HISTORIQUE
Bien que l’avortement épizootique, connu depuis fort longtemps et étudié successivement au cours des siècles par de nombreux auteurs, ait été l’objet de recherches actives, la découverte du passage dans le lait du microbe, agent de l'infection, remonte à vingt ans à peine.
En effet, cette maladie causait déjà avant l’êre chrétienne de nombreux ravages. Mascal, en 1567, signalait 5o % d’avortement sur les vaches en Grande Bretagne.
Les travaux de Flandrin en 1804 ont contribué les premiers à jeter un peu de lumière dans l’obscurité qui environnait encore cette affection. ;
Puis, après les observations démontrant la transmission de la maladie dans les étables, en particulier celles de Barrier-Darreau, de Frank en 1869, de Brauer en 1873 de Lehnert en 1878, Nocard en 1886 concluait à une maladie microbienne, due à une infection ascendante des voies génitales.
Théobald Smith en 1894 remarqua, le premier, les
caractères particuliers des lésions présentées par des co-
bayes inoculés dans le péritoine avec du lait et les distingua des lésions de tuberculose.
Il faut attendre la découverte de B. Bang et de Stribolt, publiée le 29 juin 1896, pour préciser la cause de la
Le
forme la plus commune des avortements infectieux. À partir de ce moment, les expériences, les essais, les recherches se multiplient.
En 1903 Preisz retrouve le bacille de bang dans l’exsudat utérin. La même année Bang entreprend les premiers essais de vaccination.
De 1905 à 1909, Mac Fadyean, Hunting et Stockman, font de nombreuses recherches sur la vaccination, continuées en 1913 par Mac Fadyean.
C’est au cours d’une série d’inoculations à des cobayes pour mettre en évidence la présence de bacilles tuberculeux dans le lait que Schroeder et Cotton en 1gr1 furent frappés de la survie inaccoutumée des cobayes à cette infection soi-disant tuberculeuse, et par la rencontre, à l’autopsie, de lésions identiques aux lésions tuberculeuses sans cependant pouvoir identifier les bacilles de Koch.
Ils recueillirent du lait en évitant toute infection possible d’origine exogène et en employant un milieu à la bile de bœuf, ils obtinrent des cultures de ces lésions.
Après avoir montré qu’il s'agissait du Bacillus abortus de Bang, ils inoculèrent des cultures pures de ce microbe et parvinrent à obtenir les lésions provoquées par l’inoculation de lait suspect.
La preuve du passage du bacille de Bang dans le lait des vaches infectées était faite.
Marshall Fabyan, vers la même époque, mit le bacile de Bang en évidence dans le lait de vache,
Axel Thomsen montra également la présence, dans le lait de vache de Bacillus abortus.