‹ Recherches sur l'encéphaleChapitre 88 sur 111 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Et, vis-à-vis de ces animaux , l’homme garde encore sa supériorité d’organisation cérébrale , si l’on considère que la proportion de la masse encéphalique à la masse corporelle est, chez lui , de 1 à 35, tandis cjue cette proportion est, chez le dauphin, de 1 à 102; chez l’éléphant, de 1 à 500.

Pour le poids relatif, l’homme l’emporte aussi sur la plupart des animaux. A l’égard de ceux qui ont une masse cérébrale proportionnellement plus grande que lui, il reprend encore sa supériorité par le volume absolu , chez lui beaucoup plus considérable.

On peut donc , en s’appuyant sur les deux ordres de faits établis , conclure que l’homme l’emporte sur la plupart des animaux , à-la-fois par le volume absolu et par le volume relatif de l’encéphale, qu’il l’emporte sur tons par l’un ou par l’autre ; proposition qui semble supposer la généralité de la loi , et qui peut même être considérée comme l’une de ses formules.

Certains physiologistes que n’avait pas satisfaits la considération du poids absolu et du poids proportionnel de l’encéphale ont cherché un mode d’appréciation du volume comparatif plus exact et plus concluant.

Il ont pensé , avec raison , que le poids du cerveau et le poids du cervelet sont des termes de comparaison indépendants des variations dues à l’état d’embonpoint ou de maigreur. Mais, pour que le rapport du cerveau au cervelet fût une mesure réelle du degré de l’intelligence, il faudrait que le cervelet fût plus certainement étranger à la production des actes intellectuels et moraux , qu’il n’a jusqu’ici été donné à la science de l’établir.

Les résultats de cette méthode d’appréciation sont , au reste , assez peu satisfaisants. Elle place l’homme à coté du bœuf, au-dessous d’un sapajou.

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