‹ Recherches sur l'epuration biologique et chimique des eaux d'egout effectuées à l'Institut Pasteur et Lille et à la station experimentale de la MadeleineChapitre 114 sur 173 · TOUTE LA FOSSE · texte numérisé non relu

TOUTE LA FOSSE

1 et 2

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)taL . . .

Le volume total, du 8 janvier au 30 juin 1908, a donc été de 1938 mètres cubes^ soit en chiffres ronds 2000 mètres cubes pour six mois.

La composition de ces gaz est également très variable,

comme le montre le tableau ci-après, qui r(^sume un grand nombre d'analyses :

Acide carbonique. Méliiane. Hydrogène. Azote.

Moyenne 0/0 . . 4,5 47,8 22,9 24,8

Minimum — . . 3 37,5 16,2 10,5

Maximum — . . 6,6 59,5 32,8 32,5

Il n'y a de différences bien nettes dans la composition des gaz dans les différents compartiments qu'entre les premiers et les derniers, comme le montrent les moyennes suivantes :

Acide carbonique. Méthane. Hydrogène. Azote.

2' compartiment. 3,9 51,1 24,3 20,6

Les gaz dégagés dans les derniers compartiments contiennent une moins grande proportion de méthane et, par contre, tous les autres gaz sont plus abondants. Il est probable que les boues qui se sont déposées à l'extrémité de la fosse sont de nature différente de celles qui se sont accumulées à l'entrée, et que, par suite, les gaz que les fermentations peuvent produire varient de composition. Il faut aussi noter que le liquide des fosses, ayant déjà dissous beaucoup d'acide carbonique, ne peut alors plus en dissoudre et une plus grande quantité de ce gaz se dégage dans l'atmosphère.

Aux gaz dont nous avons rapporté les proportions dans le mélange dégagé, il faut ajouter de petites quantités d'hydrogène sulfuré (maximum 4 pour 1000) de mercaptan et d'autres gaz odorants. Nous avons recherché si ces gaz entraînaient de l'ammoniaque et nous n'en avons trouvé que moins de 1 milligramme dans 1200 litres de gaz.

On peut calculer approximativement la proportion de matière organique qui a été désintégrée et gazéifiée dans une fosse septique, en utilisant pour ce calcul les formules hypothétiques suivantes :

1"* Pour V albumine :

4C»H»5Az«05 + 14H*0 = 4Az« + 19011* + ISCO* + 4H Albumnic Eau Azote Méllianc Ac. carbonique llyHro^t'ne

ROLE DES FOSSES SEPTIOUES DANS L'KPLRATION. 41

D'après cette formule, 1 litre de méthane est produit par 1*%7 d'albumine.

'2** Pour la cellulose :

C'm«0»« + 2H«0 = 6CH* + 6CO* OUuloso Eau Méllianc Ac. carbonique

D'après cette formule, 1 litre de méthane est produit par 2'%44 de cellulose.

Partant de ces données, nous pouvons estimer le poids de matière organique gazéifiée dans notre fosse.

Les 2000 mètres cubes de gaz dégagés pendant la période d'expérience contiennent 47,8 pour 100 de méthane ou 956 mètres cubes, provenant, soit de

9ô6xi.7=3 l.G25kil. 2 d'albumine,

soit de

î»56 < 2,U — 2.552 kil. 0 de cellulose.

Ces nombres (assurément inférieurs à la réalité puisqu'il n'est tenu compte ni des pertes, ni des gaz dissous, ni des désintégrations gazeuses qui ne forment pas de méthane, mais seulement de l'acide carbonique ou de l'hydrogène i montrent assez clairement que les actions de désintégration en fosse septique ont une importance considérable.

Nous ne saurions donc en aucune manière souscrire aux conclusions de Dzerszyowski citées au commencement de ce chapitre, non plus qu'à celles de .V. Vincey, lorsqu'il déclare que les fosses septiques paraissent surtout travailler mécanique' ment à la manière de simples bassins de décantation.

Il est incontestable que la fei^mentation septique permet de dissoudre une grande partie (de 30 à 50 pour 100) des matières organiques charriées en état de suspension par les eaux d'ëgout.

L'expérience montre, en outre, que celles de ces nialières qui restent inattaquées sont difficilement putrescibles; il en résulte que les boues des fosses septiques sont extraordinairement inoffensives pour l'odorat: que leur faible altérabilité facilite leur manutention; qu'enfin on peut, sans inconvénient, tolérer leur déversement intermittent dans les fleuves ou les cours d'eau à grand débit.

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