CHAPITRE V
volume il' une région s’écarte de ses proportions ordinaires chez un individu , cette disposition est l’indice d’une différence analogue dans ses manifestations habituelles et dans son caractère.
Comme si le travail de M. Lelut ne disait pas positivement à la phrénologie : Non, cela n’est pas vrai pour les voleurs homicides ; car ils ne se distinguent pas des autres par la saillie de la tempe au-dessus et au-devant hommes du pavillon dè l’oreille , là où vous placez les organes du meurtre, du vol’et de la ruse.
Au lieu de nier la possibilité de cette conclusion , il aurait mieux valu discuter les faits.
Les faits sur lesquels M. Lelut s’est appuyé pour établir que les crânes des voleurs homicides ne se distinguent pas des crânes ordinaires , par une prédominance de la largeur sur la longueur, sont en effet susceptibles de critique.
Il est d’abord à regretter que cet observateur n’ait pas déterminé avec plus de rigueur le résultat de ses mesures. Ses moyennes ne sont réellement que des termes moyens entre des mesures extrêmes.
Sur les dix observations de voleurs homicides qu’il a consignées dans son travail , il n’en est que quatre qui soient réellement comparables avec ses observations sur les tètes d’hommes ordinaires. En effet, les mesures , dans six de ces observations , ont été prises sur des crânes et pour rendre ces mesures comparables aux mesures prises sur des têtes revêtues de leurs parties molles , il a fallu que M. Lelut ajoutât des quantités jugées par lui propres à compenser les différences de volume du crâne à la tête. Mais ces quantités peuvent être considérées comme arbitraires ; et cette manière de procéder ôte aux faits leur plus grande valeur, l’exactitude rigoureuse.