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CHAPITRE II

L'histoire de lhypertrophie sénile de la prostate considérée au point de vue particulier qui nous occupe aujourd'hui peut artificiellement d'ailleurs, et pour la commodité de l'étude, être divisée en trois périodes :

La première période qui s'étend jusqu'au début du siècle, malgré les travaux de Lacuna (xvr siècle), de Ferri, de Riolan (xvn° siècle) de Bartholin, de Santorini, de Morgagni peut être résumée dans cette phrase partout citée de Samuel Cooper : « Il me semble préférable de confesser que létiologie de cette affection est inconnue ». |

Les auteurs que nous venons de citer parlaient bien en effet de callosités développées au niveau du col de la vessie, de tumeur des glandes prostates, d’excroissances du col vésical, mais aucun d’eux ne précisait davantage.

À la seconde période, qui pour nous s’étendra jusqu’en 1850 environ, l'incertitude absolue des causes de la rétention d’urines chez les vieillards persiste chez Desaux, chez Boyer, chez J. L. Petit et n'entre dans une ère de progrès qu'avec Everard Home, Amussat, De Caudmont,. Leroy d’Etiolles.

Toutefois 1l faut faire une mention particulière des recherches de Civiale et de Mercier qui ont essayé de reconnaître l’importance réelle des causes multiples invoquées

jusqu'à eux. Ces causes, pour le dire en passant, étaient de tous les ordres : les rétrécissements de l'urèthre, les

caleuls vésicaux, la syphilis, les écarts génitaux. Civiale

dans son livre sur les maladies du col de la vessie et de la prostate s'attache surtout à l'étude clinique de la stagnation d'urines, tandis que Mercier perfeetionne au point que l'on connaît les différents modèles de sondes employés chez les prostatiques. Cependant ce dernier conelut lui aussi, comme Samuel Cooper, en disant que : « detoutes les causes admises par les auteurs, il n’en est aucune dont le rôle en soit démontré ».

La troisième période ou période actuelle, a vu éclore deux théories : la théorie de la sclérose et la théorie glandulaire ou épithéliale. |

L'artério-selérose en rapport avec l’évolution régressive ou sénile de tout l'organisme affecterait à des titres inégaux les différentes portions de arbre génito-urinaire. Comme l’âge est un des facteurs les plus actifs de ce processus il en résulte que l’on ne devient prostatique qu’à une époque déjà avancée de la vie ou lorsque certaines conditions pathologignes ont amené prématurément la vieillesse. L

La sclérose prostatique prépondérante serait parfois la seule localisation manifeste chez certains vieillards tandis que chez d’autres, laissant la prostate presque indemne, elle frapperait surtout la vessie, les lésions ayant toujours leur origine dans les vaisseaux artériels. Cette opinion défendue d'abord par le plus grand nombre des spécia-

listes français et étrangers est aujourd’hui à peu près

abandonnée et a cédé la place à la théorie glandulaire ou

épithéliale. Cette théorie invoquée par Voillemier et Le. 5 Dentu en 1881, aété, pour la première fois, complète. ment exposée. par Reliquet et Guépin dans les « Glandes , 2 ue Het urèthre, 1894 », et développée depuis dans une suite ininterrompue de travaux et tout particulièrement de

communications à l'Académie de Médecine. Ha 1x La A Casper avait déjà démontré que nombre de prostatiques ES Re

ne sont pas artério- scléreux, on savait aussi depuis long

temps que beaucoup d'artério- scléreux ne deviennent …

jamais prostatiques. Il était rationnel de rechercher le Fe point de départ et la localisation des lésions dans les glandes elles- mêmes, c'est-à-dire dans l'élément noble de,

>= 2 < fase

la prostate. | ser È |

La théorie de Reliquet et Guépin a été reprise dans les

travaux de Motz, Albarran, etc..., et c'est surtout. cette

théorie que nous AGE en relief dans ce travail.

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