CHAPITRE VI
veut- de l’opinion qui étend l’empire de cette loi jusqu’aux individus d’une même espèce.
Aussi les physiologistes n’ont-ils pas hésité à appliquer le principe à l’homme, et à tirer des inductions du volume de l’encéphale pour expliquer les différences individuelles d’activité et de portée intellectuelle.
Ainsi Sœmmering1 qui, dès 1788 , avait soutenu l’opinion , depuis généralement adoptée , que l’homme , supérieur à tous les animaux connus par le volume de l’encéphale proportionnellement à l’ensemble des nerfs, doit à ce rapport d’organisation sa prééminence intellectuelle; Sœmmering regarde comme chose on ne peut plus vraisemblable que, parmi les hommes, un cerveau plus grand, proportionnellement au corps et aux nerfs , ne soit physiologiquement lié à des qualités de l’esprit plus éminentes.
Par l’influence des différences dans la grandeur de ce rapport , et conséquemment par l’influence des différences dans la masse cérébrale, il explique les différences de vivacité , d’activité , de puissance que présentent dans leurs facultés intellectuelles les divers individus , et bien plus les mêmes individus , suivant qu’ils sont gras ou maigres , gros ou minces , grands ou petits , vieux ou jeunes.
On a depuis attribué à ce rapport, entre la grandeur du cerveau et la masse du corps , une influence sur la force de résistance dans les maladies.
Meckel 2 admet , comme démontrée , la loi de Sœmmering , et n’hésite pas à penser que , dans l’homme , la masse
’ Corp. hum. fub.
2 Manuel d’anal.