CHAPITRE VI
introduire dans les faits qui ont été recueillis , sur la proportion du poids de l'encéphale au poids du corps , on est en droit de conclure de ces faits que l’homme, comparé aux animaux, n’a pas l’encéphale le plus volumineux , proportionnellement à la masse du corps. L’assertion d’Aristote manquait de vérité.
On a vu d’ailleurs qu’il n’est pas plus vrai que, d’une manière absolue, l’encéphale humain soit le plus gros.
Ces résultats incontestables de l’observation doivent-ils faire rejeter comme une erreur la loi générale du rapport entre le développement de l’intelligence et le volume de l’encéphale ?
Non, à mon avis. Quelques réflexions sont ici nécessaires.
L’encéphale , dans son ensemble , n’est pas un organe simple chargé d’une seule fonction. Son volume et sa structure ne sont pas physiologiquement coordonnés avec un but fonctionnel unique , l’intelligence , par exemple, à la manière de l’œil pour la vision.
L’encéphale est un organe complexe à fonction multiple. Il serait même plus exact de le considérer comme une association d’organes. Ainsi il est l’aboutissaut des organes des sens ; il est le point de départ des mouvements volontaires ; il est l’agent d’une intervention vitale nécessaire à toutes les fonctions , qu’on a désignée par le nom d’innervation.
Sous ce triple point de vue, il se trouve fonctionnellement et organiquement en rapport avec les organes des sens , avec l’appareil locomoteur, avec toute la masse du corps.
On conçoit que ces rapports fonctionnels , dans lesquels l’intelhgence proprement dite n’a aucune part, puissent entraîner des rapports nécessaires de développement orga-