IV. — Fosse «Simplex
— M. L. GauUicr, architecte (07, rue d'Amsterdam, Paris) a construit, sous le nom de Simples, un appareil d'épuration domestique en béton armé, parfaitement étanche et qui mérite d'être signalé.
(^el appareil se compose d'une fosse septique cylindrique munie de deux cloisons intérieures de différentes hauteurs, l'une suivant le diamètre, Tautre suivant le rayon (//j.S). L'une de ces cloisons est percée à sa partie inférieure et leur hauteur est calculée d'après le débit. Tout le système peut ôlre placé dans la cave des habitations ou enterré complète-
(M Diillrtin dit aercice de aaiité et de Iln/giàite, BruxoIIos, juillct-noùt 1007.
FIjï. 8. — Fosse « simplcx » de L. Gnullicr.
ment comme une fosse ordinaire. Un tampon avec joint spécial existe sur le dessus et permet la visite intérieure de la fosse.
Le compartiment I fonctionne comme toutes les fosses sepliques et reçoit le tuyau de chute C. Les eaux-vannes débarrassées par fermentation anaérobie de la plus grande partie des matières en suspension passent en S par une ouverture grillagée en bas. De là, lorsque Tappareil étant plein, une chasse se produit, une égale quantité d'eau s'écoule par dessus la cloison dans le compartiment II, et une autre, de môme
volume, est éva- ^ ^ cuée par le trop-
plein de vidange V sur un puisard de nitrification ou puits bactérien.
Voici la description de ce puisard telle que l'auteur l'a publiée dans une note au Congrès national d'hygiè- ne et de salubrité de Mamoille (oclo-
Fig. 9. - Puisnrd hncirrien • simplex » «lo !.. Gnultier. uT^ l./UOj \
On creuse un puits en lerre jusqu'à la couche absorbante en y pénétrant comme pour faire un puisard ordinaire, mais au lieu de monter un tube en maçonnerie sèche, nous remplissons ce puils avec du gros mâchefer ou des débris de briques, poteries, meulières, etc., jusqu'à environ 2 mètres du sol.
Dans les deux derniers mètres jusqu'au sol, sur I mètre de diamètre, on construit un tube en maçonnerie ou en béton aggloméré. On descend dans ce trou une cuve en ciment armé ( ABCD, fuj. \)) qui n'a qu'une faible épaisseur et 0'",80 de diamètre extérieur sur i mètre à l'",r»0 de hauteur. Cette cuve a son fond et toute sa partie inférieure percés de trous. Pour éviter qu'elle repose directement sur In couche de mAchefer,
et afin de permettre à Tair de circuler aussi bien en dessous qu'autour, on la fait reposer sur trois dés en pierre ou en brique (a, b, fig. 9).
On remplit cett^ cuve de trois couches superposées de mâchefer dont les morceaux vont en diminuant de grosseur de bas en haut; les premiers ayant environ 5 à 6 millimètres de diamètre, les seconds 3 millimètres et ceux du haut de la grosseur du gravier fin. Ces trois couches sont pilonnées légèrement pour rendre la masse plus homogène et pour éviter que l'eau la traverse trop rapidement. A sa surface on pose un petit appareil très simple en fonte, poterie ou ciment, qui a pour but de distribuer d'une façon régulière leau sortant de la fosse septique.
Lorsque cette sorte de puisard peut être établi assez loin de rhabitation et entouré de massifs de verdure, on le laisse à l'air libre. Quand le jardin est trop petit, et c'est la majorité des cas dans les banlieues des villes, on le couvre d'un plancher quelconque en ayant soin de le ventiler le mieux possible.
Les liquides fermentes anaérobiquement subissent dans ce puisard bactérien une nitrification qui peut ne pas être complète mais qui s'achèvera ensuite dans le sol perméable sousjacent. On réduira par suite dans une large mesure les chances de contamination des nappes souterraines.
Aucun hygiéniste ne saurait évidemment souhaiter l'emploi généralisé d'un tel système dans les villes et encore moins dans les agglomérations rurales qui sont obligées d'extraire (le leur sous-sol, par des forages ou par des puits, leurs eaux d'alimentation. Mais, dans certains cas, lorsqu'il s'agit de maisons isolées à la campagne, surtout si la nappe aquifère est protégée contre les infiltrations superficielles par une couche imperméable ou par une épaisse couche de sable fin, il peut rendre de réels services en raison de sa simplicité <le construction. C'est à ce titre que nous avons cru devoir le faire connaître.
V. ^- Puisard absorbant de E.-S. Auscher. — M. /?.-S\ Auscher, ingénieur sanitaire (24, rue Lafayette, à Versailles) propose d'annexer aux fosses Moiiras ou autres types de fosses septi-