CHAPITRE IV
En reprenant toutes les notions causales que nous venons de présenter dans une sorte de tableau on peut déjà se rendre compte, malgré.l’obscurité apparente du sujet, du rôle pathogénique qui doit leur être accordé. e
Elles n’ont toutes, qu’elles soient locales ou générales, qu'une action prédisposante, mais aucune d'elles ne paraît avoir à elle seule un effet déterminant sur l'apparition des : lésions de l'hypertrophie sénile de la prostate. Ces lésions sont de nature scléreuse, c'est-à-dire qu'il s’agit de tissus
conjonctif scléreux qui se substitue au tissu propre de la
lande ayant pour les uns, comme point de départ la paroi des petits vaisseaux artériels, par conséquent la périphérie du lobule prostatique, pour les autres la paroi des glandes et apparaissant tout d'abord au centre du lobule. Sclérose péri-vasculaire dans la première hypothèse, sclérose péri-glandulaire dans la secoude, l’une d'origine artérielle, l’autre d'origine glandulaire épithéliale.
Cette action prédisposante pour le plus grand nombre des affections locales et générales énumérées dans les pages précédentes se bornerait à favoriser le développement de la sclérose; c'est ainsi que peuvent ètre interprétés les effets de la congestion habituelle du petit bassin et de la prostate en particulier, les effets des intoxications et
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LABS des maladies infectieuses, les effets de l’âgeenfin, à la condition cependant que le sujet ne soit point encore arrivé à l'époque où la prostate subit l’atrophie vraie, e’est-àdire, voit disparaître ses éléments nobles sans qu’il y ait hyperplasie du stroma.
Les différentes prostatites de toute origine : blennorrhagique, simple, tuberculeuse peut-être. entraînent aussi à leur suite l'apparition du tissu fibreux dans la prostate, et cest même un de leurs modes de guérison par cicatrisation vraie. -
Mais on sait qne la sclérose qui succède aux inflammations franchement aiguës s'accompagne de destruction de la glande, remplacée bientôt par un noyau de tissu fibreux.
Dans ce cas la sclérose est totale ou partielle mais diffuse sans systématisation: la prostate est de petit volume, elle est dure, bosselée où non ; en somme il n'y a pas hypertrophie, il n°v a pas non plus atrophie.
Il ne reste donc qu’à examiner désormais les prostatites chroniques, celles qui agissent longuement sur les glandes où se cantonnent les éléments infectieux. EH paraît en effet nécessaire que cette action soit longtemps prolongée et qu’elle rencontre un terrain spécial préparé par lassociation du plus grand nombre des raisons étologiques invoquées plus haut pour déterminer les manifestations de lhypertrophie.
En résumé tous les facteurs incriminés ont une part de nocivité certaine et au lieu de les rejeter tous les uns après les autres en désespoir de cause, comme le firent les
auteurs dont nous avons parlé, on s'aperçoit qu'en les
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ne pathogénie satisfaisante:
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