‹ Recherches sur l'epuration biologique et chimique des eaux d'egout effectuées à l'Institut Pasteur et Lille et à la station experimentale de la MadeleineChapitre 149 sur 173 · TRAITEMENT PRÉLIMINAIRE · texte numérisé non relu

TRAITEMENT PRÉLIMINAIRE

LITS BACTÉRIENS

Traitement chimique avec d<^caiitation intermittente.

Traitement chimique avec décantation continue. . .

Simple décantation intermittente

Simple décantation continue

Fosses septiques

fr.

(lin seul coiila«*l )

LITS BACTÉRIENS

A PBRCOLATION

fr.

fr.

i<ï6 ÉPURATION DES EAUX D'ÉGOUT.

Les dépenses d'épuration par lits bactériens percolateurs sont <lonc seulement environ les deux tiers de celles qu'entraîne l'emploi des lits de contact.

Toutefois, lorsqu'on fait subir au sewage un traitement <;liimique préalable par décantation simple, comme un seul -contact peut suffire, le coût de Tépuration devient alors équivalent à celui d'un lit percolateur. Il peut même être un peu moins élevé.

Les dépenses sont naturellement en rapports avec le type •d'installation ou de construction choisi.

D'après les calculs de la Commission royale, il faut compter •en moyenne pour les lits bactériens à double contact de 1 mètre de profondeur, y compris les matériaux de construction et de garniture, les drains, les canaux de distribution, les appareils mécaniques, etc. sur une dépense de 55 fr. 25 ipar mètre carré.

Les matériaux de garniture 'sont alors comptés à raison de 10 francs le mètre cube, mis en place. Mais il arrive souvent •que leur prix est beaucoup moindre.

Efficacité comparée des lits de contact et des lits perco- XATEURs. — Pour comparer les résultats obtenus en différentes localités, la Commission royale a trouvé commode •d'adopter une unité d'épuration, qui est basée sur Toxydabilité •du sewage et sur celle de Teffluent après traitement, déduc- •tion faite pour ce dernier de la quantité d'oxygène qui s'y itrouve à Fétat de nitrates.

Cette unité a été proposée par le D*" Mac Goivan.

V unité de temps admise a été de 24 heures: V unité de volume 1 galloUy et Vunité de volume des matériaux filtrants 1 yard cube.

Pour exprimer le nombre d'unités d'épuration obtenues avec <un lit, on retranche le nombre de parties, en poids, d'oxygène (nécessaire pour oxyder la matière organique de 100000 parties de Teffluent de ce lit, du nombre de parties, en poids, d'oxygène nécessaire pour oxyder la matière organique de 100000 parties du liquide arrivant sur le lit. Les chiffres ainsi •obtenus sont multipliés par le nombre de gallons d'eau d'égout (par yard cube de matériaux) passant sur le lit en "2i heures.

i;epiration biologiole en Angleterre. iot

La détermination de la quantité d*oxygène nécessaire pour oxyder la matière organique étant une opération longue et délicate, Mac Gowan a proposé la formule suivante pour calculer les unités d'épuration :

(Az. ammoniacal -f- Az. organique) x 4,5 -+- (substances volatiles des matières en suspension) x 2 — (Az. nitrique) x 3.

Soient : A le nombre de parties d'oxygène nécessaire pour oxyder la matière organique de 100000 d'eau brute;

B le nombre de parties d'oxygène nécessaire pour oxyder la matière organique de 100000 d'eau épurée;

n la nombre de gallons d'eau épurée par yard cube de matériaux. On a :

Coefficient de pollution, C = (A — B)Xn.

On peut transformer cette formule pour l'usage des unités de mesures françaises :

Soient : A' le nombre de milligrammes par litre d'oxygène nécessaire pour oxyder la matière organique de 1 litre d'eau brute;

B' le nombre de milligrammes par litre d'oxygène nécessaire pour oxyder la matière organique de 1 litre d'eau épurée ;

n' le nombre de mètres cubes d'eau épurée par mètres cubes de matériaux. On a :

Coefficient de pollution, C = >*" t--^.

Les deux valeurs de C seront égales.

Conclusions générales relatives aux lits de contact et AUX LITS percolateurs. — 1° La quantité d'eau d'égout susceptible d'entre épurée par mètre cube de lit de contact ou de lit percolateur varie à peu près en sens inverse de la concentration du sewage traité. On suppose, bien entendu, que la dimension des matériaux de chaque lit est adaptée aux caractères du sewage traité et que ces matériaux sont disposés en épaisseur convenable pour assurer le maximum d'efficacité.

2* Si l'on tient compte de la perte progressive de capacité des lits de contact, il faut admettre qu'un mètre cube de matériaux disposés sous forme de lit percolateur épure généralement

environ deux fois plus de setvage qu'un mètre cube des mêmes matériaux en lits de contact ;

3° Lorsqu'il s'agit de scwage contenant des substances capables d'exercer une action inhibitrice sur les microorganismes, les deux types de lit semblent alors fournir un travail équivalent. Mais ce point n'est pas encore bien établi ;

4° Les lits percolateurs sont mieux adaptés aux variations de flot que les lits de contact;

5** Les effluents des lits percolateurs sont d'ordinaire mieux aérés que ceux des lits de contact et sont de composition chimique plus constante, tandis que le premier flot qui s'écoule au moment où l'on vide un lit de contact est toujours beaucoup plus impur que ne l'est la moyenne de l'effluent de ce même Ht ;

i}"" Les risques de gêne par les odeurs sont plus grands avec les lits percolateurs qu'avec les lits de contact;

7° On a constaté enfin que certains lits percolateurs, principalement ceux qui sont construits avec de gros matériaux, donnent lieu à un développement souvent exagéré de mouches. Pendant les mois chauds de l'année on y voit pulluler des Psychodidœ qui, bien qu'apparemment écloses dans les lits, envahissent en grand nombre les habitations voisines.

IH

On ne saurait mettre en doute qu'un sol approprié et suffisamment étendu soit parfaitement efficace pour oxyder les matières organiques contenues dans le sewage. C'est là un fait connu depuis longtemps.

Mais, pour se faire une opinion sur la valeur respective du sol comme agent d'épuration et des autres procédés biologiques, la Commission royale a jugé nécessaire d'étudier systématiquement le travail de plusieurs stations d'épandage, en particulier celles du camp d'Aldershot^ deCroydon (Beddington), de Xottingham, de Cambridge, de South Norwood, de Leicestery

L'ÉPURATION BIOLOGIOUE EN ANGLETERRE. 16î>

d'Altrinckarn et de Rugby, L'enquête a porté sur une période de plus de deux années.

Comparaison des effluents des terrains d'épandage avec CEUX des lits artificiels. — Jugés par l'analyse chimique, les deux sortes d'effluenls possèdent les mêmes qualités.

Pour les 8 stations d^épandage observées, le taux moyen d'épuration, calculé d'après la méthode de Mac Gowan dont il a été parlé ci-dessus, est d'environ 98 pour 100.

Pour 7 stations d'épuration biologique par lits de contactj le taux moyen, calculé d'après la même méthode, est de 93,4 />oî/r 100.

Pour 6 stations pourvues de lits percolateurs^ ce taux est de 99,4 powr 100.

D'une manière générale, les effluents provenant des lits artificiels, tels qu'ils ont été construits jusqu'à présent, sont moins parfaitement épurés que ceux des bons terrains d'épandage où Ton ne traite, comme à Nottingham^ pas plus de i^Q^^^i par hectare et par jour. Mais les effluents de terrains argileux sont le plus souvent de qualité très inférieure. La Commission royale estime qu'avec certains sols, le danger de laisser échapper vers les nappes souterraines une proportion plus ou moins grande de sewage non purifié est plus grand que dans le cas des lits artificiels.

Caractères bactériologiques des effluents. — Au point de vue bactériologique, le traitement du sewage sur le sol peut, dans les conditions favorables, réduire considérablement le nombre des bactéries. Cette réduction varie de 94 à 99 pour 100. Mais le D*^ Houston a montré qu'elle ne signifie pas grand'chose parce que les espèces microbiennes dangereuses ou suspectes qui persistent dans l'effluent sont relativement en grand nombre.

Volume du servage épurable par le sol, — En règle générale il faut admettre que, sur les meilleurs sols, on doit traiter au maximum 526 métrés cubes par hectare et par jour (ce qui corresponde 1000 habitants), après traitement préliminaire, c'està-dire après séparation par précipitation chimique ou par décantation, ou par fosses septiques, des matières en suspension dans Teau d'égout.

\s eaux sont très chargées. On obtient un haut pourcentage d'épuration, mais la surface eit trop restreinte, ec un plus faible volume d'eau par hectare, les résultats seraient probablement bons.

l^s effluents sont ordinairement bons, mais le volume traité est trop élevé.

vec la méthode adoptée le volume d'eau traité est trop fort, mais avec la surface employée, on pourrait obtenir de bons résultats par lUtration seule, n traite un volume un peu trop fort pour obtenir des effluents très épurés.

tj

es analyses chimiques indiipient des effluents très épurt^.

e volume traité est trop grand pour obtenir des effluents 1res épurés.

iî

!ft

ao

Page 1