CHAPITRE VI
II y a ici une cause grave d’erreur. Une seule des dimensions des organes que l’on compare , la largeur , est loin d’exprimer le développement réel du volume.
Dans le tableau ci-joint , qui a été dressé d’après des faits consignés dans Y Anatomie comparée de M. Serres, la largeur du cerveau, comparée à la largeur de la moelle épinière, assigne au marsouin le premier rang, au moineau le second ; l’homme ne se présente qu’en troisième ligne. Tandis qu’en comparant simultanément les dimensions constatées dans les diverses parties de l’encépliale , on s’assure , au premier coup-d’œil , que, dans ces faits, l’homme l’emporte réellement sur tous les autres animaux , et même sur le dauphin.
Chez l’homme, les hémisphères ont à-la-fois plus de longueur , de largeur et de hauteur ; le cervelet est aussi et plus large et plus long.
Les mesures prises par M. Serres confirment donc la conclusion qui a été tirée de la considération simultanée du volume absolu et du volume proportionnel au corps.
Les autres méthodes d’appréciation comparative n’auraient pas assez de valeur pour détruire cette conclusion , à laquelle d’ailleurs elles ne sont pas directement contraires.
Car, dans chacune de ces méthodes, les exceptions défavorables sont peu nombreuses et plus apparentes que réelles. On peut donc dire avec vérité que , dans toutes les manières d’envisager l’encéphale de l’homme, comparativement avec l’encéphale des autres animaux , on arrive toujours à accorder , en définitive , à l’homme , la supériorité d’organisation cérébrale
L’existence d’un rapport physiologique entre le volume de l’encéphale et l’intensité de la force intellectuelle dans la série des êtres animés est une forte présomption en fa-