‹ Recherches sur l'embryogénie des crustacésChapitre 17 sur 89 · AM · texte numérisé non relu

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continuité au point d'union du germiducte avec le vitellogène, entre le cordon ovarien du germiducte et la pile d'œufs du vitellogène. (Gross 3550.)

Fig. 8. — Cellules-mères des œufs de Sacculira carcini observées dans l'ovaire peu de temps après la ponte. (Gross. 350.) Fig. 9. — Cellules-mères en voie de multiplication par division.

Fig. 10. — L'une des deux cellules accolées grandit beaucoup; il s’y développe des éléments réfringents dont le nombre et le volume s’accroissent simultanément. IIS cachent complétement la vésicule germinative. On reconnaît l’analogie avec la fig. 2.

Fig. 11 et 12. — Idem. L’œuf s’est développé davantage. La cellule polaire ne se modifie pas : elle reste stationnaire. On reconnaît l’analogie avec la fig. 4.

Fig. 15 et 14. — OEufs arrivés à maturité. La cellule polaire est toujours accolée à la surface. On voit la membrane vitelline s’avaucer entre le vitellus de l'œuf et la cellule polaire.

Fig. 15. — La cellule polaire va se détacher.

Fig. 16. — OEuf chez lequel la cellule polaire s’est détachée. IT est encore déprimé au pôle où se trouvait insérée la cellule.

Fig. 17-25 — Différentes phases du fractionnement.

Fig. 24. — Le blastoderme est formé.

Fig. 25. — L’épaississement cellulaire ventral à apparu. On reconnait en

avant le sillon circulaire primordial, et on distingue la membrane anhiste (cuticule blastodermique) sécrétée par les cellules du blastoderme.

Fig. 26. — Portion de l'épaississement cellulaire ventral au niveau du sillon circulaire primordial. e membrane vitelline ; cb cuticule blastodermique; elle est plus délicate en avant du sillon. S sillon primordial.

Fig. 27. — Portion de la lame cellulaire dorsale à la même phase du dé-

| veloppement; c membrane vitelline; cb cuticule blastodermique; d cellules dorsales.

Fig. 28. — Embryon, vu du côté du dos, en partie sorti de l’intérieur de l'œuf déchiré. On distingue très-bien, surtout au niveau du sillon primordial, la cuticule blastodermique plus mince en avant du sillon.

Fig. 29. — Embryon entouré de la cuticule blastodermique. Les trois paires d’appendices ont apparu et on distingue la tache pigmentaire qui indique les premières traces de l'œil. Une dé-

( 142 ) pression s'est produite à la face ventrale au niveau de l’emplacement de la bouche. On distingue entre l'œil et les antennes antérieures l'indication des cornes latérales. Fig. 30. — Embryon plus avancé dans son développement et sur le point d'éclore.

Fig. 51. — La larve au moment de la naissance, vue par la face ventrale.

Matériaux pour la faune belge : Crustacés Isopodes ter-

restres; par M. Félix Plateau, professeur à l’athénée royal de Bruges.

En donnant la liste des Isopodes terrestres qu’on observe en Belgique, je n’ai pas eu la prétention de faire du neuf en zoologie; mais j'ai cru qu’il y avait de l'utilité à travailler à l’achèvement de notre faune carcinologique.

M. P.-J. Van Beneden à indiqué sept espèces d'Isopodes marins appartenant à la faune belge (1); en y ajoutant les espèces terrestres que J'énumère dans la notice actuelle et l’Asellus aquaticus, on voit que le groupe des Isopodes est représenté dans nos contrées par dix-sept espèces.

Il eût été facile de doubler ce nombre en adoptant une foule de Porcellionides décrits par Panzer (H. Schäffer) (2) et par Koch(3); mais cette manière d'agir eût été peu scientifique. Dès 1832, F. Brandt, dans son Conspectus (4), a

(1) Recherches sur la faune littorale de Belgique (Crustacés) (MÉx». be L'ACAD. ROY. DE BELG., t. XXXIII, 1861), pp 142 à 144.

(2) Faunae insectorum Germanicae initia. Nuremberg ; 1798.

(5) System der Myriapoden mit den Verzeichnissen und Berichtigungen zu Deutschlands Crustaceen., ete. Regensburg; 1847.

(4) Conspeclus monographiae Crustaceorum oniscodorum Latreillii (ACADEMIAE SCIENTIARUM ANNO 1852 HEXIBITAE). Mosquae ; 1835.

employé, pour la détermination des Isopodes, les caractères basés sur le nombre et la disposition des pièces du squelette. Plus tard, les excellents travaux de MM. Lereboullet (1) et J.-R. Kinahan (2) sont venus prouver à l'évidence que les caractères spécifiques résident dans la morphologie et aucunement dans des couleurs et des dessins toujours variables.

La coloration n’a d'importance que pour les variétés seules. Il ne faut pas la négliger d’une façon absolue, mais elle ne doit être employée qu'avec beaucoup de circonspection.

[ n’est pas rare de voir des auteurs confondre plusieurs espèces voisines, même très-communes: c’est ce qui m'a engagé à donner des descriptions pour quelques Isopodes, en faisant ressortir, autant que possible, les caractères différenticls.

Un certain nombre d'espèces avaient déjà été indiquées pour la Belgique par MM. Carlier (3)et A. Bellynck (4), et, pour la Hollande, par M. Snellen van Vollenhoven (5); j'ai fait mention de ces espèces dans le texte.

Comme les ouvrages généraux renferment des syno-

(1) Mémoire sur les Crustacés de la famille des Cloportides qui habitent les environs de Strasbourg (MÉM. DE LA SOC. D'HIST. NAT. PE STRAS- BOURG, t. IV). Strasbourg; 1855.

(2) À Review of the Genero of lerrestrial Isopoda. Dublin; 1857.

(5) Dictionnaire géographique de la province de Liége, par Vandermaelen, p. 50. Bruxelles; 1831.

(4) Résumé du cours de zoologie professé au colléye de N.-D. de la Paix, à Namur. Namur; 1864-1865.

(©) Natuurlijke historie van Nederland. (Geleede dieren). Haarlem ;

( 114 ) nymies souvent très-détaillées, fidèle au système que jai suivi dans mes publications antérieures, je me suis borné à citer les auteurs qui ont figuré les animaux dont il s’agit.

Genre ARMADILLIDIUM (Brandt).

l. Armadillidium vulgare (Milne-Edwards).

Milne-Edwards, ist. nat. des Crustaces, t. I, .

Cloporte armadille. Olivier, Encycl. méthod., t. VI, pl. CCCXXIX, | fig. 20 et 21.

Oniscus armadillo. Cuvier, Journ. d'hist. nat., t. IE, pl. XXVI. — cinereus. (Koch) Panzer, Faun. insect. Germ., fascic. 62, Armadillo convexus. n°.29; fascic. 178, n°: 12 /eL MS SERRE — opacus. n°s 2 et 5.

— vulgaris. (Guvier) Milne-Edwards, Règne animal illustré (Crustacés), pl. LXX/, fig. 5 et 5a.

Armadillium vulgare. Kinahan, À Review, etc., pl. XXI, fig. 5, 9, 11 et 12

Très-commun dans tout le pays.

Type. Gris de plomb uniforme.

Var. À Gris foncé maculé de petites taches jaunes.

Déjà cité : pour la Belgique, par MM. Carlier (op. cit., p. 50) et Bellynek (op. eit., p. 5375).

2, Armadillidium triviale (Nobis).

Armadillo trivialis. (Koch) Panzer, Faun. insect. Germ., fascic. 178,

—— pustlulatus. Desmarest, Considérations, ete. pl. XEV, fig. G

— trivialis. Snellen van Vollenhoven, Nat. hist. van Nederland (Geleede dieren), pl. I, fig. 8.

Mo ( 11 ) Si l'A. pustulatus décrit par Duméril (1) et figuré par Desmarest peut, à la rigueur, être regardé comme synonyme de

l'A. triviale, il n’en est pas de même de l'A. pustulatus de

Koch (Panzer., fascic. 178, n° 5) trouvé en Dalmatie et qui, par la forme arrondie de l’extrémité du dernier anneau de l’abdomen , s'éloigne de notre espèce indigène. Le nom d’AÀ. pustulalus a donc été donné à deux espèces différentes.

A part le mode général de coloration, il n’existe que des caractères d’une valeur très-secondaire pour tracer une ligne de démarcation entre l’A. vulgare et VA. triviule. Après avoir analysé comparativement toutes les parties du corps, je crois pouvoir signaler les caractères différentiels suivants :

A. vulgare. A. triviale.

Corps relativement peu convexe, c'est- | Corps très-convexe, le rayon de l'arc de à-dire que le rayon de l'arc de chaque chaque anneau étant petit. anneau est grand.

Tête offrant une faible saillie au milieu | Tête sans saillie et sans dépressions. avec une légère dépression à droite et à gauche, ces dépressions pouvant se retrouver sur le premier anneau.

Lobes latéraux du front demi-cireulaires, | Lobes latéraux du front plus petits et grands. plus anguleux.

Bord postérieur de la tête concave. Bord portérieur de la tête presque droit. Antennes plus longues d'un quart que | Antennes plus courtes d'un quart. celles de l'A. triviale.

Couleur: gris de plomb quelquefois un | Couleur : brun grisâtre , une ligne claire peu moucheté de jaune. au milieu du dos, dessins jaunes ct | |

d'un brun clair sur les côtés.

Taille presque toujours un peu plus petite.

L’Armadillidium triviale se rencontre, comme le précédent, sous la mousse, au pied des arbres, sous les pierres. Commun.

Déjà cité: pour la Belgique, par M. Bellvnck (op. cit., p.575; ;

(1) Diclionnuaire des sciences nalurelles, L. WA, p. 116.

( 116 ) pour la Hollande, par M. Snellen van Vollenhoven (op eit., p. 50).

C’est probablement à cette espèce qu'il faut rapporter PA. variegatus , indiqué par Carlier (op. cit., p. 50).

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