‹ Recherches sur l'évolution du signe de Babinski physiologique de l'enfantChapitre 9 sur 24 · TECHNIQUE EMPLOYÉE · texte numérisé non relu

TECHNIQUE EMPLOYÉE

Notre expérience personnelle nous a convaincu que l'observation des réflexes chez l'enfant était vraiment très délicate, d’où la nécessité d’employer

un mode de recherche défini et constant pour

RCA ET

éliminer le plus grand nombre possible de causes d'erreurs.

L'examen devra, de préférence, avoir lieu dans une pièce chaude; il est préférable que l’enfant soit déjà couché, car ses pieds auront alors une température optima pour la recherche des réflexes, sinon il faudra le réchauffer par une houillotte où un bain; mais, par contre, il ne faudra pas noter les résultats obtenus pendant le sommeil.

Il est absolument indispensable de débarrasser ses jambes de toutes jarretières, vêtements à élastiques et il sera étendu sur une table, en évitant de lui donner une position qui implique des contractions musculaires.

Très souvent, l’enfant va crier, se débattre; en général, il se calme après quelques minutes, surtout si on Jui donne son biberon ou un jouet; dans le cas contraire, il vaut mieux remettre l’examen.

Il est recommandable de provoquer l'excitation plantaire avec une pointe métallique mousse permettant d'éliminer toute sensation douloureuse (stylet de, brodeuse, aiguille à crochet, par exemple). En ce qui nous concerne, nous nous sommes toujours servi du même stylet.

Cette excitation a toujours été très légère; elle longeait le bord externe de la plante, parcouru d’arrière en avant et, arrivée a peu près au niveau des articulations métatarso-phalangiennes, revenait parallèlement au bourrelet digito-plantaire, vers le bord interne. Nous ne considérons comme signe de Babinski que l'extension, c’est-à-dire la flexion dorsale

du gros orteil, celle des 4 derniers, sans participation du gros orteil, ne nous permettant pas de conclure à la présence de ce signe. Il est à peine utile de signaler l’obligation de veiller à ce que, lors d’un déplacement des orteils (dorsal surtout), ce mouvement se produise bien dans l’articulation metatarsophalangienne et ne soit pas dû à un mouvement du pied tout entier; mais l’erreur peut être possible, si le déplacement est très léger.

Si cette excitation, toujours la plus faible possible, ne donnait pas de réponse, elle était renouvelée une ou deux fois seulement ét avec plus d'intensité; à défaut d’une netteté suffisante permettant de retenir le premier résultat, c’est la réaction ultérieure la plus franche qui était notée. Les cas comptés comme sans réponse sont ceux où ces excitations, même répétées et plus intenses, ne donnaient pas de mouvement du gros orteil, encore que toujours, dans ces cas, nous ayions pu obtenir un mouvement de défense, ou plus exactement, d’automatisme.

Nous avons recherché le réflexe, non seulement dans la position dorsale habituelle du sujet, mais dans la position ventrale, avec la jambe fléchie à angle droit sur la cuisse et le pied fléchi du même angle sur la jambe. Mais le très jeune enfant adopte difficilement cette dernière attitude que nous ne considérons facile à prendre que par des sujets plus âgés.

Il nous est apparu de toute nécessité de ne faire porter ces recherches physiologiques que sur des enfants cliniquement sains, le système nerveux de

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