‹ Recherches sur l'évolution du signe de Babinski physiologique de l'enfantChapitre 13 sur 24 · PTS NP · texte numérisé non relu

PTS NP

I. Le Suger. — 1° L'influence du sommeil est signalée par Bickel, Goldflam, Marinesco (19), qui trouvent que l'extension est la règle pendant le sommeil, jusqu’à 14 ans; Collier, Rosenblum, Pieron, Rodolf, la rencontrent jusqu’à 12 ans, alors qu’au réveil le même enfant répondait en flexion.

Il nous sembie donc qu’on doive considérer comme très discutables les résultats notés pendant le sommeil: Engstler (21) ayant pris ses observations en grande majorité chez des enfants endormis, trouve 93 % d'extensions au cours de la première année, mais cependant 50 % de flexions, à la fin de cette même année ;

2° L’anesthésie, de par son action si connue sur les réflexes, qu’elle abolit progressivement et électivement, agit sur le réflexe plantaire en extension qu’elle laisse subsister au début, mais qu’elle supprime complètement au cours de la phase médullaire et laisse réapparaître dans le même sens ensuite (Babinski).

Nous n’ignorons pas que les anesthésiques ont été considérés comme exerçant leur action au prorata de leur fixation sur les éléments des gaines nerveuses (M*° et M. Chaucard); Lapicque, Legendre (67) ont remarqué sous cette action l’altération des fibres myéliniques qui deviennent moins excitables ainsi que le montrent les variations de leur excitabilité électrique enregistrées parallèlement aux différentes phases de l’anesthésie. Du fait de sa déficience en myéline, on pourrait penser à priori que le système nerveux du nouveau-né est moins sensible à la présence, dans les instants qui ont précédé la séparation, d’une

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substance anesthésique dans le sang de la mère qui baigne le placenta fœtal; mais pourtant on est frappé par cette constatation que sur le groupe de 31 enfants ne présentant pas de mouvements spontanés à la naissance, chez lesquels Lantuéjoul et Hartmann (40) avaient trouvé une réponse en flexion pendant une période variant entre quelques minutes et 2 et même 4 heures (ces derniers cas à la suite d’anesthésies prolongées), il y avait eu 24 anesthésies dont 20 par chloroforme; encore que ces auteurs tout en prenant soin de noter l’anesthésie rapportent à une autre cause les résultats observés :

3 La compression, dont l’influence est certainement très grande lors de la recherche du réflexe dans les cas de présentation du siège, un pied étant seul extrait; ces auteurs émettent également l’hypothèse de troubles, résultant de la nouvelle circulation.

Ozorio de Almeida (46), Babinski (49) avaient attiré l’attention sur les modifications des réflexes sous l’influence de la compression : « le signe de l'extension des orteils cède sous l’influence de la bande compressive d’'Esmarch et après son enlèvement, dans les minutes consécutives, le phénomène des orteils le plus typique fait place à un réflexe cutané plantaire absolument normal. > Récemment, Babinski signale cette particularité que si l’extension s’effectuait avant l'épreuve de la compression, elle ne se reproduisait peu après que par l’excitation du bord externe, celle du bord interne continuant à provoquer la flexion pendant quelque temps. Pierre Marie ei Foix, repro-

duisent les expériences de Babinski et les expliquent,

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