‹ Recherches sur l'epuration biologique et chimique des eaux d'egout effectuées à l'Institut Pasteur et Lille et à la station experimentale de la MadeleineChapitre 135 sur 173 · AMMONIAQUE · texte numérisé non relu

AMMONIAQUE

OXYCÈNE

Ut à percolatioii . .

libre albiiininoïdo

absorbé

ÎW

Lits de oontacl. . .

Ces résultats montrent que la réduction des bactéries n'est pas une mesure de Tépuration chimique quand les procédés sont difTérents. Au contraire, si Ton compare des lits de contact formés de matériaux différents, mais utilisés de la même façon, les résultats chimiques et bactériologiques sont analogues, comme nous Tavons vu plus haut.

2*' Partie. — Étude de la dénihi/ication. — On sait que les nitrates, au contact de certains composés organiques, sont

TRAVAUX SUR LE FONCTIONNEMENT DES LITS BACTÉRIENS. i09

détruits avec dégagement d'azote gazeux ou d'oxydes gazeux d'azote : c'est ce qu'on appelle la dénitrificalion (').

Va\ 1904, Letls a montré que lorsqu'on ajoute du nitrate de potasse (25 milligr. d'azote nitrique par litre) à un effluent de fosse septique, tout le nitrate disparaît en 24 heures, et, dans quatre expériences sur huit, il a retrouvé la quantité théorique d'azote sous la forme d'azote gazeux ou d'oxyde, ce dernier est faible en proportion seulement. Dans une expérience pour laquelle il se servit d'effluent de fosse septique filtré à la bougie de porcelaine, il n'obtint pas de disparition de nitrates. II trouva aussi que, si l'on mélange en parties égales de fosse septique et l'effluent de lit bactérien à percolation, les nitrates disparaissent en un ou deuxjours.il lui apparut que cette décomposition peut être plus rapide si les effluents mélangés étaient traités dans un lit de contact. Pour celte raison, W, Mair construisit les lits dénitrifiants qui ont été indiqués plus haut, et il fut trouvé que dans ces lits les nitrates disparaissaient après trois heures de contact.

C'est pour étudier l'action biologique de la dénitrificalion indiquée par l'expérience de Letts avec les effluents filtrés à la bougie que Mair a entrepris ces recherches.

Après avoir vu que la dénitrificalion est plus rapide à mesure que la température s'élève, ce qui montre que les agents en sont les microbes, Mair a isolé un certain nombre de bactéries dénitrifiantes. Les unes, les bactéries déniirifiantes vraies, donnaient un dégagement d'azote gazeux, les autres, qu'il appelle Bacillus hyponitrosus, ne donnaient pas de dégagement d'azote gazeux mais de l'ammoniaque.

Les bactéries dénitrifiantes sont essentiellement aérobies; cependant elles peuvent vivre dans des conditions anaérobies en présence de nitrates dont elles empruntent l'oxygène. D'un autre côté, avec une très bonne aération, ces bactéries vivent sans attaquer les nitrates.

W, Mair a estimé le nombre de bactéries déniirifiantes par

(*) Selon GRiMBEnT (Bulletin de Vlnslitut i*asteui\ 15 décembre 1904), les bactéries dénitrifianles se divisent en deux groupes : \° les bactéries dénitrîfiantes vraies, qui atUiquent directement le nitrate en dégageant de Tazote; 2* les bactéries dénitrifiantes indirectes^ qui n'attaquent les nitrates que par l'intermédiaire des substances amidées avec^ \Taisemblablemcnt, le concours des acides.

deux méthodes. La première consistait à ensemencer i centimètre cube de dilutions successives deTeaudans une solution de peptone contenant 20 milligrammes de nitrate de potassium par litre et, après incubation de trois ou quatre jours, il recherchait les nitrates. Dans la deuxième, il ensemençait avec 1 centimètre cube les mêmes dilutions des tubes à fermentation de Durham contenant un bouillon à 0,23 pour 100 de nitrate. Le dégagement de gaz indiquait la décomposition des nitrates. Os deux méthodes ne donnent pas les mêmes résultats, car dans la première les nitrates peuvent être réduits en nitrites seulement, ce qui n'est pas le fait de bactéries dénitrifiantes vraies.

L'exemple suivant montre ces différences en même temps que la fréquence de ces bactéries :

l" Méthode,

DILUTIONS

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