‹ Recherches sur l'expectoration dans les différentes maladies de poitrine;Chapitre 10 sur 13 · Hydatides · texte numérisé non relu

Hydatides

LU. Le développement d’hydatides au milieu du parenchyme pulmonaire est constaté par un assez grand nombre d’observations.Toutes celles qui ont été trouvées jusqu’à présent dans ce viscère se rapportent au genre acéphalocyste.

Il est arrivé quelquefois qu’une ou plusieurs de ces hydatides ont été expectorées au milieu d’un effort de toux plus ou moins violent. On en trouve un exemple dans le Journal de médecine de MM. Corvisart J Boyer et Leroux ^ pour l’année 1801. Deux cas pareils ont été observés par MM. Laënnec et Rihes. On trouve dans l’Abrégé des Transactions philosophiques l’histoire d’une femme de quaranteneuf ans qui éprouvait depuis quelque temps une douleur au côté droit de la poitrine, une toux incommode et une grande difficulté de respirer. Il survint une expectoration d’une matière gélatineuse , au milieu de laquelle nageaient des hydatides. La malade en rendit d abord quatre qui adhéraient les unes aux autres, et qui étaient crevées. Elle continua à expectorer chaque jour quelques hydatides ,

pendant près de quatre mois. Alors sa toux et sa difficulté de respirer ( c’était en été ) diminuèrent notablement. Cependant ses crachats contenaient toujours de temps en temps quelques hydatides. Au mois de janvier tous les accidens prirent une nouvelle intensité, et la malade expectora à la fois une grande quantité d’hydatides. Elle recouvra bientôt après une santé parfaite.

Cette femme avait rendu par l’expectoration , pendant le cours de sa maladie, plusieurs centaines d’hydatides. Les plus grosses, égalant le volume d’u^ œuf de jeune poule , étaient rompues. Le plus grand nombre avait à peu près le volume d’une noix muscade. Elles furent rendues entières. La description qu’en donne l’auteur doit faire présumer que c’était des acéphalocystes.

Des vers ascarides lombricoïdes , semblables à ceux que l’on trouve dans les intestins de l’homme , pourraient aussi être rendus par l’expectoration ; mais cela ne pourrait avoir lieu que dans un cas semblable à celui dont il est fait mention dans Morgagni. Il rapporte l’histoire d’un homme qui fut pris inopinément d’un accès de dyspnée auquel il succomba. On trouva l’oesophage plein d’ascarides qui étaient remontés de l’estomac dans ce conduit. 11 y en avait aussi quelques-uns dans la trachée et le larynx : de là, la cause de la suffocation. Une ouverture hstuleuse, qui établissait une communication entre les parois réunies de l’œsophage et de la trachée , avait permis aux vers de passer du premier de ces conduits dans le second.

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