‹ Recherches sur l'histoire de la médecineChapitre 12 sur 16 · CHAPITRE TROISIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TROISIÈME

LES MÉDECINS QUI PRENNENT LA NATURE POUR GUIDE ; LES OBSERVATEURS OU EXPECTATEURS

§ I. Les médecins naturistes, ou imitateurs de la nature, ne remontent point jusqu’aux premières - causes : ce qu'ils croient de la nature ; leur doctrine des jours et des crises ;

ils renversent les axiomes des dogmatiques. 147

§. II. Les naturistes, ou observateurs, emploient peu de remèdes. Ils croient que les remèdes peuvent nuire. Stahl, naturiste décidé. Ces médecins excellent dans la peinture des maladies ; ils donnent le plus de liberté qu’il est possible

aux malades. Exemple de la sécurité de Chirac. 151

§ III. Comment les médecins expeetatcurs eurent recours aux remèdes ; passage de Platon ; passage des mémoires du maréchal de Vieilleville ; la saignée, ses excès; fortune d’Izès à Paris ; les règles de la saignée suivant le système

des expeclateurs. 156

§ IV. Plan des expeclateurs dans les maladies: ils n’agissent qu’à proportion que la nature le demande. Application de ce plan à la petite vérole. Ces médecins doivent essayer de

la simplifier ; l’inoculation remplit cet objet. 161

§ V. l.a semence de la petite vérole dans la contagion ordinaire. Duret et Baillou furent du nombre des expectateurs ou naturistes. Avantages de l’inoculation : sept raisons favorables à celte opération dans le système des naturistes. 165

DES 3IATIÈHES

CUAPITRE QUATRIÈME

LES MÉDECINS ANTISYSTÉMATIQUES, PYKRHONIENS PRATICIENS

§ I. Bon mot d’Iphicrate, général des Athéniens, qui fait entendre ce que clest que les médecins antisystématiques ; les sectes nommées éclectique et pneumatique; Archigènes, Arétée, les pyrrhoniens ; on accuse mal à propos quelques

médecins d’être pyrrhoniens... 173

§. II. Les pyrrhoniens peuvent-ils pratiquer la médecine 7 U n’est ni inutile ni dangereux d’examiner la certitude delà médecine. Propos de quelques médecins modernes, qui semblent favoriser le pyrrhonisme. Les pyrrhoniens ne

pourraient être défavorables à l’inoculation.. 176

§ 111. Des vrais praticiens de Paris et des provinces ; leur logique, leurs systèmes au lit des malades. Dumoulin connaissait une petite vérole mortelle par elle-même. Un pra--

ticien doit tolérer l’inoculation.. 180

§ IV. Cas dans lesquels la tolérance de l’inoculation parait • nécessaire. Epidémie funeste à Montpellier en 1744. Barbeirac, médecin de Montpellier, et Sydenham, médecin anglais.... J83

CHAPITBE CINQUIÈME

LES MÉDECINS MILITAIRES § 1. Etendue de la médecine. Médecins des armées. Médecins

des têt^couronnées : l’histoire a conservé le nom de plu¬

sieurs d’entre eux. Exemples à imiter ; exemples à fuir.

Cp.ndance des militaires pour les médecins. 188

§ II. Inconvénients de la petite vérole dans les armées : la vie des militaires les rend sujets aux accidents graves de la petite vérole. Exemple d’une petite vérole d’une mauvaise

espèce, à Paris, en 1763. 198

§ III. La maladie vénérienne dans l’armée de Charles VIIL Vains efforts des médecins dogmatiques ; succès des empiriques. Nouveaux remèdes proposés de nos jours : l’inoculation moins dangereuse que ces nouveaux remèdes. 200

§ IV. La petite vérole en mer et en Amérique. La manière dont nous agissons avec les nègres répond aux reproches qu’on fait aux Circassiens et aux Chinois, au sujet de leurs enfants. 20 i

Page 1