouchon stérile aussi.

Le même jour, en même temps, il était prélevé un échantillon de sang à la veine jugulaire.

Le prélèvement de lait et le prélèvement de sang étaient portés au laboratoire le jour suivant au plus tard pour une inoculation au cobaye et sero agglutination.

Le lait, dans son tube de centrifugeuse, était soumis à une centrifugation de 20 minutes à 3.500 tours. Par ce moyen mécanique, la crême se rassemble à la partie supérieure du tube en couche assez épaisse et il reste au fond un dépôt, le culot de centrifugation. L’épaisseur de la couche de crême est variable avec les différents échantillons, mais en général, elle est d’environ 1 em à 1 cm 1/2 et forme à peu près la 25° partie du lait.

La crême et le culot de centrifugation étaient ensuite remélangés au moyen d’une spatule plate ,stérilisée au préalable, en isolant la couche de crême et en la maïntenant collée contre la paroi du tube pendant que le petit lait était vidé jusqu’au culot de centrifugation.

Le mélange était homogénéisé à l’aide de serum physiologique simple. Ce mélange formait le liquide injecté au cobaye. En effet, c’est dans le culot de centrifugation et dans la crême que se trouvent le plus grand nombre de bacilles.

PE Re

Le Professeur Sven Wall a, dans ses expériences inoculé la crême seulement et il a constaté, en faisant porter ses recherches sur la quantité de bacilles de Bang contenue dans la crême et le culot de centrifugation, que ceux-ci se rencontraient plus souvent dans la crême que dans le sédiment. Cependant, nous croyons qu’on peut fort bien inoculer le mélange des deux, car on a constaté des cas où les bacilles de Bang se montraient en plus grand nombre dans le sédiment.

La dose à inoculer, recommandée par Schwarz, est de 1 ce. Wall a observé que cette dose de 1 cc provoquait chez le cobaye une réaction assez violente, et que la résorption du liquide inoculé se faisait plutôt lentement ; il a préconisé d’injecter seulement 1/2 cc. Nous avons au début de nos expériences inoculé des cobayes avec 2 cc. de mélange sédiment crême, mais la mort rapide observée chez un grand nombre d’entre eux nous a amené à inoculer une dose de 1 cc.

L’injection a été faite dans le tissu conjonctif souscutané de la paroi abdominale. Nous avons préféré cette méthode à l’injection intramusculaire ou à l'injection intrapéritonéale préconisée par certains auteurs. L’examen du serum des cobayes a été fait par Schwarz et par Wall de 4 à 6 semaines après l’inoculation. Mais, à cette époque, si la sero agglutination peut donner des résultats, les lésions provoquées chez le cobaye par le bacille de Bang ne sont pas encore arrivées à un développement complet. En effet, il faut attendre un délai minimum de 2 mois à 2 mois 1/2 pour voir apparaître chez celui-ci des lésions de la rate qui peut s’hypertrophier, des lésions du foie qui peut présenter en même temps que des modifications morphologiques un léger piqueté,

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