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CAISSE. CENTRALE DES ARTISTES

Conformément à l’article 16 du Réglement de la caisse, la classe, sur la proposition des membres du comité directeur, confère une pension à la veuve d’un artiste, ayant rempli exactement les obligations des membres souseripteurs de cette association et étant, par conséquent, dans les conditions requises: elle accorde en même temps un secours temporaire aux enfants du défunt.

ho ——

OUVRAGES PRÉSENTÉS

Nypels (J.-S.-G.). — Législation criminelle de la Belgique, ou commentaire et complément du code pénal belge. 10% livr. (2% livr. du tome IT). Bruxelles, 1869; gr. in-8°.

De Borre (A. Preudhomme). — Addition à la notice sur les femelles à élytres lisses du dystiseus marginalis. Bruxelles , 1870; in-8°. i

Deby (Julien). — Les données numériques d’un kilogramme de vapeur saturée. Bruxelles, 1870 ; in-8°.

Van Even (Edivard). — L'ancienne école de peinture de Louvain. Bruxelles, 1870; in-8°.

Kirsch (Th.). — Synopsis du genre Omophlus Solier, avec les descriptions de nouvelles espèces, traduit de l'allemand, par A. Preudhomme de Borre; in-12.

Commission permanente des sociétés de secours mutuels. — Rapport sur la situation des sociétés de secours mutuels, pendant l’année 1868, présenté à M. le Ministre de l’intérieur. Bruxelles, 1870; in-4°.

Conseils provinciaux de la Flandre occidentale et du Hwnaut. — Annexes à l'exposé de 1868; 2 cah. in-8°.

Revue de Belgique, 2" année, 1" à 5° livr. DRE 1870; 5 cah. in-8°.

Le Bibliophile belge, bulletin mensuel, V° année; 1"°, 2° et 5%° livr. Bruxelles, 1870; 3 cah. in-8°.

D'Otreppe de Bouvette(Alb. ).— Essai de tablettes liégeoises, 104%: livr. Liége, 1870; in-12.

Willems-Fonds te Gent. — Korte statistieke beschrijving van België (n° 48). Gand , 1865-1869; in-5°.

Willems-Fonds te Gent. — Over vrijheid, door John Stuart- Mill. Uit het engelseh vertaald door Ph. van Cauteren. Gand. 1870; in-8°.

Revue de l'instruction publique en Belgique, 17% année, 6®° livr. Gand, 4870; in-8&°.

Journal A beaux-arts et de la littérature, paraissant sous la direction de M. Ad. Siret. 12% année, n° 1 à 6. Saint- Nicolas, 1870 ; 6 feuilles in-4°.

Cercle halo gique du pays de Waes, à Saint-Nicolas. — Buitengewone uitgaven n° 7. Het land van Waes, door Adolf Siret, 4% aflev. Saint-Nicolas , 1870; gr. in-8°.

De Vlaamsche School. 1870, Bldn, 1, 2, 3. Anvers; 5 feuilles in-4°.

Sociêté royale des sciences médicales et naturelles de Bruxelles. — Journal de médecine, de chirurgie et de pharmacologic , 28° année, L®* volume, janvier à mars. Bruxelles, 1870; 3 cah. in-S°.

Société de pharmacie de Bruxelles. — Bulletin, 44"° année, n°° 1, 2 et 5. Bruxelles, 14870; 3 cah. in-8°.

Annales d’oculistique, 35° année, 1"° et 2 livr. Bruxelles, 1870; in-8°.

Annales de médecine vétérinaire, 19% année, 4°", 2m-bet 3%° cahiers. Bruxelles, 1870 ; 3 cah. in-8e.

La tribune vétérinaire, 5° année, 1%, 2ve et 5% fascicules. Bruxelles, 4870; 5 cah. in-8e,

Annales de l'électricité médicale, X°° vol., 10m à 19e cahiers. Bruxelles, 1870; 5 cah. in- ge.

La charilé sur les haps de bataille, 5" année, n° 9. Bruxelles, 1870; in-4°.

La presse médicale belge, 22"° année, n° 1 à 15. Bruxelles, 1869-1870 ; 15 feuilles in-4°.

Le Scalpel , 29° année, n°° 59. Liége, 1870 ; 15 feuilles in-4°. | Société de médecine d'Anvers. — Annales, 31° année ,

janvier à mars. Anvers , 1870; 5 cah. in-8°.

Société de pharmacie d'Anvers. — Journal de pharmacie. 26®° année, janvier à mars. Anvers, 1870; 5 cah. in-8°. L'illustration horticole, revue mensuelle des serres et des

( 528 }) jardins, publiée sous la direction de J. Linden et rédigée par Ed. André. Tome XVII, 4e livr. Gand, 1870; in-8°.

Vreede (G.-G.). — Le Conservateur, revue de droit international, 2° année, février à mars 1870. Utrecht; in-8°.

Larrey (le baron). — Discours prononcé, au nom de l’Académie des sciences, à l'inauguration de la statue de Guillaume Dupuytren, à Pierre-Buffière (Haute-Vienne), le 17 octobre 1869. Paris, 1869; in-4°.

Académie des sciences de Paris. — Comptes rendus hebdomadaires des séances, par MM. les secrétaires perpétuels. Tome LXX, n° 4 à 15. Paris, 1870 ; 15 cah. in-4°.

Société géologique de France, à Paris. — Bulletin, 2°°série, tome XXVT, feuilles 35-46 (n° 5). Paris, 1870; in-8°.

Nouvelles météorologiques, 1870, n°, 1 à 5. Paris, 1870; 3 cah. in-8°.

Journal de l’agriculture, fondé et dirigé par J.-A. Barral. 1870, tome IV, n°° 84 à 89. Paris, 1870; 6 cah. in-8°.

Barral (J.-A.). — Bulletin hebdomadaire de l’agriculture, année 1870, n° 1 à 15. Paris, 1870; 15 feuilles in-8°.

Revue de l'instruction publique, de la littérature et des sciences, en France et dans les pays étrangers. 29° année, n% 40 à 52. Paris, 1870; 15 doubles feuilles in-4°.

Revue et magasin de zoologie pure et appliquée. et de sériciculture comparée, par M. F.-E. Guérin-Méneville, 1870, n° 1 et 2 (2% série, tome XXII). Paris; 2 cah. in-8.

Société impériale d'agriculture, de sciences et d'arts séant à Douai. — Mémoires, 2° série, tome IX, 1866-1867. Douai,

1868: in-8.

Bulletin scientifique, historique et littéraire du département du Nord, à Lille. — 2"° année, n° 1 à 5. Lille, 1870;

5 cah. in-8°.

Van Drival (E.).— Vie de saint Jean , évêque de Térouanne. Arras, 1864; p. in-12.

Van Drival(E.). — Vie abrégée de sainte Isbergue. Seconde édition. Arras, 1863; p. in-12.

Van Drival (E.). — Légendaire de la Morinie ou vies des saints de l’ancien diocèse de Thérouanne (Ypres, Saint-Omer, Boulogne). Boulogne , 1850; in-8°.

Van Drival (E.). — Récit des fêtes célébrées à Arras les 15, 16 et 17 juillet 1860 à l’occasion de la béatification et de la réception d’une relique unique de B.-J. Labre. Arras, 1860; in-8°.

Van Drival (E). — Courtes notices sur l’ordre du calendrier, sur les saints, les bienheureux, les personnages pieux qui sont honorés ou qui ont vécu dans le diocèse d'Arras. Arras, 1868; in-8°.

Van Drival (E.). — L'exposition d'Arras. Arras, 1868; in-8°.

Van Drival (E.). — Des formes primitives de la poésie chez les peuples anciens. Paris, 1869; in-8°.

Van Drival (E.) — Quelques considérations sur l’art de la peinture sur verre à notre époque. 1867 ; in-8°.

Van Drival (E.). — Notice sur le néerologe de Saint-Vaast d'Arras. 1868 ; in-8°.

Van Drival (E.) — Discours prononcés dans la séance de

clôture de l'exposition des beaux-arts de la ville d'Arras, 1868. Arras, 1869; in-8°.

Van Drival(E.). — Du symbolisme dans le culte et dans l’art. Arras, 18692; in-8°.

Van Drival (E.). — Les textes sacrés et les sciences d’ob-

servation. Arras, 1865; in-8°.

Van Drival (E.) — L'art chrétien au congrès de Malines en 1867. Paris-Arras, 1868 ; in-8°.

Van Drival (E.). — L'iconographie des anges. Paris-Arras, 1866; in-8°.

Van Drival (E.). — Une visite à l’ancienne abbaye de Saint-Vaast. Arras, 1867; in-8°.

Van Drival (E.). — Description de l’église de Saint-Pierre à Aire. Arras, 1865; in-8°.

( 350 ) Van Drival (E.). — L'art chrétien à l'exposition de Malines. Arras, 4866; in-8°.

Van Drival (E.). — Grammaire comparée des langues bibliques. Paris, 1855-1858 ; 2 vol. in-8°.

Van Drival (E.). — Les tapisseries d'Arras. Arras, À vol.

et 4 broch. in-8°

Van Drival (E.).— Le trésor sacré de la cathédrale d'Arras. Arras; in-8°.

Van Drival (E.). — Monographie de l’église des dames ursulines d'Arras. Arras, 1868 ; in-4°.

Borromée (S. Charles). — De la construction et de l’ameublement des églises. Nouvelle édition revue et annotée par M. l'abbé E. Van Drival (texte latin). Paris-Arras, 1865; in-12.

Société des sciences naturelles de Strasbourg. — Bulletin, 2" année, n° 6 et 7, juillet et août 1869. Strasbourg, 2 feuilles in-8°.

Favre (Alphonse). — De l'existence de l’homme à l’époque tertiaire. Genève, 1870 ; in-8e.

Favre bond — H.-B. de Saussure et les Alpes. Lausanne, 1870; in-8°.

Code naturforschender Freunde zu Berlin. — Sitzungs-Berichte aus dem Jahre 1869. Berlin, 1870; in-4°.

Physikalische Gesellschaft zu Berlin. — Die Fortschritte der Physik im Jahre 1866. 22 Jahrgang. Berlin, 1869; in-8°.

Naturforschende Gesellschaft zu Friburg 1[8. — Berichte | über Verhandlungen. Band V, heft 2. Dee en Brisgau, 1869; in-8°.

Jusius Perthes” geographischer Anstalt zu Gotha. — Mittheilungen über wichtige neue Erforschungen auf dem gesammtgebiete der Geographie von D' A. Petermann, 16" Band, IT. Gotha, 1870; in-4°.

Heidelberger Jahrbucher der Literatur, unter mitwirkung der vier Facultäten, 62: Jahrg., 491 Heft; 65'* Jabhrg., 4" Heft. Heidelberg, 1869-1879 ; 2 cah. in-8°.

Melde (F.). — Experimentaluntersuchungen über Blasenbildung in Kreisformig eylindrischen Rôhren. 1" Theil. Die Libellenblasen. 2% Abschrift. Quecksilberblasen. Marbourg, 1870 ; in-8°.

Kaiserliche Akademie der Wissenschaften in Wien. — Sitzung der Math.-Naturw. Classe, Jahrg. 1870, n°° 1 à 7. Vienne, 1870; 7 feuilles in-8°.

Kongelige danske Videnskabernes Selskabs til Kjoebenhavn. — Skrifter : Naturvid. og Mathem. afd. 8, Bd. III, IV, V. Copenhague, 14869 ; 5 cah. in-4°. — Oversigt i aar. 1868, n° 5; 1869, n° 2. Copenhague, 2 cah. in-8°.

Kongelige Mediciniske Selskab à Kjoebenhavn. — Forhandlinger i aaret 1868-1869. Copenhague, 1869; in-8.

Sundby (Thor.). — Brunetto Latinos levnet og Skrifter. Copenhague, 1869; in-8°.

Académie impériale de Saint-Pétersbourg. — Mémoires, 7° série, tome XIII, n° 8 et dernier; tome XIV, n° À à 7. — Bulletin, tome XIV, n° 4, 2 et 5. Saint-Pétersbourg, 1869; 11 cah. in-4°.

Gozzaädini (conte Giovanni). — Di ulteriori scoperte nel! antica necropoli a Marzabotto nel Bolognese. Bologne, 1870 ; in-folio. |

Ghirardini (Alessandro). — Siudj sulla lingua umana sopra alcune antiche inscrizioni e sulla ortografia italiana. Milan, 1869; in-#°.

Osi0 (Luigi). — Documenti diplomatici tratti dagli archivj Milanesi e coordinati. Vol. Il, parte I. Milan, 1869; in-4°.

R. Ishtulo tecnico di Palermo. — Giornale di scienze naturali ed economiche pubblicato per cura del consiglio di perfezionamento. Anno 1869, vol. V, fase. 5, 4. Parte I. Scienze natural. Palerme, 1869; in-4°.

R. Accademia delle scienze di Torino. — Atti, vol. IV,

disp. 1°-7° (novembre 1868 — Giugno 1869). Turin, 1869;

7 eah. in-8°. — Sunti dei lavori scientifici lette e discussi nella

( 332 ) classe di scienze morali, storiche e filologiche dal 1859 al 1865, scritte da Gaspare Gorresio. Turin, 1868; in-8°.

Regio osservatorio dell? università di Torino. — Bollettino meteorologico ed astronomico, anno HE, 1868. Turin; in-4° oblong.

Reale istituto veneto di scienze, letlere ed arti. — Atti. tomo XV, serie 5°, disp. 2. Venise, 1869-1870; in-8°.

Zantedeschi (Fr.). — Delle oscillazioni calorifiche orarie, diurne, mensili ed annue del 1867. Venise, 1870; in-8°.

Academia real das sciencias de Lisboa. — Jornal de sciencias mathematicas, physicas e naturaes, n° VIII, dezembro de 1869. Lisbonne, 1870; in-8°.

Chemical Society of London. — Journal, série 2, vol. VIF, n® 83, 84 et 85. Londres; in-8°.

Sie opinion, a weekly record of scientific Prustess at Home and abroad. Part XVI, vol. III. Londres, 1870; in-4°. Nature, a weekly illustrated journal of science, vol. I

n° 16, 17, 18, 19 et 20. Londres, 1870; in-4°.

Numismatic Society of London. — The numismatie chronicle, 1869, part IV. Londres; in-8°.

Cambridge philosophical 4 Transactions, vol. XI, part II. Cambridge, 1859; in-4°. — Proceedings, parts HI and VI. Cambridge; 5 feuilles Fo

Radcliffe observatory, Oxford. — Second Radcliffe catalogue, containing 2586 stars ; deduced from observations extending from 1854 to 1861, and reduced to the epoch 1860. Oxford, 1870; in-8°.

The American journal of science and arts. — Second series , vol. XLIX, n° 145 (january 1870). New-Haven, 1870; in-8°.

BULLETIN

DE

L'ACADÉMIE ROYALE DES SCIENCES

DES LETTRES ET DES BEAUX-ARTS DE BELGIQUE

1870. — No 4.

CLASSE DES SCIENCES

Séance du 2 avril 1870.

M. G. DEwALQUE, directeur, président de l’Académie. M. An. QuETELET, secrétaire perpétuel.

Sont présents : MM. J. d'Omalius d’'Halloy, J.-S. Stas, L. de Koninck, P.-J. Van Beneden, Edm. de Selys Longchamps, le vicomte du Bus, Gluge, Melsens, J. Liagre, F. Duprez, Poelman, E. Quetelet, H. Maus, M. Gloesener, A. Spring, Candèze, F. Donny, Ch. Montigny, Steichen, À. Brialmont, E. Dupont, #nembres; Th. Schwann, Th. Lacordaire, E. Catalan, associés; C. Malaise, A. Bellynck, Ed. Mailly, A. Briart, H. Valerius et F. Folie, correspondants. . -

2e SÉRIE, TOME XXIX. 22

CORRESPONDANCE

M. le Ministre de l’intérieur annonce qu'il a chargé M. Tinant, artiste sculpteur à Bruxelles, de -l’exécution du buste en marbre de feu M. le commandeur de Nieuport.

— M. le secrétaire perpétuel annonce que le tome XXXIV des Mémoires couronnés et des savants étrangers (collection in-4°) et le tome XXI des Mémoires couronnés el autres (collection in-8°) viennent d’être terminés.

Le premier contient les travaux suivants :

Recherches sur la composition et la signification de l'œuf; par M. Ed. Van Beneden (Mémoire couronné).

Sur la tension superficielle des liquides, au point de vue de certains mouvements observés à leur surface; par M. G. Van der Mensbrugghe.

Description minéralogique, géologique et paleontologique de la meule de Bracquegnies ; par MM. Briart et Cornet.

Recherches sur les crustacés d’eau douce de Belgique, 1° partie. — Genres Gammarus, Linceus et Cypris; par M. F. Plateau.

Mémoire sur la formation du blastoderme chez les Amphipodes, les Lernéens et les Copépodes ; par MM. Ed. Van Beneden et E. Besseis.

= Recherches sur le développement du Pélobate brun (Pélobates fuscus Wagl.); par M. le docteur Van Bambeke.

Recherches physico-physiologiques sur la fonction collective des deux organes de l'appareil auditif; par M.A.-J. Docq.

( 555 ) Le second renferme les mémoires suivants :

Sur Jean Lemaire (de Belges) apprécié comme prosateur et poëte ; par M. Ch. Fétis (Mémoire couronné).

Statistische verhandeling der gemeente Nazareth; door Frans de Potter en Jan Broeckaert (Mémoire couronné).

Sur le problème des partis ; par M. P. Mansion.

Études sur les coordonnées tétraédriques; par M. P. Neuberg.

Études sur la mécanique abstraite; par M. De Till

Expériences pour la détermination des pressions des gaz de la poudre dans l’äme des bouches à feu; par M. Mayevski.

Sur les tremblements de terre en 1866 et 1867, avec suppléments pour les années antérieures de 1843 à 1805; par M. Alexis Perrey. |

Sur la régénération anatomique et fonctionnelle de la moelle épinière; par MM. Masius et Vanlair.

— M. Spring offre un exemplaire du premier fascicule du tome II de son Traité de symplomatologie. — M. Ed. Morren adresse également une brochure dont il est l’auteur et qui est intitulée : L’horticulture à l’exposition universelle de Paris en 1867. — Remerciments.

— L'Académie royale des sciences de Munich, la Soclété royale des sciences de Copenhague , la Société géologique allemande de Berlin, remercient pour les derniers envois et adressent différents travaux imprimés qui seront mentionnés au Bulletin.

— M. Lamarle, associé de l’Académie, transmet, par lettre du 16 mars dernier, un billet cacheté dont il de-

( 556 ) mande le dépôt. — Cette pièce sera placée aux archives. Par lettre du 24 mars, le même académicien commu-

nique une note sur une nouvelle démonstration du postulatum d’'Euclide.

— M. Ch. Fritsch communique, pour le Recueil des phénomènes périodiques , les observations faites à Vienne et à Salzbourg, en 1869, sur le règne végétal et le règne animal.

M. Ad. Quetelet présente également l’état de la végétation à Bruxelles le 21 mars dernier, ainsi que les observations semblables faites, à Gembloux par M. Malaise, et à Melle par M. Bernardin.

— Les travaux manuscrits suivants seront l’objet d’un examen :

1° Note sur l’aurore boréale observée en Piémont le 3 janvier 1870, par M. F. Denza. — Commissaire : M. Ad. Quetelet;

2 Détermination de la latitude de la flèche de la cathédrale d'Anvers, par M. Ad. de Boë. — Commissaire : M. E. Quetelet;

9° Projet de radeau de sauvetage, par M. Cantillon. — Commissaires : MM. Brialmont ct Stas.

RAPPORTS

Sur le Byrsax ( Bolitophagus) gibbifer Wesmael, note par M. de Borre.

Rapport de M. Lacordaire.

« Le Bulletin de l’Académie contient depuis trentequatre ans une notice entomologique de M. Wesmael ayant pour objet un insecte singulier de Java que notre savant confrère a rapporté avec raison au genre Bolitophagus de Fabricius, sous le nom de B. gibbifer. Cette espèce est restée tellement rare que les deux exemplaires que M. Wesmael en a eus à sa disposition paraissent être les seuls qui Jusqu’iei soient parvenus dans les collections européennes.

Je ne l’avais pas vue lorsque, dans mon Genera des Co-

léoptères, J'eus à m'oceuper de la famille des Bolitophagides, et Je ne pus qu'indiquer qu’elle devait, ainsi que plusieurs autres espèces, êlre séparée des Bolitophagus qui n'étaient, à cette époque, qu'un magasin de formes disparates. Cette sorte d'appel adressé aux entomologistes a été entendu, et en ce moment le genre de Fabricius est divisé en sept parmi lesquels 1l s’en trouve un, du nom de Byrsax, établi par M. Pascoe sur des espèces des Indes orientales.

M. P. de Borre, qui est chargé de l'entretien et de la classification des collections entomologiques du Musée d'histoire naturelle de Bruxelles, a eu la bonne fortune de retrouver dans les magasins de cet établissement l’un

des deux exemplaires sur lesquels avait travaillé M. Wesmael, et il a reconnu que cet insecte appartenait au genre Byrsax, comme le soupçonnait déjà M. Pascoe. La notice qu'il a adressée à l'Académie est destinée à signaler ce fait aux entomologistes et, en même temps, à faire connaître que l’espèce est distincte du Byrsax coenosus de Singapore auquel M. Pascoe semblait disposer à la réunir. L’examen que j'ai fait de l’exemplaire dont il vient d’être question m'a démontré l’exactitude de ces deux assertions.

J'ai donc l’honneur de proposer à l’Académie l'insertion de ce travail dans son Bulletin, tout en exprimant quelques regrets qu'il ne voie pas plutôt le jour dans l’un des nombreux recueils périodiques consacrés à l’entomologie, qui se publient en ce moment, et où il eût été plus à la portée des personnes qui s'occupent exelusivement de cette science. »

Conformément aux conclusions de ce rapport, la classe vote l’impression du travail de M. de Borre dans les Bulletins. :

Note sur les tremblements de terre en 1868, avec supplements pour les années antérieures de 1845 à 1867 ; par :

M. Perrey.

Bapport de M. Duprez.

« Tout en s’accordant sur l'utilité des recherches auxquelles M. Perrey, secondé par de nombreux correspondants, continue à se livrer, vos commissaires expriment le désir de voir l’étendue de la note qu'il présente à l’Aca-

démie réduite à de moindres proportions. I leur parait que l’auteur peut le faire sans nuire à l'intérêt général de son travail, en supprimant plusieurs détails accessoires, et surtout en condensant beaucoup plus ce qu'il dit des tremblements de terre ressentis au mois d'août 1868. Ces réserves faites, vos commissaires ont l'honneur de demander à la classe l'insertion de la note de M. Perrey dans les Mémoires in-8°. » |

Æapport de M. Ad. Quetelet.

« Tout en partageant les idées de mon honorable collègue, M. Duprez, je ferai observer que, depuis plus de vingt ans, M. Alexis Perrey poursuit sans relâche ses recherches sur les manifestations volcaniques du sol. L’Académie a bien voulu jusqu'ici imprimer ces observations dans l’un de ses recueils. Nous lui saurions gré d’y voir encore admettre le travail actuel, après, toutefois, que l’auteur aura supprimé quelques détails sans importance réelle pour le sujet. Elle récompenserait ainsi le savant modeste et infatigable que ce genre de recherches pénibles n’a pas rebuté et qui a tenu à apporter au vaste ensemble des phénomènes périodiques du globe, d'aussi nombreux et curieux matériaux. »

Conformément aux conclusions de ses rapporteurs, la classe ordonne l’impression des notes de M. Perrey dans le recueil des Mémoires 1r-8°.

Notice sur les puils naturels du terrain houiller, par MM. Cornet et Briart.

Rapport de M, d’Omalius.

« L'action érosive des eaux, la formation des alluvions el la présence de restes d'animaux aquatiques dans la plupart des dépôts stratifiés ont porté à croire que l'écorce solide du globe terrestre, à l'exception des laves rejetées par les volcans, avait été formée dans les eaux. Telle était notamment l’opinion de Werner, que l'on peut considérer comme le fondateur de la géologie positive. Depuis lors on a généralement admis que les porphyres, les trapps, les trachytes et les basaltes sont le prodait d’éruptions venues de l’intérieur de la terre à l’état pâteux ; mais on a continué à croire, et la plupart des géologues croient encore, que tous les dépôts stratifiés sont le résultat de la désagrégation de roches préexistantes dont les débris ont été remaniés et transportés par les eaux. Je suis loin de prétendre qu’une partie des dépôts stratifiés n’ait pas eu ce mode de formation, mais je ne puis admettre qu'il en soit ainsi de tous.

En effet, si les dépôts stratfiés étaient toujours le résultat de la destruction des roches préexistantes, ces dépôts, dans une même contrée, devraient continuer d’être à peu près de même nature, tandis que c’est le contraire qui a lieu.

C'est ainsi, par exemple, que dans notre pays, nous voyons les puissants dépôts de carbonate de chaux de nos terrains dévonien et carbonifère succéder à des dépôts

composés de silice et d’alumine; et qu’ensuite nos dépôts

secondaires et tertiaires n'ont absolument rien qui rappelle les terrains primaires sur lesquels ils reposent.

C’est également ainsi que nous voyons le plateau central de la France, composé de granite, de gneisse, de micaschiste, de grès rouge, être entouré d’une immense ceinture de calcaire blanc, et que les dépôts tertiaires du bassin de Paris, qui sont entourés de roches où dominent le calcaire et l'argile, sont principalement composés d’as-

- sises de sables et de grès blancs très-purs.

Ayant publié en 1831 des éléments de géologie, je me suis trouvé dans l'obligation d'émettre une opinion sur la formation des dépôts stratifiés, et ne pouvant, pour les motifs énoncés ci-dessus, admettre l'hypothèse exclusive de la destruction des roches préexistantes, je me suis dit que, de même que les roches éruptives, qui jouent un si grand rôle dans l'écorce du globe terrestre, viennent de son intérieur, une grande partie des roches slratifiées pourraient bien avoir un mode de formation analogue. En effet, s’il est sorti de l’intérieur de la Lerre des roches à l’état pâteux , pourquoi n’aurait-il pu en sortir des matières pulvérulentes ou gazeuses susceptibles de se mêler ou de se dissoudre dans les eaux ct d'y former des précipités. Celte opinion me paraît d'autant plus admissible que nous voyons sortir de nos volcans des gaz et des cendres aussi bien que des laves. D’un autre côté, on est maintenant assez généralement d’accord pour admettre que les matières des filons proviennent d’émanations intérieures. Or, si ces émanations, lorsqu'elles étaient renfermées dans des cavités, ont pu produire le calcaire, le quartz et les autres minéraux des filons , pourquoi celles qui se seraient répandues dans les eaux n’auraient-elles pas pu donner

( 342 ) naissance à une partie des couches qui composent l'écorce terrestre? En adoptant cette manière de voir, on explique

facilement la diversité des couches et la pureté de quelques-unes d’entre elles.

L'une des principales objections que l’on oppose à cette

hypothèse, c’est que l’on ne voit pas les canaux par où ces

matières seraient sorties. J'ai répondu à cette objection

que Îles puits naturels qui se trouvent dans les terrains

tertiaires et secondaires peuvent être considérés comme élant de ces canaux; mais on a répliqué que ces puits n'étaient que des poches remplies de haut en bas. Je suis loin de contester l’existence des poches ; mais, outre qu'il y a des puits dont on n’a pas encore trouvé le fond , j'ai eu l’occasion de faire voir que des terminaisons de puits que l'on croyait avoir reconnues dans des tranchées n’étaient qu'apparentes et provenaient de ce que les puits prenaient des directions différentes de celles des parois des tranchées.

On a dit aussi que l’on ne trouvait pas de puits dans les terrains primaires, à quoi je répondais que les puits devalent y être très-rares parce que ces terrains élant ordinairement très-disloqués et traversés par un grand nombre de failles et de filons, les émanations intérieures pouvaient, sans établir de véritables puits, s’échapper par les joints et les vides des dislocations.

On conçoit d’après cet exposé tout l’intérêt que peut présenter la découverte de puits naturels dans les terrains primaires ; or, c'est précisément ce que MM. Cornet et Briart annoncent dans le mémoire qu'ils viennent de soumettre à l’Académie. Ces deux ingénieurs, qui ont déjà fait faire tant de progrès à la géologie de notre pays, annoncent l'existence de huit puits naturels dans le terrain

houiller des environs de Mons. Leur notice contient les descriptions détaillées de trois de ces puits, et elle est accompagnée de dessins faits avec la netteté et la clarté qui caractérisent les planches dont ils ont l’habitude d’enrichir leurs écrits.

Je crois devoir faire remarquer à ce sujet que le terrain houiller de Mons ayant assez généralement conservé la stratification horizontale et étant beaucoup moins disloqué que ne le sont ordinairement les dépôts primaires, il n’est point étonnant que ce soit dans ce bassin que l'on ait découvert , pour la première fois, des puits naturels dans les terrains primaires. Du reste, il en sera peut-être de cette découverte comme de beaucoup d’autres, c’est-à-dire qu'elle donnera lieu à de nouvelles observations analogues. Je ne serais notamment point étonné que l'on reconnüt que des accidents que les mineurs ont nommés failles ne fussent des puits naturels. Ce résultat pourrait être obtenu d'autant plus facilement que MM. Cornet et Briart donnent dans leur mémoire, pour la distinction entre les failles et les puits naturels, des caractères mieux développés que ceux que l’on trouve dans les publications actuellement existantes. »°

Happorl de M. G. Dewalque.

« Les travaux souterrains exécutés pour l'exploitation de la houille dans le Hainaut ont amené la découverte de puits naturels, analogues à ceux que l’on connaît dans des terrains plus récents ; mais leur existence n’était guère connue que des exploitants. La note de MM. Cornet et Briart vient heureusement combler cette lacune, en don-

nant la description de trois de ces puits. Voici, succinctement , en quoi ils consistent.

Au milieu des couches plus ou moins inclinées de schiste, de psammite et de houille dont est constituée notre formation houillère, on rencontre tout à coup une vaste cavité, plus ou moins verticale, dont la section, circulaire ou elliptique, peut dépasser 50 mètres en diamètre; cette cavité se prolonge à plusieurs centaines de mètres de profondeur, sans qu'on ait eu l’occasion d’observer sa terminaison, ni vers le haut, ni vers le bas; elle est remplie de fragments de roches laissant entre eux de nombreux vides, la plupart éboulés des parois, quelques-uns provenant du terrain crétacé, qui recouvre le système houiller. Les parois ellesmêmes sont neltes, et parfois les couches de schiste s’infléchissent vers le bas, en entonnoir.

Ces accidents représentent, sur une échelle beaucoup pius grande, les orques géologiques de la craie supérieure de la montagne S'-Pierre , et les puits de sable que l’on connaît dans des roches analogues de divers pays; mais leur formation soulève bien plus de difficultés, puisque la nature des roches traversées ne permet guère de lattribuer à l’action dissolvante de l’éau. Pour discuter le mécanisme de leur production comme le rôle qu'ils ont joué dans la géogénie de la contrée , 1l importerait de connaître, non-seulement l’origine des fragments qui les remplissent, de l’affaissement des couches qui en forment les parois, mais surtout leurs terminaisons, vers la surface comme dans la profondeur.

L’approfondissement des travaux nous éclairera sans doute sur ce dernier point; mais nous avons peu de chances de jamais observer la terminaison de ces puits dans Îles morts-lerrains de la surface.

Je me joins volontiers à mon savant et vénéré confrère pour proposer à la classe d'insérer dans ses Bulletins la note de MM. Cornet et Briart, avec les planches qui laccompagnent, et d'adresser des remerciments aux auteurs. »

Conformémentaux conclusions favorables de ces deux rapports, la classe vote l'impression du travail de MM. Cornet et Briart, ainsi que l'insertion des deux planches qui l’accompagnent, dans les Bulletins.

Sur la viscosité superficielle des lames de solution de saponine ; par M. G. Van der Mensbrugghe.

. Rapport de M. Plateau.

« J'ai signalé (8"° série de mes recherches sur les figures d'équilibre liquides) la solution aqueuse de saponine comme possédant une viscosité superficielle énorme, qui ne peut être attribuée à la présence d’une pellicule ae nature solide. Dans la note soumise à mon examen, M. Van der Mensbrugghe décrit une expérience où la répulsion électrique s'ajoute à la viscosité superficielle pour maintenir ouverte, avec un bord libre, une lame de solution de saponine, malgré la tension de ses deux faces et la forte pression capillaire qui s'exerce à ce bord libre. Celui-ci est irrégulièrement dentelé, et l'action de lélectricité en détache incessamment des lamelles qui voltigent dans l’air, et qui, après être retombées, se transforment en gouttelettes.

L'expérience me paraît curieuse, et j’ai conséquemment

l'honneur de proposer à la classe l'insertion de cette note dans les Bulletins. »

Conformément à ces conclusions, auxquelles a souscrit M. Duprez, second commissaire , la classe vote l’impres-

sion du travail de M. Van der Mensbrugghe dans les Bulletins.

— MM. Liagre et Folie donnent lecture de leurs rapports sur une note de M. Joseph Carnoy, intitulée : Sur le triangle inscrit el circonscrit à une section conique.

La classe, adoptant les conclusions de ses commissaires, vote le dépôt de la notice de M. Carnoy et des rapports aux archives.

— MM. d’Omalius, Dewalque et de Koninck, commissaires pour l'examen d’une lettre de M. Boccardo à M. Ad. Quetelet, et relative à une pluie de matière Jaunâtre à Gênes, le 14 février 1870, expriment l'avis qu'il soit fait un extrait de cette lettre pour les Bulletins.

La classe adopte ces conclusions.

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COMMUNICATIONS ET LECTURES

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Les Cétacés, leurs commensaux et leurs parasites, notice par M. P.-J. Van Beneden, membre de l’Académie.

Sous plusieurs rapports, les cétacés ressemblent aux poissons, surtout par le régime; mais sont-ils infestés comme eux de commensaux et de parasites, et les parasites ressemblent-ils à ceux des poissons Plagiostomes, les carnassiers par excellence, ou à ceux des autres ordres ? On sait aujourd'hui que les vers Cestodes sexués dominent dans les Plagiostomes ou Sélaciens, tandis que dans les autres poissons, qui tôt ou tard servent de pâture, il existe, outre les Cestodes sexués, des vers vésiculaires agames, qui accomplissent leur évolution ailleurs; en d’autres termes, les Plagiostomes logent des parasites propres, des Nostosites, et les poissons osseux logent, en outre, des parasites de transit, des Xénosiles. Les cétacés hébergent-ils ces deux sortes de parasites ?

Dans le but d’élucider cette question et de nous assurer en même temps si la chair des baleines ou des dauphins est destinée à l'entretien d’autres grands animaux, nous avons réuni dans cette note les faits que la science a enregistrés Jusqu'à présent, et nous y avons joint le résultat de quelques observations propres.

Nous ferons suivre le nom des cétacés de l'énumération des commensaux et des parasites qu'ils hébergent.

BALAENA MYSTICETUS.

Cyamus ceti. Linn. — Cyamus ovalis.

Ce crustacé , commensal comme les Cirripèdes, vit sur la

peau et a été signalé par la plupart des baleiniers qui ont fait la pêche au Nord. Il est probable qu’on le trouve également sur les baleines qui visitent le détroit de Behring et la mer d'Okotsk. Le capitaine Seammon (1) rapporte que tous les individus observés dans ces parages étaient dépourvus de Cirripèdes, et comme il ne fait pas mention de Cyames, il est probable que ces derniers auront échappé à son attention à raison de leur petite taille.

On sait que la vraie baleine du Nord n’a jamais de cirripèdes. |

Martens a désigné le Cyame sous le nom de Pediculus celi, et Linné, sous le nom d’Oniscus ceti; on en a fait également un Cymothoa et un Picnogonon. C’est Latreille qui a proposé le nom générique de Cyame qui est généralement adopté aujourd’hui.

Echinorhyneus mysticeti.

Dans son Voyage au pôle boréal (traduction, Paris, 1775), C.-3. Phipps fait mention de Sipunculus lendix, trouvés dans l'intestin d’une Eider (Anas mollissima). C'est évidemment un Échinorhynque qui est désigné sous ce nom. C.-J. Phipps ajoute qu’un animal trouvé adhérent aux intestins d’une baleine a été disséqué par Hunter, et que le grand naturaliste l’a trouvé semblable à celui qui provenait du canard Eider. C’est bien un Échinorhynque.

On a signalé dans l’épaisseur de la peau de la baleine franche des vers vésiculaires du groupe des Cysticerques, mais par erreur : Deb. Bennet, qui a parlé de ces parasites dans les Proceedings de la Société zoologique de Londres , en 1837, les avait trouvés, non sur la baleine comme

(1) Capt. Scammon, On the Celacea of the Western coast of North America. Edited by Edward D. Cope. Philadelphia, 1869. (PROCEED. ACan. NAT. Sc. Puaie., 1869, p. 12.)

( 349 ) on à dit, mais sur le cachalot ( Physeter macrocephalus ). Le nom de Cysticercus balaenæ mysticeti doit done être supprimé.

BALAENA BISCAYENSIS, Eschr.

Cyamus hiscayensis.

Le docteur Monedero à publié la figure qui représente la jeune baleine qui a été capturée en 1854 sur la plage de Saint-Sébastien, dans le golfe de Gascogne , et à côté de la baleine il a donné le dessin d’un Cyame qui a été probablement trouvé sur elle. Malheureusement on n’en à pas conservé pour les comparer.

Coronula biscayensis,

Cette baleine porte des coronules ; cela était connu des Islandais à l’époque où ils faisaient la pêche de cette baleine et de celle du Groënland ; cette dernière n’en a jamais. Mais la mère qui est venue avec son baleineau dans le golfe de Gascogne portait-elle des coronules? Eschricht, qui s’est rendu sur les lieux quelques années après la capture, n’a pas pu s’en assurer. Heureusement le docteur Fischer à bien voulu se donner la peine de visiter la côte de Saint- Sébastien où le baleineau a été capturé, et il a appris par les douaniers que la peau était couverte de cirripèdes.

La baleine qui est venue échouer depuis, près du cap Cod, aux États-Unis d'Amérique, logeait probablement aussi des commensaux; mais malheureusement, lorsque M. Al. Agassiz est arrivé sur les lieux pour prendre possession du cadavre, la peau était en grande partie enlevée, et la putréfaction avait envahi tout le corps. M. AT. Agassiz a bien voulu me promettre de s'assurer si par hasard il n’est pas resté sur place des débris calcaires de ces crustacés.

BALAENA AUSTRALIS.

Coronula halænaris,

On trouve ces coronules dans la plupart des collections. Toutes les baleines des régions tempérées en portent, mais on ne connaît pas les espèces. En recueillant ces coronules, on a généralement négligé de tenir compte de l’espèce de baleine ou de la localité qui les a fournis.

Ces cirripèdes sont logés surtout à la base des nageoires.

D'après le capitaine Sganzin , les coronules se trouvent rarement sur les baleineaux. Sur les Megaptera, au contraire, ces cirripèdes sont établis de si bonne heure que les Groënlandais prétendent qu'ils viennent au monde avec leurs commensaux. |

Tabicinella trachealis.

On sait que ces cirripèdes pénètrent lépaisseur de la peau, mais sans traverser le chorion. Le réseau de Malpighi, qui à jusqu'à un pouce d'épaisseur, sépare ordinairement le chorion de la coquille. Nous avons reçu-d’Eschricht un morceau de peau avec des Tubicinelles en place et une quantité de cyames et d’Acarus autour d'elles.

Le capitaine Sganzin fait observer que si l’on trouve des Tubicinelles sur les grosses: baleines, que l’on prend accidentellement sur les côtes de Madagascar, au contraire les jeunes baleines n'en portent jamais. N'est-ce pas plutôt que les jeunes Tubicinelles n'ont pas été reconnues.

Ces cirripèdes se logent principalement dans la région qu'on appelle couronne. :

Cyamus erratieus, Roussel de Vauzème (1).

Roussel de Vauzème a publié, dans les Annales des

Cyamus erralicus, Rouss.de Vauzème. Un jeune animal.

(1) À coté d'une Tubicinelle dans une dépression entre la peau et le cirripède nous trouvons deux individus adultes fortement blottis surtout par les pattes postérieures; dans l’espace laissé entre ces deux individus

. nous trouvons une dizaine de jeunes à tous les degrés de développement.

( 552 ) sciences nalurelles, le résultat de ses observations sur ces crustacés, ainsi que sur les deux genres suivants (1).

Il admet trois espèces sous les noms de Cyumus ovalis, Erraticus et Gracilis. Nous avons tout lieu de croire, comme le pensaient Audouim et Milne- Edwards, que ce naturaliste n'a pas tenu assez compte des

La tète de Cyamus erraticus. modifications que l'âge apporte dans la forme. Nous avons trouvé de jeunes animaux au milieu d'adultes auxquels les caractères du Gracilis convenaient fort bien. Nous reproduisons la forme d’un de ces jeunes individus.

Le Cyame errant à une couleur d’un rouge vineux, dit Roussel de Vauzème, les segments du thorax sont écartés, les crochets des pattes forts et acérés; il a quatre branchies simples , très-longues, pourvues à leur base de deux appendices inégaux et pointus.

Latreille parle aussi de trois espèces de Cyames, dont deux ont été rapportées du cap de Bonne-Espérance, par De Lalande (2) et l’autre de quelque cétacé des mers orientales.

Odontobius ceti, Roussel de Vauzème.

C’est un Nématode qui vit, en abondance extrême, sur les fanons, à la manière des Tubifex. La longueur de ces

(1) 1854, vol. I, p. 259.

(2) Annal. des science. nat., 1854, vol. FT, p. 259.

( 553 ) petits vers est tout au plus de deux lignes et demie (1).

Pirolina ccti, Roussel de Vauzème (2).

Ce prétendu Polype, habitant également les fanons, et dont Roussel de Vauzème n’a pu voir les tentacules, pourrait bien n'être qu'une agglomération d'œufs de quelque mollusque attachés aux fanons.

Acarus (Acaridina) balaenarum, Van Ben.

Nous avons trouvé plusieurs individus entre les Tubicinelles et les Cyames ; ils sont remarquables sous plusieurs rapports, et surtout par la séparation de la tête du thorax et de l’abdomen. Les nombreuses et longues soies qui recouvrent le corps sont plumeuses. Nous nous proposons de les faire connaître en détail plus tard.

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Acaridina balaenarum de Balaena australis. La première patte isolée.

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1) Annal. des scienc. nat. 1854, vol. EL, p. 526. 2) Ibid., p. 551.

BALAENA JAPONICA.

Diadema japonica.

Nous n'avons pas vu ces Diadema en nature; nous ne les connaissons que par une figure d’un ouvrage japonais, qui représente parfaitement ces animaux; cet ouvrage reproduit cette baleine avec son squelette et tout ce qui se rattache à la pêche de ces animaux sur les côtes du Japon. L'auteur a fait figurer, indépendamment de la baleine et de ses principaux viscères, les embarcations que l’on yemploie et les engins de pêche dont on fait usage (1).

Sur un de ces Diadema se trouve un autre cirripède du genre Cineras qui ressemble beaucoup au Céneras du nord de l'Atlantique.

MEGAPTERA BOOPS.

Diadema hbalaenaris.

C’est l'espèce la plus répandue dans les collections. Nous conservons ce nom spécifique en attendant que l’on fasse une étude comparée des Diadema provenant des autres Mysticètes.

Conchoderma (Otion) aurvitum.

On trouve souvent ce cirripède comme commensal sur les Diadema. :

Dans cette Megaptera les Diadema S’insèrent de préférence aux membres thoraciques et à la nageotre caudale. Ils y forment habituellement toute une colonie. Si l’on trouve,

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(1) Cet ouvrage japonais en deux volumes in-folio appartient à M. Joseph Allen de Stoke Newington. Il traite exclusivement de la pêche de la baleine sur les côtes du Japon. Nous l'avons vu entre les mains de M. Flower.

( 599 ) par hasard, des cirripèdes sur une Balenoptera, ces crustacés sont toujours isolés.

Ces Diadema sont déjà très-développés chez les Jeunes Keporkak, à tel point que les Groënlandais pensent , comme nous l’avons vu plus haut, qu'ils naissent avec eux.

Les trois commensaux que nous citons ici d’après des observations faites au Groënland ont été reconnus également sur les mêmes Mysticètes à la côte d'Islande par Sophus Hallas. |

MEGAPTERA LALANDII.

Biadema balaenaris.

Conuchoderma (Otion) auritum.

On n'a pu jusqu’à présent comparer ces Diadema et ces Conchoderma avec ceux du nord de l'Atlantique, et les noms spécifiques ne sont, par conséquent , que des noms provisoires. Ils est assez remarquable que ces Conchoderma vivaient sur les Diadema et que le même fait a été constaté chez le Keporkak du Groënland. Ascanius ligure (Lab. 46) un Diadema couvert de cinq Conchoderma. Eschricht en à vu jusqu’à seize sur un seul Diadema.

MEGAPTERA NOVAE ZELANDIAE.

Diadema.. ..,

Nous ne connaissons ces Diadema que par des échanüllons que Kroyer a rapportés de Valparaiso (1840-1841 ), et qu’il avait trouvés au milieu d’ossements de cétacés disséminés sur la côte. |

MEGAPTERA ANTARCTICA.

Diadema californica. (Sp. nov ).

Nous sommes en possession d’un Diadema des côtes de Californie que nous croyons provenir de cette Megaptera.

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