CHAPITRE PREMIER
Nous ne prétendons pas dans ce modeste travail apporter des éléments nouveaux pour servir à éclairer la recherche des causes encore obscures de l’hypertrophie sénile de la prostate, et fixer la science à ce sujet, mais faire en quelque sorte une revue générale et critique des opinions les plus connues.
Comme nous le verrons tout à Paie à propos de l'historique, l'étude étiologique de cette affection si fré- ‘1 quente chez les vieillards n’a guère été entreprise que ”
dans la seconde moitié du xx siècle, et cela se conçoit
facilement puisque, avant cette époque, l'anatomie patho: 21 on. logique était en quelque sorte à l’état embryonnaire. D’ail- | £ ; leurs, même aujourd’hui, le nombre des théories est assez | Ne restreint pour que l’on puisse les exposer toutes, les com- 2 EU Fe
parer entre elles, les discuter et sans prendre un parti définitif se rattacher cependant à celle qui semble trouver ne sa meilleure démonstration dans les faits cliniques ac | tuellement rapportés.
Il nous a paru intéressant de choisir cette question LS parce que, à notre connaissance, les travaux que nous allons citer n’ont jamais été réunis dans une vue d’ensemble et dégagés de tout ce qui ne se rapporte pas exclusivement Var à l'éuologie de l'hypertrophie sénile de la prostate. : rl
C’est ainsi qu'après un historique rapide nous passe- ’
RE rons à l’étiologie envisagée en bloc, nous verrons ensuite la valeur de chacune des causes que nous aurons citées, ce qui nous conduira d’une manière naturelle et nécessaire à exposer la pathogénie telle qu’on peut la déduire des données précédentes.
Mais avant d'entreprendre ce travail nous tenons à témoigner notre reconnaissance à ceux qui nous ont rendu agréable et facile l'étude de la médecine.
Que M. le docteur Guépin, qui fut pendant les ne années que nous avons passées à Paris un maître et un. ami dévoué, et qui nous a guidé dans nos travaux jusqu’à ce jour de la soutenance de la thèse, accepte l'hommage de notre profonde reconnaissance. Vars
Ce n’est pas à nous de faire l'éloge de nos maîtres dans les hôpitaux de Paris, mais nous tenons à leur dire que nous avons toujours trouvé trop court le temps passé dans leur service.
Que M. le docteur Routier accepte l’assurance de notre profonde gratitude pour la bienveillance avec laquelle il nous dirigea pendant l’année que nous avons eu l’honneur de passer dans son service.
M. le docteur Talamon fut pour nous un maître si dévoué que nous ne savons comment lui exprimer notre reconnaissance. Il fit notre éducation médicale avec une patience telle, qu'il semblait oublier que nous n’étions que d’humbles élèves écoutant un grand maitre.
M. le docteur Segond nous a fait l'honneur de nous donner une place d’externe dans son service. Nous y. avons passé des heures trop courtes, admirant la science chirurgicale du maître qui fut toujours si bon pour nous,
» + % tant d’amabilité que grâce à lui nous avons pu nous perfectionner dans l'art des accouchements, nous lui en ex-
M. le docteur Boissard nous à ouvert son service avec
primons toute notre reconnaissance.
Nous n'oublions pas non plus les premiers maîtres qui __ont guidé notre début dans la médecine, et en quittant l'École de Médecine de Nantes nous avons regretté l’ensei- gnement si éclairé de MM. les docteurs Heurtaux, professeur de clinique chirurgicale, Hervouet professeur de clinique médicale et Poisson, professeur de clinique chirurgicale, et nous tenons à les remercier de la sympathie x nu ‘ils nous ont toujours témoignée.
Enfin noustenons àremercier M. le professeur. Le Dentu du grand honneur qu'il nous fait en acceptant 5) prési- dence de notre thèse.
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