CHAPITRE I
CA
Le besoin de faits authentiques, de déterminations rigoureuses, se fait même encore plus vivement sentir à propos du volume de l’encéphale, que pour le volume de la tète et du crâne.
Les diverses méthodes imaginées pour apprécier le volume du crâne, ne consistant pas dans une mensuration exacte, ont été, à bon droit, jugées impropres à atteindre le but pour le crâne lui-même. A plus forte raison doiventelles être considérées comme insuffisantes pour faire arriver, par induction , à l’appréciation du volume de l’encéphale.
Pour obtenir des faits scientifiques , il faudrait mesurer l’encéphale lui-même , ou tout au moins la cavité crânienne. Je n’ai pas négligé ces deux modes de détermination du volume de l’encéphale ; mais j’ai cru devoir leur préférer un procédé plus commode et plus sûr, la détermination du poids.
En effet, si le poids de l’encéphale ne peut exprimer le volume d’une manière comparative qu’à la condition de l’identité dans la densite' de la substance cérébrale , au moins le poids exprime-t-il toujours d’une manière absolue et comparative la quantité de matière.
Or, le volume n’a de valeur que comme représentant la quantité de matière. Le poids peut donc lui être substitué sans inconvénient et même avec avantage.
Il serait d’ailleurs facile de passer du poids au volume, si les différences de densité dans la substance cérébrale étaient exactement connues.
Malheureusement il n’en est pas ainsi.
Ces différences de densité existent-elles, et , dans le cas de l’affirmative , ont-elles une grande importance?