‹ Recherches sur l'élimination de "Brucella Abortus" par le laitChapitre 27 sur 27 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

1) La diversité des résultats obtenus par les auteurs étrangers et lors de nos expériences personnelles est un fait qui frappe immédiatement l'esprit.

2) Chez les vaches infectées, il y a fréquemment une élimination par le lait de bacillus abortus, et cette élimination apparait en général durant la première semaine après l’avortement. La durée de l’élimination peut être fort variable, allant de quelques jours à plusieurs années.

3) Chez les vaches ayant avorté et qui réagissent à la sero-agglutination, la quantité de bacilles rencontrés dans le lait est faible et il est relativement rare qu’elle soit éle. vée.

4) Chez les vaches qui n’ont pas avorté, et qui réagisssent à la sero-agglutination, l’élimination est très faible, et il arrive souvent qu’elle soit nulle).

5) Chez les vaches ayant avorté et traitées avec le vaccin vivant, nos expériences ne nous ont pas permis de donner un résultat positif à l'élimination du bacille de Bang par le lait.

Let.) LR

6) Il est impossible, en l’état actuel de nos connaissances, de donner, en règle générale, une valeur approximative à cette élimination ni de lui assigner un pourcentage défini.

7) Certaines vaches ayant avorté peuvent mème ne présenter aucune infection du lait par brucella abortus.

8) L’élimination doit être considérée comme inconstante et intermittente et liée à des conditions endogènes ou exogènes comme l’ancienneté, les modes, la durée de l'infection et les conditions particulières qu'offre le milieu infecté.

9) La prémunition par le vaccin vivant entraînerait peut être une diminution dans l’élimination du bacille de Bang par le lait.

10) Malgré l’opinion de certains auteurs établissant une discrimination nette entre le rôle pathogène du micrococcus melitensis et du bacillus abortus pour l’homme, déniant à ce dernier tout pouvoir pathogène, nous pensons à la faveur des cas d'infection possible, par brucella abortus, signalés ces dernières années, que ce microbe peut, dans certaines circonstances, et notamment, lors de l’ingestion répétée et en quaritité relativement élevée de lait cru provenant d’animaux infectés, déclancher l’apparition d’un processus morbide, dont le principal symptôme est une hyperthermie à courbe très irrégulière.

11) Cependant, ces cas d’infection sont relativement rares, eu égard à la grande consommation de lait, et particulièrement de lait cru, qui se fait à l’étranger.

12) Le rôle pathogène de brucella abortus lors d’avor-

tement dans l’espèce humaine, n’a encore été signalé par aucun cas démonstratif, et aucun fait précis n’est venu

IUrans-

apporter la preuve de l’avortement humain par le bacille de Bang.

13) Pour les autres espèces animales, l’action pathogène de brucella abortus serait plus grande et notamment pour l’epèce porcine où il provoquerait des avortements à allure épizootique.

Vu et permis d'imprimer, Le Recteur de l’Académie de Paris, S. CHARLETY

Vu : Le Président, Vu : Le Doyen, A. LEMIERRE. BALTHAZARD.

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