‹ Recherches sur l'expectoration dans les différentes maladies de poitrine;Chapitre 11 sur 13 · Kjstes séreux · texte numérisé non relu

Kjstes séreux

LUI. Les hydropisies du poumon, telles que les a décrites f^un- Swiéten J les vomiques lymphatiques, dont plusieurs auteurs ont parlé, ne paraissent être que des ky.stes séreux développés dans le parenchyme pulmonaire. Ces kystes paraissent , dans quelques cas , avoir été rendus par l’expectoration ; c’est du moins ce que pense V an-Swiéteu , qui cite les faits suivans comme des exemples de collections aqueuses du poumon.

Un homme sexagénaire, atteint depuis quatre ans d’un catarrhe opiniâtre , avmt habituellement la respiration gênée ; ses jambes s’enflaient de temps en temps. Un jour , en levant brusquement son bras droit , il lui sembla que quelque chose se rompait dans l’intérieur de sa poitrine , et il expectora , au milieu d’une violente quinte de toux, un liquide insipide , inodore , semblable à du blanc d’œuf. Il en rejeta quatre livres dans l’espace de trois quarts d’heure. Le malade, à la suite de cette espèce de crise , se trouva sensiblement soulagé. Il se croyait guéri , lorsque, dix heures après, il comr^nça à expectorer de nouveau un liquide semblable au premier. Il en rendit trois livres en vingt minutes , et il ne tarda pas à périr suffoqué.

Van-Swiéten rapporte encore l’histoire d’un jeune homme qui , convalescent d’une fluxion de poitrine , se plaignait d’anxiété , et d’un poids incommode dans l’un des côtés du thorax. Au bout de quarante jours de souffrances, il sentit tout à coup comme une poche qui se rompait dans l’intérieur de sa poitrine ; puis il fut pris d’une forte quinte de toux , au milieu de laquelle il rendit , dans l’espace d’une heure , plus de quatre livres d’un liquide aqueux semblable à celui qu’avait expectoré l’autre malade. Ce jeune homme dès-lors recouvra une parfaite santé.

Ces deux observations sont curieuses ; mais elles nous semblent

peu concluantes. Le liquide expectoré avait pu être fourni par une autre source que par une collection aqueuse. Il pouvait être le résultat d’une simple sécrétion bronchique, ou même provenir des plèvres. On ne peut trop regretter que, dans le premier cas, l’autopsie cadavérique n’ait pas été faite.

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