‹ Recherches sur l'epuration biologique et chimique des eaux d'egout effectuées à l'Institut Pasteur et Lille et à la station experimentale de la MadeleineChapitre 51 sur 173 · i:i»LHATlON DES KAUX D'KGOUT · texte numérisé non relu

i:i»LHATlON DES KAUX D'KGOUT

ques, dans les localités où il n'existe pasd'égout et où Ton est obligé de recourir aux puisards absorbants, un type du puisard représenté dans la figure 10.

Ce dispositif comporte une caisse en tôle perforée MM remplie de scories sur 0",50 environ, de gros sable de rivière ou gravillon sur 0'",20; puis encore de scories sur 0"*, 80. Celle caisse, amovible, repose sur un tampon en fonte T qui livre passage par plusieurs ouvertures à Teau partiellement épurée vers le puisard absorbant creusé en dessous.

La surface du lit bactérien est à découvert en B.

La caisse en tôle n'occupe que la moitié environ du puits P dans lequel Tair circule librement pour permettre aux phénomènes d'oxydation de s'effectuer. Ce puits P est fermé au niveau du sol par des plaques en lôlc striée épaisses NN, juxtaposées et laissant entre elles des espaces libres de 0,03.

La distribution deTeffluent de la fosse septique s'effectue, au fur et à mesure que les chasses se produisent, par le canal D, ramifié à son extrémité en trois branches percées de trous et noyées dans la couche de grosses scories à quelques centimètres au-dessous de la surface.

Cet appareil, très simple et peu coûteux, est susceptible de rendre quelques services, surtout pour les habitations isolées à la campagne. Il est assurément loin d'être parfait, mais si l'on veut bien réfléchir à ce fait qu'à l'heure actuelle 85 à 90 pour 100 des détritus ménagers et des matières de vidange, sur l'ensemble du territoire de la France, vont au sous-sol sans aucune épuralion préalable^ la situation sanitaire du pays serait certainement améliorée si l'on ne tolérait les puisards absorbants qu'à la condition qu'ils ne reçoivent que des eaux débarrassées de matières en suspension et au moins partiellement épurées.

VI. — Appareil sanito-bactérien (système C-A. Lucas, 13, rue des Frères Herbert, Levallois-Perret). — Cet appareil, construit eu un ciment spécial, est divisé en une série de trois compartiments dont la disposition est combinée, d'après l'auteur, de telle sorte que « les deux classes de microbes (anaérobies et aérobies) se trouvent chacune dans les conditions

KPl RATION DES EALX-VANNKS DKS HABITATIONS ISOLÉES. ItiS Coupe verticale

Fosse

septique

Plan sur cd

I !••• o oo oa9« oo ooVe ] |

Plan sur a b

maçonnée

Fig. 10. — Piiisord absorbant à nérallon conliniio fsyslômc E -S. Ansclioi).

lii ÉPURATION DES EAUX D'ÉGOUT.

spéciales les plus favorables à leur activité, aussi bien qu'à leur reproduction, sans se gêner ou se nuire mutuellement ». Les deux premiers compartiments représentent en réalité deux fosses septiques, communiquant Tune avec Tautre ; la première reçoit le tuyau de chute (C fig. 11) ; la seconde est pourvue d'une série de chicanes ou plaques transversales percéesde trous alternants (D), dans le but d'empêcher les matières solides d'être entraînées par les remous ou par les dégagements

Fig. II. — Appareil sanilo-bartérien (sysl^me G. -A. Lucas).

gazeux, sans nuire {\ la circulation du liquide. Au sortir de la deuxième fosse, celui-ci s'écoule de haut en bas en cascade dans un troisième compartiment, dit aérateur [K)^ sur une série d'étagères perforées qui supportent chacune une couche de matériaux (scories ougraviers) de diflTérentes grosseurs. L'étage inférieur de ce troisième compartiment est une chambre à air dont la communication avec l'air extérieur est assurée par une large cheminée (A).

Nous ne connaissons aucune application de ce système qui nous permette de porter un jugement sur sa valeur pratique. Mais, outre qu'il nous paraît beaucoup trop compliqué, il présente au moins deux défauts qui doivent forcément nuire à son efficacité et le rendre promptement inutilisable. Le premier est qu'il eslimpossibled'eiïccluer, sans démonter et vider tout l'appareil, le curage de l'un quelconque de ses comparli-

incnts. Le second, plus grave encore, réside dans ce fait que les liquides déversés dans Vaéraleur y pénètrent au fur et à mesure que se produisent les chasses en C, sans que soient assurées des inlermiltences convenables, Suj)posons par exemple que deux ou trois chasses arrivent coup sur coup en E, le produit de laseconde et, plus encore, celui de la troisième, traverseront l'aérateur avant que celui de la première ait eu le temps de s'oxyder. Il eût fallu, au moyen d'un dispositif analogue à celui des réservoirs à siphons de chasses automatiques, retenir à la partie supérieure du compartiment E un volume déterminé du liquide sortant des fosses septiques et faire en sorte que ce liquide ne puisse se déverser en cascade que par intermillences suffisamment espacées sur les matériaux nitriflcaleurs.

VII. — Fosse septiqueet lit bactérien pour habitations de A. Degoix (Lille, i2, rue Masséna). — Nous ne reviendrons pas sur la description de cet appareil que nous avons déjà mentionné (vol. II, p.7'2). Mais nous croyons utile d'indiquer une modification très avantageuse que l'auteur a cru devoir y apporter et qui consiste, ainsi que l'indique la figure 12, à faire précéder lelît bactérien d'un réservoirde chasse automatiqueenfermé en vase clos. Le volume de ce réservoir est calculé, suivant l'importancederinstallation, demanièreà retenirune quantité d'eau (sortant de la fosse septique) correspondante au produit de plusieurs chasses. On assure ainsi, d'une manière aussi parfaite que possible, l'intermittence des déversements de liquide sur le lit bactérien et ces déversements s'elTectuent par une série de jets formant becs pulvérisateurs. Les matériaux du lit ne se trouvent, par suite, jamais noyés et l'air y circule constamment, aspiré de bas en haut par la cheminée d'appel, de telle sorte que l'évacuation de l'acide carbonique provenant des fermentations aérobies d'une part, et l'oxydation des matières fixées par les matériaux du lit d'autre part, s'eflFectuent dans les meilleures conditions.

Des appareils de ce genre fonctionnentdans plusieursétablissements publics, entre autres au Lycée de Lille et au Lycée de Saint-Omer (/?</. 15 et 14). Ils donnent toute satisfaction. Les liquides épurés qui s'en échappent ne sont pas putrescibles

KI'UHATION DKS EAUX D'tGOlT.

OS

El 5 :§

Page 1