Philoscia muscorum (Latreille
Latreille, Hist. nat. des Crust. el ins.,t. VIL, p. 45. Philoscia muscorum. Kinahan, 4 Review, etc., pl. XX, fig. 1 à 6.
L'Oniscus muscorum de M. Lereboullet est l'O. fossor ct non la Philoscie des mousses (1).
Excessivement commune dans tout le pays; mais jamais dans les endroits habités; sous l’écorce des arbres, sous les pierres, la mousse, ete. On rencontre des femelles chargées d'œufs dès le mois de janvier.
Var. A. Entièrement d'un brun rouge tirant sur l'orangé: rare. (Environs de Bruges, bois de Tilleghem, au pied des hêtres, automne 1868, novembre 1869.)
Déjà cité : pour la Belgique, par MM. Carlier (op. eit., p.50); et Bellynck (op. cit., p. 575); pour la Hollande, par M. Snellen van Vollenhoven (op. cit., p. 29).
La Philougria celer (Kinahan.) Très-commune en Angjleterre, paraît ne pas exister chez nous.
(1) Voyez à ce sujet : La description de M. Lereboullet, op. cit., p. 29 et 50, et Kinahan, op. cit., p. 21.
Description d’une nouvelle espèce africaine du genre VaRranN (Varanus), par À. Preudhomme de Borre, conservateur au Musée royal d'histoire naturelle.
Le genre Varan, qui, dans l’Erpétologie générale de Duméril et Bibron, composait presque à lui seul (1) la famille des Lézards Varaniens ou Sauriens Platynotes, a été notablement divisé par les auteurs postérieurs. Ainsi, pour M. J. E. Gray (2), le genre Varan de Duméril et Bibron ne forme pas moins de sept genres (Psammosaurus, Odatria, Regenia, Empagusia, Uaranus, Monitor et Hydrosaurus). Leur réunion constitue la famille des Monitors (Monitoridæ), la première des dix familles dans lesquelles M. Gray partage sa tribu des Cyclosauræ, correspondant aux Varaniens, Lacertiens et Chalcidiens de Duméril et Bibron.
Dans un travail de date plus récente (3), M. Aug. Duméril déclare ne pouvoir admettre les coupes génériques proposées par le savant erpétologiste anglais. « Les divi-
‘sions et subdivisions, » dit-il (p. 494), « établies dans un
(1) Les savantes recherches anatomiques de M. le professeur Troschel (Ueber Heloderma horridum Wiegm, dans Archiv für Naturgeschichte, 1855, p. 294) ont manifestement établi que le genre mexicain Heloderma doit être séparé de la famille des Varaniens, ce qui la réduit aux seuls Varans.
(2) Catal. of the specim. of Lizards in the collect. of the British Museum, 1845, p.6 et suiv.
(3) Descript. des Rept. nouveaux ou imparfaitement connus de la collection du Muséum d'histoire naturelle. Ie Mémoire. — Dans les Archives du Muséum d'histoire naturelle , t. VIII, Paris, 1855 à 1856.
genre si homogène et si parfaitement naturel que l’est celui des Varans, sont toutes plus ou moins systématiques el artificielles. Elles tendent, sans motifs suffisants, à faire considérer comme appartenant à divers genres des animaux qui n’offrent réellement entre eux que des différences spécifiques. Ainsi, M. Schlegel qui, dans son Essai sur la physionomie des Serpents, a manifesté un éloignement extrême pour l'adoption des coupes plus ou moins nombreuses proposées par ses devanciers, s'est-il montré fidèle à ses habitudes comme zoologiste, en n’admettant qu'un seul genre, celui des Monitors , dans l'explication méthodique et savante qu'il a donnée des figures publiées par lui (Abbildungen neuer oder unvollständig bekannter Amphibien, 1857-44). » |
Je me sens très-disposé à admettre cette manière de voir, sauf peut-être à conserver le genre Psammosaurus Fitzinger pour les espèces à queue sans carène, el que l’on appelle communément les Varans terrestres (Varanus arenarius, Timoriensis , etc.), c’est-à-dire celles qui constituent pour M. Gray les deux genres Psammosaurus et Odatria, ou sa division À de la famille.
J'ai rencontré dans la collection erpétologique du Musée royal d'histoire naturelle un exemplaire monté qui ne me paraîl pouvoir se rapporter à aucune des espèces décriles du genre. C’est, ainsi qu'on va le voir, une espèce qui rentrerait dans le genre Hydrosaurus de Gray, et qui y viendrait prendre place à côté d’une espèce australienne, l'Hydrosaurus giganteus Gray (Catal., ete. p. 13). Elle a en effet les narines très-rapprochées du bout du museau, les doigts allongés, mais inégaux , et l’écaillure qui surmonte l'orbite composée uniquement de petites écailles. L’ensemble de ces caractères amène à lui assigner la place que Je viens d'indiquer. |
Il est à remarquer que cette nouvelle espèce est africaine, et que tous les autres Varans africains appartiennent à des coupes différentes. M. Gray (loc. cit.) indique bien (1) l’'Hydrosaurus Salvator Laurent (Varanus bivittatus Dum. et Bibr.) comme se trouvant dans l'Afrique australe, mais la patrie véritable de cette espèce est l’Asie orientale et l’archipel Malais.
VARANUS (HYDROSAURUS) MUSTELINUS.
DracnosE : Noir, avec des bandes transversales nombreuses d’écailles jaune verdatre depuis la tèle jusqu’à l'extrémité de la queue, presque effacées sur les parties supérieures, plus larges el mieux marquées en dessous. Gorge verdätre, tachée de noir. Pattes antérieures annelées de jaune verdätre; les postérieures simplement tachetées de la même couleur.
Forme générale très-svelte. Téte allongée et pointue. Narines rapprochées du bout du museau. Écailles susorbilaires uniformément petites. Doigts inégaux ; le #"° le plus long. Queue très-lonque, à crête peu élevée.
Description. — La forme éminemment grêle et svelte de ce saurien, sa tête pointue rappellent d'une manière frappante celles des petits carnassiers de la tribu des Mustélides; d’où le nom spécifique que J'ai imaginé de lui donner.
La tête a la forme d’une pyramide quadrangulaire notablement allongée; le vertex est très-aplati. Les dents, dont je ne puis donner le nombre à cause des lacunes que mon