AVANT-PROPOS
Ayant, lors de l’Exposition internationale de 1867, fait partie de la commission déléguée par la Société d’anthropologie et chargée de surveiller le classement et l’arrangement des crânes et des momies recueillis par M. Mariette Bey et envoyés par le vice-roi d’Egypte , nous remarquâmes un certain nombre de pièces atteintes d’atrophie sénile. Depuis lors, grâce à l’extrême obligeance de M. le professeur de Quatrefages, et de ses aides MM. les docteurs Jacquart et Deramond, nous avons pu étudier tout à loisir ces crânes égyptiens, ainsi que ceux des riches collections conservées dans les galeries et le laboratoire d’anthropologie du Muséum.
La collection, déjà si précieuse, de la Société d’anthropologie de Paris nous a fourni aussi un certain nombre de faits intéressants.
La description des crânes atrophiés existant dans le Musée pathologique de Berlin, nous a été communiquée avec la plus grande bienveillance par le savant anatomopathologiste M. Virchow, grâce à l’obligeant intermédiaire de M. le Dr H. Lépine.
Malgré ces matériaux, notre travail eût été impossible sans l’hospitalité qui nous a été donnée dans le laboratoire de recherches anthropologiques de M. le professeur Broca.
Nous avons pu non-seulement exécuter là toutes nos recherches sur la composition chimique des os, faire toutes les mensurations et les pesées nécessaires ; nous avons eu encore à notre disposition et livres, et tableaux de mesures, et, fait essentiel pour nous, une série de calottes crâniennes provenant d’individus d’âge certain. Nous tenons aussi à remercier, tout particulièrement ici, notre excellent ami le Dr E, Hamy, chef des travaux du laboratoire d’anthropologie; il nous a communiqué deux cas très -intéressants d’atrophie sénile, et a mis à notre disposition une série d’observations sur l’état des sutures chez les vieillards.
Nous devons aussi des remerciments particuliers à M. le Dr A. Condereau, qui nous a aidé de ses conseils lorsque nous avons commencé nos analyses du tissu osseux; c’est grâce à son expérience que nous avons pu mener à bonne fin cette partie de notre travail.
Si nous avons pu nous mettre un peu au courant de la littérature allemande tout le mérite en revient à notre excellent ami le Dr G. Lemattre, que nous remercions de son utile concours.