Saimiri. 160. Serin
On a fort judicieusement remarqué que la proportion de la masse de l’encéphale avec le reste du corps ne peut servir de terme rigoureux de comparaison , parce que, le poids du cerveau restant le même, le poids du corps varie considérablement, suivant l’état de maigreur ou d’embonpoint. Aussi rien de jslus dissemblable que les déterminations de ce rapport pour chaque espèce , suivant les individus ; cette proportion a été évaluée, pour le chat, tantôt à 1 /82, tantôt à 1/156; pour le chien, tantôt à 1/47, tantôt à 1/305.
D’autres causes peuvent encore faire varier ce rapport ; ainsi il n’est pas le même aux diverses époques de la vie.
On a vu que, pour l’homme, ce rapport est plus grand dans le jeune âge qu’aux autres époques de la vie. On l’a trouvé égal à 1/15 chez un individu de 6 ans , dans l’âge adulte , il n’est plus que de 1/48.
C’est certainement cette cause qui explique comment on a pu assigner à ce rapport, pour l’encéphale du dauphin, des évaluations si différentes , 1/25, 1/66, 1/102, évaluations qui correspondent à des poids du corps de 35 , 200 , 380 livres.
On comprend dès-lors qu’on puisse attribuer erronément une proportion beaucoup plus forte à une espèce , si on détermine le rapport chez un individu très-jeune. C’est ce qu’on a fait pour le dauphin , par exemple , toutes les fois qu’on a pris 1/25 pour l’expression de ce rapport, sans tenir compte de l’influence de l’âge.
Quelques incertitudes que ces causes d’erreur aient pu