‹ Recherches sur l'embryogénie des crustacésChapitre 7 sur 89 · CINQUIÈME QUESTION · texte numérisé non relu

CINQUIÈME QUESTION

On demande de nouvelles recherches pour établir la composition et les rapports mutuels des substances albuminoides.

La médaille d’or attribuée comme prix à la première et à la cinquième de ces questions sera de la valeur de mille francs; elle reste fixée à six cents francs pour les deuxième; troisième et quatrième questions. |

Les auteurs des mémoires insérés dans les recueils de l’Académie ont droit à cent exemplaires de leur travail. Ils ont, en outre, la faculté d’en faire tirer un plus grand nombre , en payant à l’imprimeur une indemnité de quatre centimes par feuille.

Les manuscrits devront être écrits lisiblement, rédigés en latin, français ou flamand, et adressés, francs de port, à M. Ad. Quetelet, secrétaire perpétuel, avant le 1° juin 1871. |

l’Académie exige la plus grande exactitude dans les citations ; les auteurs auront soin , par conséquent, d'indiquer les éditions et les pages des ouvrages cités. On n’admettra que des planches manuserites.

Les auteurs ne mettront point leur nom à leur ouvrage, mais seulement une devise, qu’ils répéteront dans un billet cacheté renfermant leur nom et leur adresse. Les mémoires remis après le terme prescrit, ou ceux dont les auteurs se feront connaître, de quelque manière que ce soit, seront exclus du concours.

L'Académie croit devoir rappeler aux concurrents que, dès que les mémoires ont été soumis à son jugement, ils

(16) sont déposés dans ses archives comme étant devenus sa propriété. Toutefois, les auteurs peuvent en faire prendre des copies à leurs frais, en s'adressant, à cet effet, au secrélaire perpétuel.

COMMUNICATIONS ET LECTURES

Sur l'aurore boréale du 3 janvier 1870; note par M. Quetelet, membre de l’Académie.

Le 3 janvier au matin, les barreaux de déclinaison magnétique et d'intensité horizontale de l'Observatoire ont été trouvés en perturbation. La déclinaison atteignit son plus grand écart à 9 h. 10 m.; elle était alors plus petite de 14 minutes environ que la moyenne du mois de décembre. L’intensité a continué à diminuer jusqu’à 9 h. 38 m. : son écart était alors d'environ 8 degrés. Ensuite les barreaux se sont insensiblement rapprochés de leur position normale. |

Le soir, malgré un ciel à peu près couvert, M. Terby croit avoir observé à Louvain une aurore boréale. A Bruxelles, le ciel ne s’est découvert qu'à 9 h. 20 m.; il est resté beau jusque vers 11 heures, mais rien de particulier n’a été vu dans le nord; les instruments magnétiques étaient revenus tout à fait à leur position normale.

F—S me EX | LL 2

Note sur l’organe reproducteur du Psilotum triquetrum Sw., par J.-J. Kickx, professeur de botanique à l’Université de Gand.

Parmi les plantes cryptogamiques supérieures, la famille des Lycopodiacées est une de celles qui offrent Île plus grand intérêt scientifique : les quatre genres, Selaginella, Lycopodium, Psilotum et Tmesipteris, qui la composent, sont loin de présenter, surtout pour leurs organes de reproduction, les mêmes caractères essentiels, et ce n’est guère que dans Îles sélaginelles que ces organes sont bien connus. :

Il y a donc, dans l'étude de ces plantes, de nombreuses lacunes à combler. C'est ce qui m’a fait entreprendre les recherches dont j'ai l'honneur de soumettre les premiers résultats à l’Académie.

Mes observations ont été faites sur un fort exemplaire de Psilotum triquetrum que je cultive depuis quelque temps dans les serres du jardin botanique de l'Université de Gand. Cette plante, remarquable par sa fertilité, est couverte, pendant presque toute l’année, d’un nombre prodigieux de sporanges parvenus à des degrés différents ae développement.

De même que dans les autres Lycopodiacées, l'emplacement des sporanges du Psilotum triquetrum est indiqué par les feuilles. Celles-ci, qui sont sessiles et de petite taille, sont entières quand elles sont stériles, et présen-

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tent, au contraire, en cas de fertilité, une bifurcation profonde en deux lobes effilés. Aussi la diversité d'aspect des organes foliacés permet-elle de reconnaître facilement la place occupée parles appareils reproducteurs, à une époque où ces appareils eux-mêmes échapperaient peutêtre à l'œil nu. |

Le sporange, quand on le considère au moment de sa malurité, se présente comme une capsule (fig. 2) jaune, globuleuse, un peu aplatie, ayant en moyenne un diamètre de 1,8""-2,1"%, sur une hauteur de 1,5"7-1,8" : 1 est formé très-distinctement de trois lobes renflés, et il est partagé en trois loges par des cloisons complètes qui se réunissent à son centre. La présence de ces trois loges est un caractère de genre pour les Psilotum : il arrive cependant quelquefois, par accident, que le sporange est divisé seulement en deux compartiments par une cloison médiane, où même qu’il est simplement uniloculaire. C’est là un fait tératologique que j'ai observé fréquemment, lorsqu'une fructification longue et abondante semblait avoir épuisé le végétal, et qui rappelle, jusqu’à un certain point, la diminution du nombre des sépales, des pétales, des étamines ou des feuilles carpellaires, dans les fleurs des plantes supérieures.

Les auteurs qui se sont occupés de l’organographie des lycopodiacées ne sont pas d'accord quant à la position véritable du sporange. Cet organe a-t-il le même emplacement qu'un bourgeon de plante phanérogame, c'est-à-dire, est-il porté par la tige au point d'insertion d'une feuille devenue l’analogue d’une bractée? ou bien naîtal sur la feuille elle-même ?

La première de ees opinions à été généralement admise

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