LIVRE TROISIÈME
ment dans une analyse des facultés fondamentales de l'âme, fort analogue à celle qu’a proposée l’école écossaise ' ;
Enfin une doctrine physiognomonique , vulgairement désignée sous le nom de crânioscopie , qui, s’appuyant sur la doctrine anatomo-physiologique , et invoquant l’observation , a la prétention d’apprécier les puissances intellectuelles et morales d’après l’examen du crâne.
Ces trois doctrines ne sont pas tellement dépendantes l’une de l’autre qu’elles doivent nécessairement être, toutes les trois, vraies ou fausses à-la-fois.
Ainsi, la doctrine philosophique pourrait représenter la meilleure analyse des facultés intellectuelles et morales , sans que les idées physiologiques de Gall , sur la multiplicité des organes et sur leur distribution dans l’encéphale , fussent exactes. Et la doctrine physiologique elle-même pourrait être fondée, sans que le crâne fût apte à reproduire les différences de forme et de volume qui existent dans l’encéphale.
Il est vrai que, si les observations crânioscopiques venaient à faillir au système , il sc trouverait à-peu-près réduit, comme tant d’autres , au rang des théories qui manquent encore de preuves.
Tout ceci s’applique positivement à la phrénologie, qui n’est pas la physiologie du cerveau, qui n’est pas une science , comme on l’a ridiculement avancé 2 mais qui est un système , le système de Gall.
Or, dès l’apparition dusystème de Gall, les objections les
' Voir l’ouvrage remarquable que vient de publier M. Lelut, sous ce titre: QiC est-ce que la Phrénologie?
» Manuel de Plirénolog.