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l'enfant étant très sensible à des influences qui seraient sans effet sur l’adulte : sommeil, affections diverses qu'il n’est d’ailleurs pas toujours possible de dépister, l’interrogatoire des parents faisant souvent défaut.
L'accouchement, en particulier, bien qu’acte physiologique, nous a semblé provoquer, chez le nouveau-né, trop de traumatismes, trop de compressions surtout, pour que nous ayions recherché systématiquement les réflexes dans les moments suivant la naissance.
Encore que cette partie de nos recherches ait été de ce fait limité, nous tenons à remercier ici, M. le Professeur Fruhinsholz, qui nous avait accueilli de façon si bienveillante dans son service de la Maternité, où il nous avait permis d'examiner des enfants nouveau-nés.
Contrairement à de nombreux auteurs, qui n’ont pu faire porter leurs recherches que sur des enfants hospitalisés, nous avons pu examiner en série des enfants sains, grâce à la grande obligeance de M. le Professeur Haushalter, qui nous a facilité l'accès des Crèches de Nancy et à qui nous devons d’avoir pu mener ce travail dans des conditions favorables.
Nous avons examiné également un certain nombre de sujets au cours de remplacements.
Il. FAITS PERSONNELS
Nos recherches ont porté sur 142 enfants paraissant sains, que nous avons, synthétisant l’ensemble de nos résultats, groupés d’après leur âge en 6 catégories :
GRoure 1. — Sur 40 enfants, au cours du premier samestre (13 ayant moins d’une semaine), lexcitation plantaire a produit :
35 fois l’extension nette du gros orteil des deux côtés;
2 fois la flexion (un enfant de la fin du cinquième mois, l’autre âgé de 6 mois);
2 fois des alternatives de flexion et d’extension (un enfant âgé de 3 mois, dont les réponses étaient peu nettes, présentait la flexion à la suite d’excitations répétées : cet enfant avait un état général paraissant médiocre; l’autre cas se rapporte à un enfant âgé de 6 jours);
1 fois la flexion d’un seul côté (un enfant âgé de 6 jours, qui
: avait l'extension à l’examen pratiqué le lendemain).
Groupe 2. — Sur 22 enfants du second semestre :
6 fois l'extension (il s'agissait trois fois d'enfants pouvant se tenir quelques instants en équilibre et même faire quelques pas : que, dans un but d’abréviation, nous appellerons « débutants ») ;
9 fois la flexion (tous ces enfants étant « débutants »);
1 fois un résultat non déterminé (« débutant » de 11 mois);
— 3 fois des alternatives de flexions et d’extensions (un seul d’entre eux était « débutant »);
3 fois l'extension d’un côté et la flexion à lautre pied (un seul « débutant ») ;
DC) OR Es
GROUPE 3. — Sur 23 enfants du troisième semestre :
5 fois l’extension (4 étaient « débutants »);
12 fois la flexion (il s'agissait de 4 enfants pouvant marcher et de 8 « débutants »);
2 fois des résultats non déterminés (un débutant de 15 mois, un enfant pouvant marcher) ;
2 fois l’extension d’un côté et la flexion de l’autre (ces 2 enfants capables de marcher);
2 fois des alternatives de flexions et d'extensions (ces 2 cas se rapportant à deux débutants).
GroUPE 4. — Sur 20 enfants du quatrième semestre :
1 fois l’extension (il s’agissait d’un débutant de 21 mois);
12 fois la flexion (tous ces enfants marchaïient) ;
2 fois des résultats non déterminés (marche possible) ;
3 fois l’extension d’un côté et la flexion de l’autre (ces 3 enfants marchaient) ;
2 fois des alternatives de flexions et d’entensions (1 « débutant »
du vingt-quatrième mois, l’autre, du même âge, marchant
correctement).
GROUPE 5. — Sur 9 enfants de deux ans à deux ans et demi :
8 fois la flexion; 1 fois l’extension (l'enfant était âgé de 25 mois).
Groupe 6, — Sur 28 enfants après déux ans et demi :
1 fois seulement l’extension chez un enfant de 2 ans À; 21 fois la flexion;
4 résultats indéterminés ;
2 alternatives de flexions et d’extensions.
Les enfants de ces deux derniers groupes pouvant marcher (c'est-à-dire garder correctement leur équilibre et dont il nous a semblé que la marche avait perdu le caractère particulier de cette marche de l'enfant à ses premiers pas, qui nous paraît être caractérisée par la brusquerie de propulsion des membres inférieurs, le pied supportant le poids du corps restant sur le sol plus longtemps que normalement et ayant, par contre, une oscillation plus rapide).
D'après ces chiffres, il apparaîtrait done que l’extension serait la règle absolue durant le premier semestre; que, durant le second, ni la flexion, ni l’extension ne paraissent prédominer, car nous avons 31 % d’autres réponses (alternatives de flexion et d'extension, ou réponses variant avec chaque pied); mais
la flexion l’emporterait de 1 an à 1 an 4 ou, plus exactement, d’après des calculs que nous avons établi mois par mois (que le cadre de ce travail ne nous permet pas d'exposer en détail) : l'extension perd son pourcentage supérieur à 50 % vers le septième, huitième et neuvième mois. Dès le douzième mois, la flexion l’emporte sur les autres réponses.
Mais une classification basée sur l’âge ne nous semble pas tenir compte suffisamment des variétés individuelles, aussi nous avons classés les faits observés par nous en tenant compte des facteurs : inaptitude complète à la statique et à la marche, début de celles-ei et marche accomplie, facteurs que nous avions eu soin de noter pour chaque enfant, les résultats nous apparaissent aussi plus probants.
Sur 47 enfants incapables de 5e tenir debout ou de faire quelques pas (autrement qu’à «quatre pattes» cela s’entend), nous avons obtenu :
38 extensions; 2 flexions; 4 alternatives de flexion et d’extension; 2 extension d’un côté et flexion de l’autre; 1 résultat indéterminé, Sur 33 débutants : 8 extensions; 7 flexions; 2 résultats indéterminés; 4 alternatives d’extension et de flexion; 2 extension d’un côté et flexion de l’autre.
Et sur 62 enfants capables de marcher :
3 extensions; 45 flexions; 7 résultats indéterminés ; 3 alternatives d’extension et de fexion; 4 flexions d’un côté, l’autre en extension.
Ce groupement nous permet de remarquer que, quel que soit leur âge, chez les enfants absolument inaptes à la statique ou à la marche, l’extension est la règle; alors qu’il apparaît que, dans le début de la statique ou de la marche, la flexion soit, sinon la plus fréquente, mais existe dans la moitié des cas. Cette flexion étant alors la réponse type de l'enfant chez qui la marche est confirmée.
Lors de l’excitation cutanée plantaire, nous avons très souvent obtenu des mouvements dits «de défense». Presque toujours